rivière
Maître Poète
Laissez-nous évoquer l’Amour
Pourquoi les prélats de tout poil
ne célèbrent-ils pas
la Grâce d’une femme nue
face à la bleuité des astres,
pourquoi n’aurais-je pas
le droit de crier
l’hymne de tes seins
contre les miens,
pourquoi ne devrais-je pas
épeler
la splendeur d’une luciole
dans le matin du monde,
pourquoi ne faut-il pas énoncer
la messe du sexe lesbien
quand s’ébauche
la corolle de ta matrice,
pourquoi ne pas hurler
le droit à la Jouissance
des amantes de Sappho
dessus le missel du jour,
pourquoi ne pas semer
à tout vent
la lumière de la luxure
sur les paupières du printemps du Monde,
pourquoi devrait-on s’abstenir
de montrer
l’
origine de la Vie,
pourquoi ne pas chanter
les lys de nos clitoris,
l’
étamine de nos vagins,
pourquoi ne pas dire
la fleur de tes lèvres
sur les miennes,
ma Douceur,
pourquoi
ne pas bramer
les langueurs de nos chairs
avides de Désir et de Jouissance ?
Messieurs les censeurs,
occupez-vous de vous,
qu’importe vos jugements,
drapez-vous si bon semble dans votre pudeur,
et
laissez-nous enfin
évoquer l’Amour
à notre guise !
Sophie Rivière
Pourquoi les prélats de tout poil
ne célèbrent-ils pas
la Grâce d’une femme nue
face à la bleuité des astres,
pourquoi n’aurais-je pas
le droit de crier
l’hymne de tes seins
contre les miens,
pourquoi ne devrais-je pas
épeler
la splendeur d’une luciole
dans le matin du monde,
pourquoi ne faut-il pas énoncer
la messe du sexe lesbien
quand s’ébauche
la corolle de ta matrice,
pourquoi ne pas hurler
le droit à la Jouissance
des amantes de Sappho
dessus le missel du jour,
pourquoi ne pas semer
à tout vent
la lumière de la luxure
sur les paupières du printemps du Monde,
pourquoi devrait-on s’abstenir
de montrer
l’
origine de la Vie,
pourquoi ne pas chanter
les lys de nos clitoris,
l’
étamine de nos vagins,
pourquoi ne pas dire
la fleur de tes lèvres
sur les miennes,
ma Douceur,
pourquoi
ne pas bramer
les langueurs de nos chairs
avides de Désir et de Jouissance ?
Messieurs les censeurs,
occupez-vous de vous,
qu’importe vos jugements,
drapez-vous si bon semble dans votre pudeur,
et
laissez-nous enfin
évoquer l’Amour
à notre guise !
Sophie Rivière