Eléâzar
Maître Poète
Bonheur, amour, humbles et forts
Mots usités, trop galvaudés.
Je les veux ronds et plus encore,
Les prononcer en rareté.
Je les capture entre mes lèvres
Et les expire lentement.
Nobles galets couchés en grève,
Polis en marées d’océan.
Bonheur-amour à marier
Entre la langue et le palais ;
Pulpe de mangue or-oranger
Eclabousse en giclées sucrées.
Je les pose d’entre mes mains,
Les pétris en précaution ;
Je les offre en émotion
Aux doigts volants jouant Chopin.
L’amour est bouche de velours,
Lèvres tendues en rond pourtour ;
Le bonheur s’étale en longueur,
Gourmandise en belle épaisseur.
Juteux et lourds duos de grappes
Oubliées par les vendangeurs
Qu’ils ont fait passer à la trappe
Tant ils étaient tôt au labeur.
Je n’en veux pas l’économie
Réservée au collectionneur ;
J’ouvre le pain, saisis la mie
Moelleuse à cœur en première heure.
Souvent usés jusqu’à la corde
Qui soutenait notre espérance ;
Gardons la flamme et qu’elle morde
A l’héritage en déshérence.
Une étincelle de bonheur
A sauté sur un brin séché
Qui en folie s’est embrasé
Et toutes les fleurs a léché.
L’amour se cache dans corolle
Et sous épine d’églantier.
Tapi dans l’herbe qu’on dit folle
Sous la coque du nautonier.
Bonheur qui court en long séjour
Choisit l’amour en souffle court ;
Volent en ciel à tire-d’aile
Sur la chimère, rêve éternel.
Le Bonheur croise au carrefour
Un troubadour chantant l’amour ;
Apprivoisés, fidélisés,
Jurent ne jamais se quitter.
Le bonheur arrive au secours
D’un amour un peu fatigué ;
Il n’est pas besoin de discours,
Il ouvre le volet fermé.
Amour-contour, clarté du jour
Vêtus de leurs plus beaux atours ;
Bonheur en pleurs au fond du cœur,
Peur écrasée sous le Vainqueur.
Chantons ces joyaux qui enchantent
En raisons et en déraisons.
Ces pâtes de mots qui nous hantent,
Modelées en précision.
Amour-bonheur, bonheur-amour,
Lequel à placer en premier ?
Tous deux valent le grand détour,
Ne leur passons pas à côté.
Mots usités, trop galvaudés.
Je les veux ronds et plus encore,
Les prononcer en rareté.
Je les capture entre mes lèvres
Et les expire lentement.
Nobles galets couchés en grève,
Polis en marées d’océan.
Bonheur-amour à marier
Entre la langue et le palais ;
Pulpe de mangue or-oranger
Eclabousse en giclées sucrées.
Je les pose d’entre mes mains,
Les pétris en précaution ;
Je les offre en émotion
Aux doigts volants jouant Chopin.
L’amour est bouche de velours,
Lèvres tendues en rond pourtour ;
Le bonheur s’étale en longueur,
Gourmandise en belle épaisseur.
Juteux et lourds duos de grappes
Oubliées par les vendangeurs
Qu’ils ont fait passer à la trappe
Tant ils étaient tôt au labeur.
Je n’en veux pas l’économie
Réservée au collectionneur ;
J’ouvre le pain, saisis la mie
Moelleuse à cœur en première heure.
Souvent usés jusqu’à la corde
Qui soutenait notre espérance ;
Gardons la flamme et qu’elle morde
A l’héritage en déshérence.
Une étincelle de bonheur
A sauté sur un brin séché
Qui en folie s’est embrasé
Et toutes les fleurs a léché.
L’amour se cache dans corolle
Et sous épine d’églantier.
Tapi dans l’herbe qu’on dit folle
Sous la coque du nautonier.
Bonheur qui court en long séjour
Choisit l’amour en souffle court ;
Volent en ciel à tire-d’aile
Sur la chimère, rêve éternel.
Le Bonheur croise au carrefour
Un troubadour chantant l’amour ;
Apprivoisés, fidélisés,
Jurent ne jamais se quitter.
Le bonheur arrive au secours
D’un amour un peu fatigué ;
Il n’est pas besoin de discours,
Il ouvre le volet fermé.
Amour-contour, clarté du jour
Vêtus de leurs plus beaux atours ;
Bonheur en pleurs au fond du cœur,
Peur écrasée sous le Vainqueur.
Chantons ces joyaux qui enchantent
En raisons et en déraisons.
Ces pâtes de mots qui nous hantent,
Modelées en précision.
Amour-bonheur, bonheur-amour,
Lequel à placer en premier ?
Tous deux valent le grand détour,
Ne leur passons pas à côté.