mohanem
Maître Poète
Il ne faut croire les jours
Ce que certains jours nous sont si souvent trompeurs!
Ils m'ont un jour promis un long beau printemps fidèle
Enduit d'un grand charme sucré, d'un grand bonheur
Et ils m'ont, comme par un enchantement, donné des ailes
J'avais nous,elle et moi et nous chantait bien la jeunesse
Si saine et si puissante, si spontanée et si innocente
Le temps docile passait à coté poli, avec trop de finesse
Et aux choses très basses, l'âme fière était indifférente
Elle était ma seule fleur et les fleurs étaient très rares
Son doux parfum de chaque matin était mes poèmes
Et son sourire me rassurait contre tous les départs
Je croyais bien que "le temps respecte ceux qui s'aiment"
Elle me disait que sans moi il n'y avait pas des lumières
Que l'aube restait un morceau gris oublié par la nuit
Que les chants des oiseaux n'étaient que des jets de pierres
Et que tous les champs étaient stériles malgré la pluie
Un jour, a soufflé sur le printemps un si mauvais vent
Un automne indolent a libéré ses araignées toutes noires
Et elle n'était ni peu derrière, et je n'étais ni peu devant
Les jours du printemps nous ont menti et je ne peux le croire
Me voici, comme un petit nageur, fragile face aux ondes
Quand je me mets debout, viennent me pousser les soucis
Partout dans mon ciel, il y a des éclairs qui grondent
L'amer est toujours là quand une joie pointe et tout adoucit
Ce que certains jours nous sont si souvent trompeurs!
Ils m'ont un jour promis un long beau printemps fidèle
Enduit d'un grand charme sucré, d'un grand bonheur
Et ils m'ont, comme par un enchantement, donné des ailes
J'avais nous,elle et moi et nous chantait bien la jeunesse
Si saine et si puissante, si spontanée et si innocente
Le temps docile passait à coté poli, avec trop de finesse
Et aux choses très basses, l'âme fière était indifférente
Elle était ma seule fleur et les fleurs étaient très rares
Son doux parfum de chaque matin était mes poèmes
Et son sourire me rassurait contre tous les départs
Je croyais bien que "le temps respecte ceux qui s'aiment"
Elle me disait que sans moi il n'y avait pas des lumières
Que l'aube restait un morceau gris oublié par la nuit
Que les chants des oiseaux n'étaient que des jets de pierres
Et que tous les champs étaient stériles malgré la pluie
Un jour, a soufflé sur le printemps un si mauvais vent
Un automne indolent a libéré ses araignées toutes noires
Et elle n'était ni peu derrière, et je n'étais ni peu devant
Les jours du printemps nous ont menti et je ne peux le croire
Me voici, comme un petit nageur, fragile face aux ondes
Quand je me mets debout, viennent me pousser les soucis
Partout dans mon ciel, il y a des éclairs qui grondent
L'amer est toujours là quand une joie pointe et tout adoucit