tieram
Maître Poète
Courtisane
Hier que fussent femmes ? La courtisane !
Resta-t-il la place ayant brillé du temps?
La douceur, ô ! Dame animant sur l’instant
Que ne fut si sûre et peu, la partisane
D’antan elle n’eut, la splendeur valaisanne
S’affichant aux bras, l’individu pédant
S’octroyant du fait, privilège navrant
Notoriété comblant sa sévillane…
Elle n’avait mot que ne décidant rien
Le galant le choix que tant était son bien
Luxe et tel demeurant, en prisonnière.
Vouloir, aux claques, fuir un vil gringalet
N’était peu facile à franchir le clapet,
À se retrouver dans la cendrière
Là ! De jours nouveaux, se tient cavalière
Liberté trouvée en alcôve, secret
Qu’aux seuls amants soient du rêve un lieu discret
Où la volupté s’invite princière
Sous l’effet s’éclaire instant qu’elle détient
Ce désir précis que chacun s’en souvient
Étant insoumise au regard, libertine
Sans compter, choisit l’élu certaine quand
Cédant du plaisir, la chair trouble et choquant,
À tous faisant fi ; Paraît ho ! Mélusine.
Au placard rangeant ce que fut gourgandine
Faisant place nette une femme marquant
D’heures son époque en fantasme éloquent
Car nul ne l’oublie un prénom s’illumine.
Maria-Dolores.
