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Au gré d'une Certaine Promenade

Polymnie2

Maître Poète
Au gré d'une Certaine Promenade

Il m’arrivait de prendre un incertain chemin
A l’heure où le soleil encor’ brillait parfois
Où lorsqu’il déclinait quand frissonnait le froid
Au pur hasard de jours marqués par le destin.

Reste l’inexplicable ancré dans mon esprit
Tel un beau saint cliché que mon cœur aurait pris.
Souvenir clandestin persiste en moi, me hante ;
Je n’avais pas quinze ans en ces années cinquante.

Le plus drôle, disons plutôt, le plus curieux,
C’est qu’un souffle serein balayait silencieux,
Préparait le chemin à l’arrivée précise
De deux silhouettes avançant par surprise.

En ce couple serré qui marchait à pas lents
Se promenait liée la promesse en serment.
Les années traversaient parmi les cheveux blancs
Et rendaient beaux unis, si près, mes deux Amants.

La main qu’ils se donnaient scellée par un aimant
Feutrait la cadence en chacun de leurs pas,
Jurait de ne faire qu’un au-delà du trépas,
L’anneau d’or en aura, fort comme le sarment.

Pourquoi sans cesse vient précisément sur eux
Ma pensée, alors que ces deux Petits Vieux
Ne faisaient que passer, et moi, ne les croisais
Qu’en abaissant les yeux ? l’Infini me touchait !

L’infime ressenti au cours de ces rencontres
Aujourd’hui seulement son fruit est mûri, tombe

La providence en selle et qui parfois se montre
Apparaît soudain claire arrive vive en trombe
Et me dit doucement dans ma tête encor' sombre :

« Ce que tu as écrit n’est que l’ombre de l’ombre.
« Toute émue est ton âme et fond comme en prière
« Ne t’appartenant plus, s’accroche en brin de lierre
« Dans l’envolée sacrée elle arpente l’éther
« Puis se perd et tutoie l’amour en plein mystère. »

Polymnie2, ce 10 décembre 2016
 
Quoi dire...juste, un poème avec beaucoup d'ardeur,
pleines de souvenirs qui sont marqués en certain temps,
Les vers qui se construisent une belle et inoubliable histoire
Mes sincères félicitations pour cette plume excellente...
Bisous
AnnaVart
 
Quoi dire...juste, un poème avec beaucoup d'ardeur,
pleines de souvenirs qui sont marqués en certain temps,
Les vers qui se construisent une belle et inoubliable histoire
Mes sincères félicitations pour cette plume excellente...
Bisous
AnnaVart


Merci beaucoup Anna Vart pour ces mots que tu m'accordes!
Ce texte a été écrit car je ne pouvais effacer ces images de l'esprit, sans savoir le pourquoi!
La fin dit tout! L'âme n'est jamais marquée pour rien!

Amitiés, Bisous, Polymnie2 qui apprécie.
 
C'est vraiment très attendrissant de croiser "des vieux mariés"...qui se donnent la main, pour se soutenir l'un pour l'autre....
Ils nous projettent dans l'avenir, ils se prolongent d'amour....
Très très bel écrit sur l'automne de la vie.
Amitiés
 
Au gré d'une Certaine Promenade

Il m’arrivait de prendre un incertain chemin
A l’heure où le soleil encor’ brillait parfois
Où lorsqu’il déclinait quand frissonnait le froid
Au pur hasard de jours marqués par le destin.

Reste l’inexplicable ancré dans mon esprit
Tel un beau saint cliché que mon cœur aurait pris.
Souvenir clandestin persiste en moi, me hante ;
Je n’avais pas quinze ans en ces années cinquante.

Le plus drôle, disons plutôt, le plus curieux,
C’est qu’un souffle serein balayait silencieux,
Préparait le chemin à l’arrivée précise
De deux silhouettes avançant par surprise.

En ce couple serré qui marchait à pas lents
Se promenait liée la promesse en serment.
Les années traversaient parmi les cheveux blancs
Et rendaient beaux unis, si près, mes deux Amants.

La main qu’ils se donnaient scellée par un aimant
Feutrait la cadence en chacun de leurs pas,
Jurait de ne faire qu’un au-delà du trépas,
L’anneau d’or en aura, fort comme le sarment.

Pourquoi sans cesse vient précisément sur eux
Ma pensée, alors que ces deux Petits Vieux
Ne faisaient que passer, et moi, ne les croisais
Qu’en abaissant les yeux ? l’Infini me touchait !

L’infime ressenti au cours de ces rencontres
Aujourd’hui seulement son fruit est mûri, tombe

La providence en selle et qui parfois se montre
Apparaît soudain claire arrive vive en trombe
Et me dit doucement dans ma tête encor' sombre :

« Ce que tu as écrit n’est que l’ombre de l’ombre.
« Toute émue est ton âme et fond comme en prière
« Ne t’appartenant plus, s’accroche en brin de lierre
« Dans l’envolée sacrée elle arpente l’éther
« Puis se perd et tutoie l’amour en plein mystère. »


Polymnie2, ce 10 décembre 2016

Sous une apparence simple , de la grande Poésie : bravo .
 
C'est vraiment très attendrissant de croiser "des vieux mariés"...qui se donnent la main, pour se soutenir l'un pour l'autre....
Ils nous projettent dans l'avenir, ils se prolongent d'amour....
Très très bel écrit sur l'automne de la vie.
Amitiés


Merci beaucoup Philaly pour ton appréciation,
oui l'émotion que dégage une certaine réalité ne peut qu'éblouir la vie et aider à comprendre sa beauté!
Amitiés, Polymnie2
 
Un regard de jeune fille qui se transforme en regard de femme d'âge..

.elle peut sentir à présent l'Amour qui les scellait.

.une belle image du couple en général qui " passe la vie ensemble"

avec les années ...attendrissant ton texte puisque pas si courant que cela

bises et bon dimanche Poly

jojo
 
Jojo, merci pour ton commentaire qui ouvre mes ornières, mais l'exemple de ce couple était aussi celui de mes parents que je trouvais naturel! Je l'ai pratiqué et bien sûr, contre mon gré tout a basculé! Cette image est revenue, m'a même harcelée. C'est l'original de l'amour que je cherchais et n'a eu de cesse de me tourmenter pour que je mette en écrit ( 30 ans après) ces quelques lignes et la réponse que j'attendais s'est imposée! Elle ne reviens plus en ma mémoire! Sauf que je m'étonne de l'avoir écrite!

Bises Jojo, merci encore pour ton partage, Polymnie2
 
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