tieram
Maître Poète
L’orgueil
Face à sa passion comme elle est dévorante
De sa plume il prédit un chemin cavaleur
Et poussant le silence au parfum de couleur,
Pourtant il peine et rage en sa larme attirante…
C’est à genoux qu’il suit la pensée éclairante
Sous la coupelle il peint un orgueil sans valeur
Il chante l’oraison où frémit sa douleur
Quand chacun sait jouer sous la nuit délirante…
Nul ne sait la chaleur quand s’endorment les cœurs
Le regard qui se porte en son sort les rancœurs
Quand se noie en la soif on plaint l’insuffisance,
Le mystère est entier aux sillons d’un faubourg
Jettent au creux de son âme un cri dont l’arrogance
Lui soumet l’interdit au ton d’un calembour…
Maria-Dolores


