rivière
Maître Poète
Le sang de la nuit
Regarde le sang de la nuit
que berce le zéphyr, ma Douce,
un ruisseau erre
dans le firmament de lune
près d’un saule
où dorment des roses,
le silence s’abreuve
à l’étang qui luit,
au creux d’une langueur,
parmi l’émoi des jacinthes,
sur
les pierres des bocages,
des parfums de bruyères racontent
l’offrande du printemps.
Les chênes se prosternent
à notre approche,
et saluent
les stances de notre amour,
ta robe de satin
effleure le peuple des herbes,
et ton rire joyeux
illumine les couronnes des sentiers,
tes bras nus frissonnent
quand tremble
l’innocence de ta grâce,
et que s’égarent les voiles des étoiles.
Ô ma Reine d’éternité,
accepte ces quelques vers,
toi dont
les lèvres murmurent
l’
ariette de délicatesse des rossignols,
ton sein se soulève
aux baisers de l’onde,
consumons dès maintenant
la naissance du Monde !
Sophie Rivière
Regarde le sang de la nuit
que berce le zéphyr, ma Douce,
un ruisseau erre
dans le firmament de lune
près d’un saule
où dorment des roses,
le silence s’abreuve
à l’étang qui luit,
au creux d’une langueur,
parmi l’émoi des jacinthes,
sur
les pierres des bocages,
des parfums de bruyères racontent
l’offrande du printemps.
Les chênes se prosternent
à notre approche,
et saluent
les stances de notre amour,
ta robe de satin
effleure le peuple des herbes,
et ton rire joyeux
illumine les couronnes des sentiers,
tes bras nus frissonnent
quand tremble
l’innocence de ta grâce,
et que s’égarent les voiles des étoiles.
Ô ma Reine d’éternité,
accepte ces quelques vers,
toi dont
les lèvres murmurent
l’
ariette de délicatesse des rossignols,
ton sein se soulève
aux baisers de l’onde,
consumons dès maintenant
la naissance du Monde !
Sophie Rivière