CREATEUR34
Nouveau poète
Ma désespérance.
C’est un soir qui revient, une journée qui s’éteint,
C’est un moment reclu, un petit rien de plus.
Une heure bien ordinaire, où l’horizon se perd,
Des minutes face à soi, étranger sous un toit.
T’étais là, tu marchais, t’étais là, tu m’aimais,
T’étais là, t’y es plus, t’étais là, j’suis perdu.
Il y a tous ces tableaux, au fond de ma mémoire,
Au fond de mon musée, au fond de mon histoire.
T’es pas si loin pourtant, ici et au présent,
T’as pas quitté la terre, pour vivre en solitaire,
J’te sens si près de moi, même quand je te vois pas,
J’te sens si près de nous, même si je deviens fou.
Il y a toutes nos blessures, au passé, au futur,
Toutes les photos jaunies, accrochées sur les murs,
Il y a tous ces défauts, dont on n’est pas si sûr,
Toutes ces plaies de nos vies, comme autant de brûlures.
Refrain
C’est ma désespérance, la fleur de ton absence,
C’est ma désespérance, le fruit d’mon impuissance,
C’est une rivière qui coule, aux reflets d’insouciance,
C’est un chemin perdu, au milieu d’ma souffrance.
C’est ma désespérance, je l’appelle innocence,
C’est ma désespérance, je l’écris, en silence,
C’est un torrent de pluie, et qui tombe sans un bruit,
C’est comme être enchaîné, en prison dans la nuit.
J’ai comme d’l’indifférence, pour toute mon ignorance,
Pour tous ces jours détruits, et qui n’ont plus de sens.
J’ai seulement des écrans, des films qui me dérangent,
Des plans cachés qu’on jette, pellicules pour les anges.
J’ai dans la tête un rôle, celui qui nous sépare,
Celui qu’on a appris, et qu’on prénomme hasard,
J’ai dans le cœur un texte, et qui paraît bizarre,
Q’on récite sans y croire, même si c’est pas trop tard.
J’ai inventé des jours, au gré d’tous mes retards,
Des jours qui viennent à point, quand tu dis j’en ai marre.
J’ai partagé ta vie, j’ai partagé ton lit,
J’ai partagé soucis, pour dire qu’c’est pas fini.
J’ai voulu tant d’amour, et t’en parler toujours,
J’ai voulu tant de joie, pour dire on en fait quoi ?
J’ai tant vendu mon âme, pour savoir qu’t’es ma femme,
J’ai tant appris de toi, comme on fait vivre une flamme.
Refrain.
© Jean-Marie Bourgoise. Droits réservés.
C’est un soir qui revient, une journée qui s’éteint,
C’est un moment reclu, un petit rien de plus.
Une heure bien ordinaire, où l’horizon se perd,
Des minutes face à soi, étranger sous un toit.
T’étais là, tu marchais, t’étais là, tu m’aimais,
T’étais là, t’y es plus, t’étais là, j’suis perdu.
Il y a tous ces tableaux, au fond de ma mémoire,
Au fond de mon musée, au fond de mon histoire.
T’es pas si loin pourtant, ici et au présent,
T’as pas quitté la terre, pour vivre en solitaire,
J’te sens si près de moi, même quand je te vois pas,
J’te sens si près de nous, même si je deviens fou.
Il y a toutes nos blessures, au passé, au futur,
Toutes les photos jaunies, accrochées sur les murs,
Il y a tous ces défauts, dont on n’est pas si sûr,
Toutes ces plaies de nos vies, comme autant de brûlures.
Refrain
C’est ma désespérance, la fleur de ton absence,
C’est ma désespérance, le fruit d’mon impuissance,
C’est une rivière qui coule, aux reflets d’insouciance,
C’est un chemin perdu, au milieu d’ma souffrance.
C’est ma désespérance, je l’appelle innocence,
C’est ma désespérance, je l’écris, en silence,
C’est un torrent de pluie, et qui tombe sans un bruit,
C’est comme être enchaîné, en prison dans la nuit.
J’ai comme d’l’indifférence, pour toute mon ignorance,
Pour tous ces jours détruits, et qui n’ont plus de sens.
J’ai seulement des écrans, des films qui me dérangent,
Des plans cachés qu’on jette, pellicules pour les anges.
J’ai dans la tête un rôle, celui qui nous sépare,
Celui qu’on a appris, et qu’on prénomme hasard,
J’ai dans le cœur un texte, et qui paraît bizarre,
Q’on récite sans y croire, même si c’est pas trop tard.
J’ai inventé des jours, au gré d’tous mes retards,
Des jours qui viennent à point, quand tu dis j’en ai marre.
J’ai partagé ta vie, j’ai partagé ton lit,
J’ai partagé soucis, pour dire qu’c’est pas fini.
J’ai voulu tant d’amour, et t’en parler toujours,
J’ai voulu tant de joie, pour dire on en fait quoi ?
J’ai tant vendu mon âme, pour savoir qu’t’es ma femme,
J’ai tant appris de toi, comme on fait vivre une flamme.
Refrain.
© Jean-Marie Bourgoise. Droits réservés.