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Sans clef

Ambre de Birmanie

Maître Poète
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Cet été-là, à Nice, avec toi
J'ai passé les vacances sans clef
Au premier jour, tu as enlevé ma clef
<<Avec moi, tu n'en auras pas besoin>>, tu as dit
Tu l'as enlevée car tu m'aimais beaucoup

Le soir j'allais me promener, la promenade des Anglais
Poche légère, sans souci et sans clef
Au vestibule, tu me disais <<à tout à l'heure>>
Et en m'attendant, tu te faisais belle, oui, pour moi
Je faisais des courses, toi, tu faisais nos soupers

Tu m'attendais, tu m'accueillais au vestibule
Tous les soirs, on dînait ensemble tête-à-tête
On voyait côte à côte le soleil se lever
C'est jusqu'à midi, notre sommeil langoureux
Tu souriais en dormant, moi, j'aimais tes sourires paisibles

Tu sortais parfois, la promenade des Anglais
Mais toujours nous ensemble bras dessus bras dessous
On voyait côte à côte le soleil se coucher
Le jeune amour, deux feuilles vertes, transparentes
On ne craignait rien sauf ce bonheur impossible

En automne, on est rentré à Paris
Maintenant non, on ne se voit plus comme avant
J'ai entendu parler que t'as trouvé quelqu'un de nouveau
Deux feuilles mortes parisiennes à travers la fenêtre
Je sors, je les vois, je les touche

<<Poche légère, sans souci et sans clef...>>
 
Dernière édition:
Cet été-là, à Nice, avec toi
J'ai passé les vacances sans clef
Au premier jour, tu as enlevé ma clef
<<Avec moi, tu n'en auras pas besoin>>, tu as dit
Tu l'as enlevée car tu m'aimais beaucoup

Le soir j'allais me promener, la promenade des Anglais
Poche légère, sans souci et sans clef
Au vestibule, tu me disais <<à tout à l'heure>>
Et en m'attendant, tu te faisais belle, oui, pour moi
Je faisais des courses, toi, tu faisais nos soupers

Tu m'attendais, tu m'accueillais au vestibule
Tous les soirs, on dînait ensemble tête-à-tête
On voyait côte à côte le soleil se lever
C'est jusqu'à midi, notre sommeil langoureux
Tu souriais en dormant, moi, j'aimais tes sourires paisibles

Tu sortais parfois, la promenade des Anglais
Mais toujours nous ensemble bras dessus bras dessous
On voyait côte à côte le soleil se coucher
Le jeune amour, deux feuilles vertes, transparentes
On ne craignait rien sauf ce bonheur impossible

En automne, on s'est rentré à Paris
Maintenant non, on ne se voit plus comme avant
J'ai entendu parler que t'as trouvé quelqu'un de nouveau
Deux feuilles mortes parisiennes à travers la fenêtre
Je sors, je les vois, je les touche

<<Poche légère, sans souci et sans clef...>>
Des petites clefs pour exprimer toutes ces choses là.
Un poème très doux.
 
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Cet été-là, à Nice, avec toi
J'ai passé les vacances sans clef
Au premier jour, tu as enlevé ma clef
<<Avec moi, tu n'en auras pas besoin>>, tu as dit
Tu l'as enlevée car tu m'aimais beaucoup

Le soir j'allais me promener, la promenade des Anglais
Poche légère, sans souci et sans clef
Au vestibule, tu me disais <<à tout à l'heure>>
Et en m'attendant, tu te faisais belle, oui, pour moi
Je faisais des courses, toi, tu faisais nos soupers

Tu m'attendais, tu m'accueillais au vestibule
Tous les soirs, on dînait ensemble tête-à-tête
On voyait côte à côte le soleil se lever
C'est jusqu'à midi, notre sommeil langoureux
Tu souriais en dormant, moi, j'aimais tes sourires paisibles

Tu sortais parfois, la promenade des Anglais
Mais toujours nous ensemble bras dessus bras dessous
On voyait côte à côte le soleil se coucher
Le jeune amour, deux feuilles vertes, transparentes
On ne craignait rien sauf ce bonheur impossible

En automne, on s'est rentré à Paris
Maintenant non, on ne se voit plus comme avant
J'ai entendu parler que t'as trouvé quelqu'un de nouveau
Deux feuilles mortes parisiennes à travers la fenêtre
Je sors, je les vois, je les touche

<<Poche légère, sans souci et sans clef...>>
cela me rappel des souvenirs sur la promenade des anglais
sourire léger insouciance des premiers jours
première découverte
et de l'amour...je me retrouve dans votre poème
j'ai l'impression de me retrouver encore une fois la bas
 
J'ai aimé votre récit, une douce traversée, puis ses feuilles au vent, poche vide, sans chemin.
Quant à la photo animée, elle me rappelle comme un vent sur ces feuilles, accrochées en foulard tels vos émois passés, comme un voile de souvenirs où se fige pourtant en contraste,
l'absence sur l'image...
Bravo à vous pour cette émotion véhiculée!
 
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