Phaedra
Maître Poète
Sur le théâtre antique et bleu des cieux altiers
Le grand Sphinx se déploie dans un linceul de sable
Et garde à ses lèvres l’énigme insaisissable,
Lui qui semble être né depuis les temps premiers.
Et des jours lointains où sur les granits entiers
Il posa ses membres, il veille, inépuisable
Et semble toujours de son regard inlassable
Sonder les mémoires des siècles momifiés.
Dix mille ans ont passé ; dix mille autres arrivent ;
Assit sur les lambeaux des âges qui dérivent,
Allongeant au Soleil sa rude vanité
Il rêvera parmi les vestiges immondes ;
La mort ne germe pas sur son éternité
Et il foule déjà la cendre éparse des mondes.
Texte protégé
Logan
Le grand Sphinx se déploie dans un linceul de sable
Et garde à ses lèvres l’énigme insaisissable,
Lui qui semble être né depuis les temps premiers.
Et des jours lointains où sur les granits entiers
Il posa ses membres, il veille, inépuisable
Et semble toujours de son regard inlassable
Sonder les mémoires des siècles momifiés.
Dix mille ans ont passé ; dix mille autres arrivent ;
Assit sur les lambeaux des âges qui dérivent,
Allongeant au Soleil sa rude vanité
Il rêvera parmi les vestiges immondes ;
La mort ne germe pas sur son éternité
Et il foule déjà la cendre éparse des mondes.
Texte protégé
Logan
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