Madame Maud
Maître Poète
D'abord humer tes sueurs,
Me loger au creux de ton cou :
En apprivoiser l'odeur
En découvrir le goût
Puis au gré des ferveurs
Te laisser être fou,
Ivre de mes faveurs,
Impatient de mon roux.
Coffrer tes trésors,
Conter les nuits perses ;
Unir nos deux sorts
Et glaner l'allégresse.
Éssaimer mon miéllée
Aux rives de tes grains,
Écumer leurs reflets
Du baume coquin
Désirer, posséder, s'abandonner, s'absenter, revenir, adorer,
Bénir tes envies,
A genoux je les prie,
Baiser l'interdit,
Enfermer l'infini,
Oser ce que tu voudras
Pourvu que tu sois en moi,
Enfoui, blotti, hardi,
Perdu et assagi.
Il n'est pas de mots
Il n'est pas de souhaits
Que l'idée de ta peau
Ne puisse censurer.
Madame Maud
Me loger au creux de ton cou :
En apprivoiser l'odeur
En découvrir le goût
Puis au gré des ferveurs
Te laisser être fou,
Ivre de mes faveurs,
Impatient de mon roux.
Coffrer tes trésors,
Conter les nuits perses ;
Unir nos deux sorts
Et glaner l'allégresse.
Éssaimer mon miéllée
Aux rives de tes grains,
Écumer leurs reflets
Du baume coquin
Désirer, posséder, s'abandonner, s'absenter, revenir, adorer,
Bénir tes envies,
A genoux je les prie,
Baiser l'interdit,
Enfermer l'infini,
Oser ce que tu voudras
Pourvu que tu sois en moi,
Enfoui, blotti, hardi,
Perdu et assagi.
Il n'est pas de mots
Il n'est pas de souhaits
Que l'idée de ta peau
Ne puisse censurer.
Madame Maud
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