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Degrés des mélancolies dans un verre de solitude

Matthale

Webmaster
Membre du personnel
Degrés des mélancolies dans un verre de solitude


En entrant dans ce troquet, troquer ces idées, contre un pichet.
Suivre les traces effacées, et en pensée, les abandonner.
Quand dans les yeux on ne voit plus, que le vide ou le tourment.
On n'est pas seul sur la terre, pas seul à être assis perdu, devant son verre.

En sentant la douce amertume, sentiment, descend lentement.
le bruit sobre du cristal et du bois, dans la tête intangible, indéfiniment.
Quand dans les yeux on ne voit plus, que la solitude, le goût de sang.
Alors les coutumes portées en soi, la fin d'une inconnue, quand sonne le noir en écho du vert.

Tu n'est plus seul dans l'instant, même ce qui est amère, est inconsistant.
partant pour le long voyage, direction, ivresse-cité, tout est en double, en triple, se déformant.
On en oublie son âge, ses liaisons, ses idées, on en est trouble, cher triste et déprimant.
On en oublie les usages, leurs raisons, de sécurité, on nous en double, nous en quitte, liberté de l'air.

Rester encore pour oublier, que plus on va rester, plus la porte va se fermer.
Ne plus pouvoir s'exprimer, la censure, n'a rien de plus que quelques degrés.
Et quand on croit trouver la paix, une réponse, tout va nous échapper lentement
Et même si on le sait, c'est toujours douloureux, brutal de se réveiller les idées claires.
 
Je polyséme beaucoup, ça fera de jolies petites rhétoriques plus tard :)
Merci Sorel,

Câlins ? ;)
 
Un réveil dans des vapeurs qui offrent peut-être une lucidité qui n'est que temporaire..
"Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire" (Apollinaire)..
J'aime beaucoup cette lecture sans modération :)
 
Un réveil dans des vapeurs qui offrent peut-être une lucidité qui n'est que temporaire..
"Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire" (Apollinaire)..
J'aime beaucoup cette lecture sans modération :)

Ou l'expression d'un nouveau réveil manqué :)
Merci Fanny, pour la citation aussi :)

Amitiés,
 
Polysémie​


Jardinière de cœur​

Je sème à tous les sens​

Dans la polysémie​

Je mets des fleurs​

Dans mes polysemis​

Des fleurs de pissenlit​

Des fleurs de rhétorique​

Des boutons d’orgue​

Des ne m’oubliez pas​

Et des lis las​

Je sème aussi​

Des graines de soucis​

Des héliotropes jaunes​

Tournés vers le midi​

Et j’aime​

Les regarder sortir​

Ils quittent mon massif​

En bouquets assortis​

Pour aller refleurir​

Sur la toile des autres​

Parfois un pétale revient​

Frémissant de plaisir​

On lui a dit du bien​

Parfois le bouquet pleure​

On lui a fermé la porte​

En lui disant dehors​

Tes maux sont bien trop forts​

Alors je me retire​

J’enlève mes épines​

Mes gants et mes sabots​

J’ai oublié le sang​

De la polysémie​

Et je m’endors.​
 
"La picole est une forme temporaire de suicide dans laquelle je m’autorise à mourir pour ensuite revenir à la vie. L’alcool est juste une sorte de colle qui permet de maintenir assemblés mes bras, mes jambes, mon zob, ma tête et tout le reste. L’écriture, c’est juste une feuille de papier, je suis quelque chose qui marche et regarde par la fenêtre. Amen." Charles Bukowski.

Ton texte me parle beaucoup, les premiers verres nos sens s'aiguisent et nos idées s'éclaircissent et puis c'est parfois la chute libre, nous avons des comportements différents, moi au réveil j'avais pas les idées claires ça prenait plus de temps lol toutes les perceptions sont bonnes à prendre néanmoins, j'y ai appris beaucoup.

Merci.

Amitiés.
 
Degrés des mélancolies dans un verre de solitude


En entrant dans ce troquet, troquer ces idées, contre un pichet.
Suivre les traces effacées, et en pensée, les abandonner.
Quand dans les yeux on ne voit plus, que le vide ou le tourment.
On n'est pas seul sur la terre, pas seul à être assis perdu, devant son verre.


En sentant la douce amertume, sentiment, descend lentement.
le bruit sobre du cristal et du bois, dans la tête intangible, indéfiniment.
Quand dans les yeux on ne voit plus, que la solitude, le goût de sang.
Alors les coutumes portées en soi, la fin d'une inconnue, quand sonne le noir en écho du vert.


Tu n'est plus seul dans l'instant, même ce qui est amère, est inconsistant.
partant pour le long voyage, direction, ivresse-cité, tout est en double, en triple, se déformant.
On en oublie son âge, ses liaisons, ses idées, on en est trouble, cher triste et déprimant.
On en oublie les usages, leurs raisons, de sécurité, on nous en double, nous en quitte, liberté de l'air.


Rester encore pour oublier, que plus on va rester, plus la porte va se fermer.
Ne plus pouvoir s'exprimer, la censure, n'a rien de plus que quelques degrés.
Et quand on croit trouver la paix, une réponse, tout va nous échapper lentement

Et même si on le sait, c'est toujours douloureux, brutal de se réveiller les idées claires.
Wouawh!
 
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