rivière
Maître Poète
Contemple les bocages
Accoudée contre les parois du silence,
contemple les bocages
qui flânent sur l’empire d’azur,
prends avec tes paumes encore humides de rosée
la dot de l’horizon et dépose-la
sur les coteaux du printemps.
Vois, ma Douce, les hirondelles se dressent
à tire-d’aile dans l’écume des rayons,
et
glorifient l’ariette des buissons
quand s’éveille l’escadron des vergers
au cadran des senteurs.
N’oublie pas de couvrir
tes beaux bras blancs
avec ton châle de cachemire
car l’air est frais ce matin,
les hêtres se courbent
au gré des prunelles du vent,
les fanaux des sentes luisent
sur le fard des heures.
Viens, donne-moi ta main,
marchons parmi l’autan des nuées,
et
regagnons notre logis.
Dans le lointain,
coulent
le
le Loir et les stances de nos Amours.
Sophie Rivière
Accoudée contre les parois du silence,
contemple les bocages
qui flânent sur l’empire d’azur,
prends avec tes paumes encore humides de rosée
la dot de l’horizon et dépose-la
sur les coteaux du printemps.
Vois, ma Douce, les hirondelles se dressent
à tire-d’aile dans l’écume des rayons,
et
glorifient l’ariette des buissons
quand s’éveille l’escadron des vergers
au cadran des senteurs.
N’oublie pas de couvrir
tes beaux bras blancs
avec ton châle de cachemire
car l’air est frais ce matin,
les hêtres se courbent
au gré des prunelles du vent,
les fanaux des sentes luisent
sur le fard des heures.
Viens, donne-moi ta main,
marchons parmi l’autan des nuées,
et
regagnons notre logis.
Dans le lointain,
coulent
le
le Loir et les stances de nos Amours.
Sophie Rivière
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