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Ma télévision.

ROUSSELOT

Maître Poète
Ma télévision.

Je me souviens très bien
du poste de télévision noir et blanc,
acheté par mes parents,
il y a de cela, fort longtemps.

Il siégeait magistralement, tel un Apollon,
en belle place dans le salon.
Ainsi et pédant, il détrônant la cheminée,
devenue jalouse et négligée.

Suffisamment long et profond,
sur le dessus, y était disposée une nappe blanche de dentelle
qui accueillait les photos de nos faces de couillons.
Au centre, faite de plastique, se dressait une petite tour Eiffel.

De nounours, Skippy le Kangourou à Daktari,
nos yeux d'enfants étaient éblouis par cette magie.
On y découvrait les débuts d'un jeune Drucker.
Et presque en direct, les premières images de la guerre.

Lorsqu'un vicieux parasite perturbait l'image.
Il n'était point difficile d'en faire le réglage.
Un simple coup de poing sur le cadre de bois,
suffisait grandement, jusqu'à la prochaine fois.

Une lampe grillée, on faisait appel au réparateur,
qui réglait l'affaire en un quart d'heure.
Après un bon verre de vin, il filait droit chez le voisin
pour rentrer chez lui, le soir, complètement plein.

Depuis, les choses ont bien évolué.
Dans l'espace on a envoyé de grosses fusées.
Des fortunes ont été dépensées
pour multiplier les chaînes de variétés.

Des ingénieurs ont fait des prouesses,
réduisant le meuble à l'épaisseur d'une feuille de cigarette,
me permettant, ainsi, de voir en 3d, des films de fesses.
Oh ! Putain que c'est con, j'ai coincé ma braguette.

Malgré tout, les parasites persistent, travaillent mes nerfs.
C'est dingue, je crois rêver, il y a toujours Drucker.
Alors hier, à la poubelle,
j'ai jeté l'écran, la nappe, les photos et la petite tour Eiffel.

Loïc ROUSSELOT
 
Ma télévision.

Je me souviens très bien
du poste de télévision noir et blanc,
acheté par mes parents,
il y a de cela, fort longtemps.

Il siégeait magistralement, tel un Apollon,
en belle place dans le salon.
Ainsi et pédant, il détrônant la cheminée,
devenue jalouse et négligée.

Suffisamment long et profond,
sur le dessus, y était disposée une nappe blanche de dentelle
qui accueillait les photos de nos faces de couillons.
Au centre, faite de plastique, se dressait une petite tour Eiffel.

De nounours, Skippy le Kangourou à Daktari,
nos yeux d'enfants étaient éblouis par cette magie.
On y découvrait les débuts d'un jeune Drucker.
Et presque en direct, les premières images de la guerre.

Lorsqu'un vicieux parasite perturbait l'image.
Il n'était point difficile d'en faire le réglage.
Un simple coup de poing sur le cadre de bois,
suffisait grandement, jusqu'à la prochaine fois.

Une lampe grillée, on faisait appel au réparateur,
qui réglait l'affaire en un quart d'heure.
Après un bon verre de vin, il filait droit chez le voisin
pour rentrer chez lui, le soir, complètement plein.

Depuis, les choses ont bien évolué.
Dans l'espace on a envoyé de grosses fusées.
Des fortunes ont été dépensées
pour multiplier les chaînes de variétés.

Des ingénieurs ont fait des prouesses,
réduisant le meuble à l'épaisseur d'une feuille de cigarette,
me permettant, ainsi, de voir en 3d, des films de fesses.
Oh ! Putain que c'est con, j'ai coincé ma braguette.

Malgré tout, les parasites persistent, travaillent mes nerfs.
C'est dingue, je crois rêver, il y a toujours Drucker.
Alors hier, à la poubelle,
j'ai jeté l'écran, la nappe, les photos et la petite tour Eiffel.

Loïc ROUSSELOT
hihihihi, aye sa doit faire mal parfois le 3d !!!! j adore tellement vrai le fameux coup de poing sur le cadre en bois :) merci pour cette lecture
 
Le manège enchanté, l'Autobus à l'impériale, Prince Noir, La piste aux étoiles etc etc ceci nous rajeunit pas bonne soirée devant Secret Story ah non pas eux bravo
 
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