Sarita A
Maître Poète
Journal onirique d’une femme perdue. Suite
Le véhicule
Le véhicule
Se relaxer. Prendre de la distance. Quitter ce corps. Envol au dessus du chalet. Envol encore. Le paysages, la ville, la région, l’Europe, … Atmosphère. Le véhicule est là. Il arrive. Ce gros serpent, géant, étrangement translucide qui me prend dans sa gueule. Je deviens bâtonnet. Ainsi je suis protégée.
Dépôt. En ce lieu où tu dis que je serai bien. Non. Le bâtonnet reste posé. Impossible de regarder autour. De bâtonnet je deviens bâtonnet soldat. Soldat en poupée russe. Ouvrir les poupées. Encore. Encore. Elle est là, au cœur. La graine blanche, quasi phosphorescente. Elle vibre d’une émanation étrange. Elle est belle. Elle me fait penser à un fantôme de dessin animé. Elle vient en moi, qui suis ici, sur le lit, dans le chalet.
La larve.
En moi. En mon bas ventre. Elle se love telle une larve. Elle est bien. Au chaud dans cet espace. Elle remue. Elle se balade. Tourne dans mon ventre, dans mon buste. J’en ressens des volutes de plaisir. Elle agrandit son tour. Se promène dans tous les espaces de mon corps. Je jouis.
« Je suis ce qu’elle est bien au-delà de ce qu’elle est. Je porte la confiance, les énergies qu’elle doit ouvrir. »