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D ’ être

Fidji17

Maître Poète
Comment l’être a-t-il pu surgir du non-être ?
Comment, du chaos, de quelle matrice, est né le cosmos ? »

De Chine.
Une force ineffable au fondement de tout
Le socle de la pensée chinoise est un texte bref et mystérieux, Le Livre de la Voie et de la Vertu, ou Tao-tö-king. Cet écrit fondamental du taoïsme aurait été rédigé vers 600 avant notre ère par Lao-tseu.

Mésopotamie.
Que la cosmogonie mésopotamienne naisse de l’eau, cela semble logique : « Mésopotamie » désigne étymologiquement la civilisation « entre deux fleuves » – le Tigre et l’Euphrate, dans l’actuel Irak – qui s’est épanouie dans des lieux aux noms toujours légendaires, tels que Sumer et Babylone,

Scandinavie
C’est ici que se trouve la « Prophétie de la voyante », ou Völuspa, datant probablement du Xe siècle.
Ce récit prophétique prononcé par une voyante
. « La mythologie nordique est marquée par une conception tragique et cyclique du cosmos : le monde, né du sang, est destiné à périr un jour avant de renaître », écrit Jean-Pierre Luminet. Triste morale : il n’existe donc aucune naissance sans violence…
 
Dernière édition:
Comment l’être a-t-il pu surgir du non-être ?
Comment, du chaos, de quelle matrice, est né le cosmos ? »

De Chine.
Une force ineffable au fondement de tout
Le socle de la pensée chinoise est un texte bref et mystérieux, Le Livre de la Voie et de la Vertu, ou Tao-tö-king. Cet écrit fondamental du taoïsme aurait été rédigé vers 600 avant notre ère par Lao-tseu.

Mésopotamie.
Que la cosmogonie mésopotamienne naisse de l’eau, cela semble logique : « Mésopotamie » désigne étymologiquement la civilisation « entre deux fleuves » – le Tigre et l’Euphrate, dans l’actuel Irak – qui s’est épanouie dans des lieux aux noms toujours légendaires, tels que Sumer et Babylone,

Scandinavie
C’est ici que se trouve la « Prophétie de la voyante », ou Völuspa, datant probablement du Xe siècle.
Ce récit prophétique prononcé par une voyante
. « La mythologie nordique est marquée par une conception tragique et cyclique du cosmos : le monde, né du sang, est destiné à périr un jour avant de renaître », écrit Jean-Pierre Luminet. Triste morale : il n’existe donc aucune naissance sans violence…
D ’ être encore.
Au Congo, un dieu vomit la création
Les Kuba, un peuple vivant au Congo et parlant une langue bantoue, disposent d’un mythe de création curieux, recueilli au XXe siècle par un linguiste néerlandais. Cette cosmogonie met en scène un dieu blanc du nom de Mbombo, qui régnait alors que la terre n’était qu’une étendue d’eau dans l’obscurité.

« Un jour, Mbombo ressentit une terrible douleur à l’estomac, et il vomit le Soleil, la Lune et les étoiles. » Le monde commence à naître. Et continue, de nausée en nausée.

Chez les Aztèques, cinq Soleils pour un monde
Les Aztèques, dont la capitale, Mexico, a donné son nom au Mexique actuel, ont fondé un empire au XVe siècle dont la religion repose sur une entité transcendante, un principe créateur suprême du nom d’Ometeotl, et sur deux divinités à la fois centrales et antagoniques : Quetzalcoatl (« serpent à plumes ») et Tezcatlipoca (« miroir qui fume »).
Sa cosmogonie fondatrice, elle, raconte la création du monde en cinq cycles. Ou, plutôt, en cinq soleils : « Le Premier Soleil, Nahui-Ocelotl, fut dévoré par les jaguars. Le deuxième, Nahui-Ehécatl, fut balayé par le vent. Le troisième, Nahui-Quiahuitl, brûla sous un déluge de feu. Le quatrième, Nahui-Atl, fut englouti par l’eau », est-il relaté dans le Codex Chimalpopoca, document contenant la chronique impériale et religieuse des Aztèques. Advient alors le Cinquième Soleil, que font naître Quetzalcoatl et Tezcatlipoca ; il ne se mit à tourner que lorsque les deux divinités se sacrifièrent… «

Sur l’île de Nauru, dans la toile d’une araignée géante
Nauru est une curieuse île. Car cet Etat microscopique (le plus petit du monde après le Vatican et Monaco) en forme de O constitue une parabole de nos maux contemporains : ce pays richissime en ressources a sombré dans la misère à la fin du XXe siècle en raison d’une modernisation incontrôlée, et est devenu l’incarnation du mal-développement, avec 95 % de la population en surpoids.
Cette légende noire ne doit pas faire oublier que cette île de Micronésie longtemps colonisée dispose d’une culture ancienne, et d’un mythe de création mal connu en raison de son oralité, mais dont on sait qu’il a pour centre un dieu dont le nom signifie « araignée géante » : Areop-Enap.
 
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