Willypoète
Maître Poète
NUIT D’HOPITAL
J’ai trop mal, au point d’exploser
Je suis en rupture, l’envie de tuer,
Cette être pâle qui m’attriste,
J’ai besoin de secouristes.
L’hôpital psy, ma voie de secours
C’est mon seul et unique recours,
J’y cours dans la froideur de la nuit
Je sonne, un visage me souris.
Moi par tant de compassion je pleure
Je suis naufragé au bord de ma douleur,
Je me répands en une flaque de sang
Je suis au fond de mon tourment.
Elle passe des heures à m’écouter parler
Tout cela pour un peut me soulager,
C’est ma bouée dans mon océan de larme
Seule façon pour que mon envie désarme.
Je retrouve ma chambre tant connue
Si suis déjà si souvent venu,
L’infirmière et là à l’écoute patiente
Elle entend ma tentation mortifiante.
Les mêmes cachets donneurs d’illusion
Que j’avale sans aucune passion,
Mon angoisse est toujours là en moi
C’est un mal patient et sournois.
Je me couche dans se lit froid,
Le sommeil sera pour une autre fois,
J’ai mon ordi et j’y confis mes maux,
J’y chercher des sentiments normaux.
L’envie de passer à l’acte est toujours là
C’est une sensue qui ne me quitte pas,
Et quand vient enfin l’aurore chagrin
Je redeviens un peu plus serein.
Voilà encore une nuit à l’hôpital
Pour une urgence ou tout va mal,
Combien de vois avant que je ne craque
Et que dans un geste, la vie je la plaque.
W.L.
21/09/2016
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