Willypoète
Maître Poète
VIDE
On ressent parfois ce grand vide
Qui rendent stérile les mots,
L’encre noire devient solide
La plume devient un étau.
Je traverse toutes les pièces
Envahi d’un froid courant d’air,
Qui souffle une immense tristesse
Ou la mort lentement m’enterre.
Dans ce vaste silence, un cri
Qui surgit d’un sombre néant,
Déchirant la nuit qui s’enfuit
Laissant en nous un gout de sang.
Dans l’écume blême du jour
Demeure un sinistre écho,
Qui nous rend finalement sourd
En nous nappant sous un manteau.
Ce vide au tranchant d’une lame
En nous isolant de notre être,
Rappelant le soupir des âmes
Qui demande qu’à disparaitre.
W.L.
06/10/2016