Laure Seaile
Maître Poète

Quand on jette la pierre dans un étang placide,
Et à notre âme d’enfant, on laisse la bride
On s’émerveille alors du plouf retentissant
Que le caillou s’enfonce dans un jet d’eau montant
Magie à générer des ronds d’eau splendides
Le plaisir du moment, n’est jamais insipide
Car d’un autre lancer, le désir est grisant
L’esprit à recommencer, le jugement évide
Quand on jette la pierre…
Et nous en avons des pensées qui lapident
Sans même s’en rendre compte, des dires perfides
À propager des ondes de verdict accablant,
Pour qui a commis la faute, peu importe si ignorant
Sans se rappeler qu’aussi, on est loin d’être candide
Quand on jette la pierre !