saoirse
Maître Poète
J’étais un vrai poisson, du moins c’est ce qu’on dit,
Toujours dans l’eau, rieuse, malgré l’interdit.
Ma tante me nommait sa petite otarie,
Moi ce que je voulais c’était être Selkie.
Je plongeais en hurlant dans l’écume argentée,
Sûre d’être une sirène au destin enchanté,
Mais l’onde m’engloutit d’un grand rire salé,
Et je bus mon orgueil, la leçon fut givrée.
Sur les rocs, je courais, bondissante et féline,
Un jour, j’ai trébuché sur une algue mutine.
Ma cheville en révolte, et me voilà à terre,
Le varech en mes bras, tel un amant sincère.
Les mouettes rigolaient de mon air effaré,
Criant : « Une Selkie non c’est un naufragé ! »
Les phoques, eux, soupiraient : « Voilà bien la petite,
Toujours à se rêver souple, gracieuse et fluide… »
Mais moi, dans mon esprit, j’étais d’écume et d’onde,
Fugitive, sauvage, malgré la faconde.
Même si mes pieds plats s’emmêlent aux récifs,
Je reste une Selkie, bien que… très maladroite.
Toujours dans l’eau, rieuse, malgré l’interdit.
Ma tante me nommait sa petite otarie,
Moi ce que je voulais c’était être Selkie.
Je plongeais en hurlant dans l’écume argentée,
Sûre d’être une sirène au destin enchanté,
Mais l’onde m’engloutit d’un grand rire salé,
Et je bus mon orgueil, la leçon fut givrée.
Sur les rocs, je courais, bondissante et féline,
Un jour, j’ai trébuché sur une algue mutine.
Ma cheville en révolte, et me voilà à terre,
Le varech en mes bras, tel un amant sincère.
Les mouettes rigolaient de mon air effaré,
Criant : « Une Selkie non c’est un naufragé ! »
Les phoques, eux, soupiraient : « Voilà bien la petite,
Toujours à se rêver souple, gracieuse et fluide… »
Mais moi, dans mon esprit, j’étais d’écume et d’onde,
Fugitive, sauvage, malgré la faconde.
Même si mes pieds plats s’emmêlent aux récifs,
Je reste une Selkie, bien que… très maladroite.