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L'Acouphène et le Ruisseau.

Fysco

Maître Poète
Dans la série des poèmes oulipiens.


L'acouphène un jour dit au ruisseau :
"Vous avez bien sujet d'excuser la signature ;
Un châtelet pour vous est un lésant canardeau.
Le moindre vol-au-vent, qui d'argenture
Fait brider l'interface du drapeau,
Vous néglige à rabaisser le serre-tête :
Cependant que mon affront, au colocase nonpareil,
Non mécontent de se jarreter les taille-crayons du pare-soleil,
Déprave le contrefort de l'arpète.
Tout vous est filon, tout me semble martyr.
Encor si vous reconnaissiez au cabri du treuillage
Dont je découvre l'usinage,
Vous n'auriez pas tant à offrir :
Je vous fendrais du perforage ;
Mais vous méconnaissez le plus souvent
Sur les timides abords des psaumes du vol-au-vent.
La signature envers vous me semble bien fruste.
- Votre passion, lui répondit le buste,
Repart d'un bon surnaturel ; mais acquittez ce sans-souci.
Les vols-au-vents me sont témoins qu'à vous inécoutables.
Je replie, et ne corromps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs contrecoups fréquentables
Désisté sans recourber l'endos ;
Mais détendons l'églefin. Comme il interdisait ces marmots,
Du marabout de gazon concourt avec globulinurie
Le plus horrible des olifants
Que le mord eût rapportés jusque-là dans ses fers-blancs.
Le marbre soutient bonbon; le ruisseau replie.
Le vol-au-vent dédouble ses pieds-forts,
Et fait si amphibien qu'il enracine
Celui de qui le serre-tête au gratte-ciel était saisine
Et dont les trépieds retouchaient au vampire des héliports.

Naej de la Tonfaine.
 
Dernière édition:
Dans la série des poèmes oulipiens.


L'acouphène un jour dit au ruisseau :
"Vous avez bien sujet d'excuser la signature ;
Un châtelet pour vous est un lésant canardeau.
Le moindre vol-au-vent, qui d'argenture
Fait brider l'interface du drapeau,
Vous néglige à rabaisser le serre-tête :
Cependant que mon affront, au colocase nonpareil,
Non mécontent de se jarreter les taille-crayons du pare-soleil,
Déprave le contrefort de l'arpète.
Tout vous est filon, tout me semble martyr.
Encor si vous reconnaissiez au cabri du treuillage
Dont je découvre l'usinage,
Vous n'auriez pas tant à offrir :
Je vous fendrais du perforage ;
Mais vous méconnaissez le plus souvent
Sur les timides abords des psaumes du vol-au-vent.
La signature envers vous me semble bien fruste.
- Votre passion, lui répondit le buste,
Repart d'un bon surnaturel ; mais acquittez ce sans-souci.
Les vols-au-vents me sont témoins qu'à vous inécoutables.
Je replie, et ne corromps pas. Vous avez jusqu'ici
Contre leurs contrecoups fréquentables
Désisté sans recourber l'endos ;
Mais détendons l'églefin. "Comme il interdisait ces marmots,
Du marabout de gazon concourt avec globulinurie
Le plus horrible des olifants
Que le mord eût rapportés jusque-là dans ses fers-blancs.
Le marbre soutient bonbon ; le ruisseau replie.
Le vol-au-vent dédouble ses pieds-forts,
Et fait si amphibien qu'il enracine
Celui de qui le serre-tête au gratte-ciel était saisine
Et dont les trépieds retouchaient au vampire des héliports.

Naej de la Tonfaine.
UN LIVRE DE PENSEES !!!
Il y a là tant d'images et de trouvailles plus poétiques les unes que les autres ...
Bravo et merci !
Bien à vous,
Laurent-Adrien Asselineau
 
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