Madame Maud
Maître Poète
Sous les alcôves divinement élevées,
Aux ébénisteries précieusement sculptées,
Le son d'un archet de viole follement frottée
Conte fleurette aux belles soieries emmurées.
Disposés sur d'interminables tablés
Drapées de leurs nappes encore immaculées,
Vins, volailles et petits pains parfois encore fumant,
Avoisinent fruits en grappes et étains d'antan.
Le Bleu d'orient et l'orange aux roux éclatant
Habillent de généreux nus, si légèrement,
Que le rouge, bien pâle soudainement,
En devient dès lors violemment émouvant.
Les riches vénitiens costumés et masqués
S'annoncent par de si fiévreuses arabesques
Que les damoiselles aux vertus peu dénoncées
Défaillent sous les plafonds Raphaelèsques.
Les Pierrots au teint abondamment fardé
Portent fièrement leur loup oubliant de masquer
Leurs jarretières si finement dentelées
Que les marquis vautrés tentent de morceler.
L'aurore semble regarder jalousement
Les gens de sa cour d'Italie s'enticher
Pendant que la lune encore trop timidement
Embrume passionnément son dernier quartier.
Ce soir, Laissant subtilement miroiter
Le délicat albâtre d'un sein dénudé,
Le baroque s'est subrepticement invité
Aux gigantesques portes d'un florentin palais.
Madame Maud
Aux ébénisteries précieusement sculptées,
Le son d'un archet de viole follement frottée
Conte fleurette aux belles soieries emmurées.
Disposés sur d'interminables tablés
Drapées de leurs nappes encore immaculées,
Vins, volailles et petits pains parfois encore fumant,
Avoisinent fruits en grappes et étains d'antan.
Le Bleu d'orient et l'orange aux roux éclatant
Habillent de généreux nus, si légèrement,
Que le rouge, bien pâle soudainement,
En devient dès lors violemment émouvant.
Les riches vénitiens costumés et masqués
S'annoncent par de si fiévreuses arabesques
Que les damoiselles aux vertus peu dénoncées
Défaillent sous les plafonds Raphaelèsques.
Les Pierrots au teint abondamment fardé
Portent fièrement leur loup oubliant de masquer
Leurs jarretières si finement dentelées
Que les marquis vautrés tentent de morceler.
L'aurore semble regarder jalousement
Les gens de sa cour d'Italie s'enticher
Pendant que la lune encore trop timidement
Embrume passionnément son dernier quartier.
Ce soir, Laissant subtilement miroiter
Le délicat albâtre d'un sein dénudé,
Le baroque s'est subrepticement invité
Aux gigantesques portes d'un florentin palais.
Madame Maud