Votre Serviteur!
Poète libéré
Complainte d’un Cocu
I
Pourquoi suis-je un cocu?I
Pour quelle raison ma femme m’a-t-elle trompée avec autant d’homme?
Pourquoi j’étais si aveugle?
Qu’est-ce que j’avais fait qui mérite un tel châtiment?
Quand ma mère m’avait mis au monde: Avec son dessein de me protéger;
Protéger du froid, de la chaleur, des inconnues, du danger extérieur qui rôdait autour de moi et aussi contre certaines maladies;
Mais pourquoi elle ne m’avait pas protégé contre ce déshonneur?
Pourquoi elle ne m’a pas prédit cette horrible chose?
II
Pourquoi Dieu est si cruel envers moi?
Pourquoi il m’a donné un destin si odieux?
Que fais-je qui mérite un tel mépris?
En effet, quand Dieu avait décidé de me conçu (ou crée)
Il n’a pas pu prêter attention à certains désastres qui pourraient m’arriver;
Il ne m’a pas inculqué (ou encré) la notion de méfiance.
Au contraire, il m’a créé avec une si pure qualité:
«De toujours faire confiance aux autres».
Surtout aux femmes, à la famille, aux vieillards, aux jeunes, aux amis, aux collègues de travail; et même aux estropiés.
Il m’a créé avec une sensibilité telle que je ne me supportais pas de faire du mal aux autres et; de regarder aussi les autres font du mal à ceux et celles qui sont vulnérables.
V
Pourquoi suis-je né idiot?Pourquoi suis-je un aveugle-voyant?
Pourquoi j’avais autant de confiance en ma femme?
Pour quelle raison suis-je né si naïf?
Naïf à un point que je me tuais au travail, à des dizaines de kilomètres de la maison, pour survenir à nos besoins.
Pourtant ma femme; en qui j’avais une confiance aveugle, s’envoyait en l’air avec des gens de notre entourage et de nos cercles d’amitié.
Des gens que j’avais leur confiance et leur amitié;
Par contre, ils n’excluaient pas de taper ma femme dans mon dos.
VI
Pourquoi suis-je né cocu?Pour quelle raison suis-je venu au monde?
Alors que des gens se moquaient de moi en tout temps et partout.
Ils se disent à messe-basse: voici l’homme qu’on n’arrête pas de coucher sa femme.
VII
Pourquoi suis-je ainsi?Pourquoi devrais-je crois en ce Dieu?
Pour quel but devrais-je me prosterner devant un Dieu si imparfait;
Imparfait à un point tel: Qu’il m’avait mis dans les bras de cette marâtre femme!