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Puisque nos deux cœurs ne battent plus au diapason

C.Valauren

Maître Poète
Puisque nos deux cœurs ne battent plus au diapason.
Alors que tous deux, on s’est aimé à brûler les étapes
Qu’il faut achever ce doux rêve et briser la soupape.
Qu’il faut définitivement jeter la clef et fermer la maison.

A quoi sert de ressasser nos émois.
Revisiter ce qui fut hélas toi et moi.
Il vaut mieux sans regarder derrière, partir.
Se diriger absolument vers l’avenir.

Le cœur a ses limites que la raison ignore.
A quoi débiter des mensonges.
A quoi sert de vouloir refaire le monde.
Nous c’était hier, il faut rejeter ce doux songe

L’amour indéniablement nous a quitté ici.
Qu’est-ce qui s’est passé dans notre vie.
Qu’est-ce qui nous a fait dévier de notre route.
Mais aujourd’hui il faut se dire que c’est fini.

Pour nous c’est ainsi pour toujours.
A quoi sert de se blesser.
Nous étions des âmes sœurs.
Mais l’amour est parti sans rancœur.

La flamme s’est éteinte cet été.
Nos mains ne s’uniront plus jamais.
Amour toujours c’était avant.
Derrière nous sont les regrets.

La porte à jamais s’est refermée.
Il ne faut pas pleurer.
Ne restera que notre amitié.
Car je ne pourrais te rejeter.
Puisque nous, on s’est aimé.

C.Valauren (01.07.2025)​
 
Cœur qui soupire n'a pas ce qu'il désire bravo amicalement Kinkin
 
Le poème de rupture… Ce grand classique du répertoire sentimental. Et celui-ci ne manque pas d’allure ! On sent que ça vient du cœur — un cœur un peu cabossé, un peu résigné, mais qui veut rester digne. On dirait presque un courrier d’adieu glissé dans une boîte aux lettres au petit matin, avec une rose fanée et une clef en pièce jointe.
Ce poème me touche, parce qu’il essaie de faire ce que tant d’entre nous avons tenté un jour : rompre proprement, avec élégance et douceur, sans tout brûler derrière soi. Il dit qu’on s’est aimés, qu’on ne s’aime plus, et qu’on va essayer, courageusement, d’en faire de l’amitié.
Mais alors… quelle drôle d’idée, parfois.
Parce qu’il faut le dire : rester amies avec une ancienne amante, ce n’est pas un vœu pieux, c’est un numéro d’équilibriste émotionnel. On avance sur un fil tendu entre souvenirs et blessures, entre le corps qu’on a connu par cœur et qu’on doit désormais ignorer, et cette tendresse intacte qui ne sait plus où se loger. On ne passe pas de "nous" à "toi et moi" sans laisser des morceaux sur le seuil. On se connaît trop. On se devine encore. Les regards portent la mémoire des mains. Et même quand le désir s’est éteint, la mémoire du désir, elle, reste là. Et parfois, elle griffe.
 
l'important n'est pas ce qu'on à vécu,
mais ce qui nous attend et qu'on n'a pas encore vécu

merci de ce partage
 
quand ça n'est plus, quand ça bas plus...
pas si facile que ça de capituler, et de laisser les deux coeurs ne plus battre au diapason..
un bel écrit, plein de nostalgie..et de justesse.

bravo
 
Le poème de rupture… Ce grand classique du répertoire sentimental. Et celui-ci ne manque pas d’allure ! On sent que ça vient du cœur — un cœur un peu cabossé, un peu résigné, mais qui veut rester digne. On dirait presque un courrier d’adieu glissé dans une boîte aux lettres au petit matin, avec une rose fanée et une clef en pièce jointe.
Ce poème me touche, parce qu’il essaie de faire ce que tant d’entre nous avons tenté un jour : rompre proprement, avec élégance et douceur, sans tout brûler derrière soi. Il dit qu’on s’est aimés, qu’on ne s’aime plus, et qu’on va essayer, courageusement, d’en faire de l’amitié.
Mais alors… quelle drôle d’idée, parfois.
Parce qu’il faut le dire : rester amies avec une ancienne amante, ce n’est pas un vœu pieux, c’est un numéro d’équilibriste émotionnel. On avance sur un fil tendu entre souvenirs et blessures, entre le corps qu’on a connu par cœur et qu’on doit désormais ignorer, et cette tendresse intacte qui ne sait plus où se loger. On ne passe pas de "nous" à "toi et moi" sans laisser des morceaux sur le seuil. On se connaît trop. On se devine encore. Les regards portent la mémoire des mains. Et même quand le désir s’est éteint, la mémoire du désir, elle, reste là. Et parfois, elle griffe.


j'ai la nette impression en te lisant que c'est du vécu. Tu diras qu'entre l'écriture et la réalité il existe un monde. Mais qui sais peut-être la sagesse au fil des ans... Belle journée. Clémentine V
 
quand ça n'est plus, quand ça bas plus...
pas si facile que ça de capituler, et de laisser les deux coeurs ne plus battre au diapason..
un bel écrit, plein de nostalgie..et de justesse.

bravo
il faut le faire avec élégance et je t'avouerais que ça n'est guère facile. Et, perso, je me suis libérée comme ça après dix sept ans de vie commune. J'ai élevé ses enfants et quand la dernière s'est mariée, il était temps de briser le lien car plus rien ne tournait rond. Mais à la longue certaines scènes remontent à la surface, si bien que j'en ai mis un terme définitif. Clémentine V.
 
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