Eléâzar
Maître Poète
Elise est lasse hélas et d’un geste délace
Ses lacets émincés passés dans les œillets
Des souliers fatigués de s’entendre délasse
La marche à travers les blés parsemés d’œillets
Elle aime tant semer les orges les millets
En restant toujours ou presqu’à la même place
Et passe ses soirées à tourner les feuillets
Du livre à lire au lit où elle se prélasse
Ainsi que chaque année les juins et les juillets
Après ses deux cents pas cachent des bacs à glace
Epongeant les suées de ses coins grassouillets
Qui ressemblent hélas à un plat de mélasse
Mais s’étant entichée d’un garçon qui l’enlace
Et l’entraîne à marcher malgré ses pieds douillets
Sur des chemins bossus c’est en première classe
Qu’elle file à Nice et sans prendre deux billets.
Ses lacets émincés passés dans les œillets
Des souliers fatigués de s’entendre délasse
La marche à travers les blés parsemés d’œillets
Elle aime tant semer les orges les millets
En restant toujours ou presqu’à la même place
Et passe ses soirées à tourner les feuillets
Du livre à lire au lit où elle se prélasse
Ainsi que chaque année les juins et les juillets
Après ses deux cents pas cachent des bacs à glace
Epongeant les suées de ses coins grassouillets
Qui ressemblent hélas à un plat de mélasse
Mais s’étant entichée d’un garçon qui l’enlace
Et l’entraîne à marcher malgré ses pieds douillets
Sur des chemins bossus c’est en première classe
Qu’elle file à Nice et sans prendre deux billets.