agrego
Maître Poète
L'aube tente d'étouffer les saveurs moites de la nuit,
Le jour ouvre un oeil à grand'peine, encore assoupi.
Les étoiles s'étirent, s'étiolent, dans l'océan de l'oubli,
Saluant les terriens, leur souhaitant une bonne fin de nuit.
Le concert vient à peine de débuter, vous n'avez rien raté.
La symphonie champêtre est sur le point d'émettre ses premières mélopées.
Soyez toute ouïe, brancher votre sensibilité affinée.
Le premier musicien, orchestré sur la branche du sapin,
Ouvre le bal, persiste, s'identifie rouge-gorge, et hèle ses copains.
Ses merveilleuses notes syncopées illuminent le grand jardin.
Comme vexé par un si brillant répertoire varié,
Maître merle, sur son poteau, débute ses vocalises, avec ratés.
Mais, bien vite, il passe en revue sa partition bien réglée.
C'est incontestablement, le maître à manier le sifflet.
Bien campé, avec fierté, il nous enchante à souhait.
Dites-donc, Monsieur le « moqueur », ma place est réservée,
Poussez-vous, je ne siffle pas, mais mon élocution est personnifiée.
Surtout, entre nous, pas d'histoires, je viens ici, égayer.
Sur la cheminée voisine, la « musicienne » commence à s'égosiller.
C'est un pur enchantement, une mélodie parfaitement diversifiée.
Et maintenant, face à face, nous allons tenter de charmer,
Les noctambules attentifs à nos exhibitions à peine synchronisées.
Eh, vous m'oubliez? Je suis tout petit, vous me le dites,
Je passe aisément inaperçu, mais je suis le troglodyte.
Mes cordes vocales moins puissantes, mais affinées,
Peuvent vous porter ombrage, vous me voyez désolé!
La nuit s'estompe, tourterelles et ramiers prennent leurs strapontins,
Dépêchons-nous, nous voulons être là, pour donner un coup de main.
Dès potron-minet, le concert atteint sa plénitude, l'oreille est réjouie.
La Claye est encore en fête, et ricane au nez des travailleurs assoupis.
Bonne oreille....!
AGREGO
Le jour ouvre un oeil à grand'peine, encore assoupi.
Les étoiles s'étirent, s'étiolent, dans l'océan de l'oubli,
Saluant les terriens, leur souhaitant une bonne fin de nuit.
Le concert vient à peine de débuter, vous n'avez rien raté.
La symphonie champêtre est sur le point d'émettre ses premières mélopées.
Soyez toute ouïe, brancher votre sensibilité affinée.
Le premier musicien, orchestré sur la branche du sapin,
Ouvre le bal, persiste, s'identifie rouge-gorge, et hèle ses copains.
Ses merveilleuses notes syncopées illuminent le grand jardin.
Comme vexé par un si brillant répertoire varié,
Maître merle, sur son poteau, débute ses vocalises, avec ratés.
Mais, bien vite, il passe en revue sa partition bien réglée.
C'est incontestablement, le maître à manier le sifflet.
Bien campé, avec fierté, il nous enchante à souhait.
Dites-donc, Monsieur le « moqueur », ma place est réservée,
Poussez-vous, je ne siffle pas, mais mon élocution est personnifiée.
Surtout, entre nous, pas d'histoires, je viens ici, égayer.
Sur la cheminée voisine, la « musicienne » commence à s'égosiller.
C'est un pur enchantement, une mélodie parfaitement diversifiée.
Et maintenant, face à face, nous allons tenter de charmer,
Les noctambules attentifs à nos exhibitions à peine synchronisées.
Eh, vous m'oubliez? Je suis tout petit, vous me le dites,
Je passe aisément inaperçu, mais je suis le troglodyte.
Mes cordes vocales moins puissantes, mais affinées,
Peuvent vous porter ombrage, vous me voyez désolé!
La nuit s'estompe, tourterelles et ramiers prennent leurs strapontins,
Dépêchons-nous, nous voulons être là, pour donner un coup de main.
Dès potron-minet, le concert atteint sa plénitude, l'oreille est réjouie.
La Claye est encore en fête, et ricane au nez des travailleurs assoupis.
Bonne oreille....!
AGREGO
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