• Visiteur, merci de ne pas poster plus de 5 poèmes par jour. Ceci dans le but d'améliorer la visibilité du site.

La Grande - Truanderie

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Fidji17
  • Date de début Date de début

Fidji17

Maître Poète
Actions de filouterie

La rue "coupe-gorge"

Le "ventre de Paris

Un quartier grouillant.


Des dédales de rue

Démarches ondulantes

Exciter l ’ imaginaire

Aux funestes passés.
 
escale aux tuileries
des toits de chômage
squattage de forteresse
irons-nous à la grrand-messe
du jedis
jésus a dit
laissez venir à moi
tous les enfants
jésus as-tu regardé dans les trous de vent
d'une terre où tu n'es plus qu'un mystère
pour les indics les missionnaires
ceux qui marchent pieds nus
par désespoir de va-nu-pieds de l'âme
sans espoir et sans âme
avec le bâton de Compostelle
sur les chemins des chiens puants
sous les coups de tronçonneuse
et les roulements de tondeuse
alors que tu as besoin de silence de calme
et de passants la main tendue
tu nous as masqués tu nous as perdus
on ne respire plus dans la campagne
pas un coquelicot pas une fleur
la ginette déteste les pâquerettes
sylvie n'aime pas le vent
les autres lavent leur voiture
*et partout des petits enfants deviennent mamans
pour apprendre la couverture l'argent la peur
la mangeaille et autres odeurs
odeur de mort odeur de seul
odeur d'inexistence
on ne voit plus les enfançons que dans des vitraux de chimères
où est la peau de la maman et le temps du grand-père
allons au bois charmant qui a tué les vpères
plus rien plus un brin d'herbe entre maisons
chez moi chez toi le mur le mur ne touche pas
et le mur qui nous sépare dans le coeur
et le portefeuille et le regard tu crèves seule
on te regarde à l'envers tu marches seule en priant
et le seigneur ne t'entend pas
et comment pourrait-il quand le fracas des guerres de voisins
éteint les sentiments et les musiques
les poètes sont de pauvres types qui cherchent un morceau de pain
mes yeux sont morts de trop de larmes de poussières et de sueurs
seigneur je suis ta secrétaire j'ai tout vu et tout entendu
je sais où est la misère celle du pain
celle du cru
les hirondelles sont perdues
les tourterelles ont nid pendu
et moi je hurle comme chouette
nuit et jour dans ma hutte
venez enfants venez petits
et au bout d'un fil je leur montre
le grand lit où je ne dors plus
mamma mamma disait layna
avec un sourire triste
le jour de ses trois ans
ne crois-tu pas que les familles s'éparpillent
que les animaux sont constants
la louve adore ses petits
et l'homme les repousse
mais où est la logique humaine
j'ai fait mes sacs pour l'Ukraine
viens les chercher .
27 mars 22
 
Retour
Haut