Ces fleurs un leurre, d'après les nymphéas de C.Monet"
Dans l'horizon perdu, oubliant le paysage qui autrefois guidait mes pas, je promenais mon spleen
en cette nature faussement sauvage, dans un calme tout relatif pour qui sait en arrivant sur le bord
d'un étang, écouter le croassement des grenouilles, le frissonnement des roseaux ou se dore la libellule,
le clapotis d'un carpeau gobant la mouche, l’aboiement des chiens au loin, le tumulte de la vie
d'un village et de la campagne.
Je me retrouvais planté là sans entendre, ma vue d'abord attirée par ces fleurs qui semblaient comme
par enchantement flotter dans l'espace, puis mes yeux se posèrent, se noyèrent, mes idées absorbées
je restais figé comme obsédé à percer je ne sait quel mystère dans la profondeur de ces eaux
si sombres, si bleues, si vertes, si mauves, grises, rouges, oranges, marrons…
si troubles, si boueuses, translucides, calmes et pourtant en perpétuel mouvement
où seulement quelques reflets me rappelaient le ciel, jusqu’à engloutir tout mon être…
Ces nénuphars que l'on nomme nymphéas que l'on croirait beaux les voyant même sujet de l’œuvre
que nous offre la végétation ne forment qu'un leurre, ils nous égarent se nourrissant de la vase
et de nos tourments, ils marquent le passage entre ciel et enfer.
Passé de l'autre coté du miroir j'y plonge encore mon regard cherchant quelle vérité?
comme le peintre Claude Monet y plongea et replongea ces pinceaux inlassablement dans l'eau
pour y retranscrire l'indéfinissable.

Dans l'horizon perdu, oubliant le paysage qui autrefois guidait mes pas, je promenais mon spleen
en cette nature faussement sauvage, dans un calme tout relatif pour qui sait en arrivant sur le bord
d'un étang, écouter le croassement des grenouilles, le frissonnement des roseaux ou se dore la libellule,
le clapotis d'un carpeau gobant la mouche, l’aboiement des chiens au loin, le tumulte de la vie
d'un village et de la campagne.
Je me retrouvais planté là sans entendre, ma vue d'abord attirée par ces fleurs qui semblaient comme
par enchantement flotter dans l'espace, puis mes yeux se posèrent, se noyèrent, mes idées absorbées
je restais figé comme obsédé à percer je ne sait quel mystère dans la profondeur de ces eaux
si sombres, si bleues, si vertes, si mauves, grises, rouges, oranges, marrons…
si troubles, si boueuses, translucides, calmes et pourtant en perpétuel mouvement
où seulement quelques reflets me rappelaient le ciel, jusqu’à engloutir tout mon être…
Ces nénuphars que l'on nomme nymphéas que l'on croirait beaux les voyant même sujet de l’œuvre
que nous offre la végétation ne forment qu'un leurre, ils nous égarent se nourrissant de la vase
et de nos tourments, ils marquent le passage entre ciel et enfer.
Passé de l'autre coté du miroir j'y plonge encore mon regard cherchant quelle vérité?
comme le peintre Claude Monet y plongea et replongea ces pinceaux inlassablement dans l'eau
pour y retranscrire l'indéfinissable.

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