rivière
Maître Poète
A mon amante qui n’est plus
Les ramiers savaient
la profondeur de notre amour,
toi qui as trépassé voilà peu
au mitan de l’automne.
Nous n’irons plus contempler le Loir
ainsi que nous le faisions
depuis notre enfance,
quand soupirait
l’haleine majestueuse des bocages,
j’eusse voulu encore magnifier les appas de ta vertu,
écrire sur le fronton de ton visage
l’or des astres,
et les haubans de ta chevelure d’ébène,
semer des baisers
sur
les sonnets de ton corps.
Laisse-moi te murmurer,
l’odelette des saules
sur
les candélabres des saisons,
l’hymne du Maine dans
la fraîcheur des sillons.
Vois, j’ai cueilli dans la prée
qui entoure notre borde
un bouquet de roses blanches et de bruyère,
ces fleurs que tu aimais tant
et
que j’ai posées sur ta stèle.
Ton âme qui me regarde
sur
l’autre rivage du Temps
sait les abysses de mon chagrin,
la nuit efface déjà
la silhouette des arbres,
je reviendrai demain, dès l’aube,
mon étoile de grâce,
et dorénavant, à chaque seconde
et à chaque minute
que
Dieu m’accordera,
je chanterai
les répons de ta Gloire et de ta Beauté
sous
la croisée de ta tendresse !
Sophie 839
Les ramiers savaient
la profondeur de notre amour,
toi qui as trépassé voilà peu
au mitan de l’automne.
Nous n’irons plus contempler le Loir
ainsi que nous le faisions
depuis notre enfance,
quand soupirait
l’haleine majestueuse des bocages,
j’eusse voulu encore magnifier les appas de ta vertu,
écrire sur le fronton de ton visage
l’or des astres,
et les haubans de ta chevelure d’ébène,
semer des baisers
sur
les sonnets de ton corps.
Laisse-moi te murmurer,
l’odelette des saules
sur
les candélabres des saisons,
l’hymne du Maine dans
la fraîcheur des sillons.
Vois, j’ai cueilli dans la prée
qui entoure notre borde
un bouquet de roses blanches et de bruyère,
ces fleurs que tu aimais tant
et
que j’ai posées sur ta stèle.
Ton âme qui me regarde
sur
l’autre rivage du Temps
sait les abysses de mon chagrin,
la nuit efface déjà
la silhouette des arbres,
je reviendrai demain, dès l’aube,
mon étoile de grâce,
et dorénavant, à chaque seconde
et à chaque minute
que
Dieu m’accordera,
je chanterai
les répons de ta Gloire et de ta Beauté
sous
la croisée de ta tendresse !
Sophie 839