Comme l'an dernier j'ai envoyé 2 poèmes à un CC mais malheureusement ils n'ont pas été primés, le thèmes était "la solidarité"
pour celui-ci je ne misais pas trop dessus, long et trop polémique concernant une affaire mettant en cause la municipalité de Grenoble et de son maire,
je vous en livre la version complète avec les citations et les 2 derniers vers final que j'avais ôté pour le CC finissant ainsi sur le mot "solidarité"
Les volets verts,
(en alexandrins néo-classiques pour un grand classique tristement imparfait de notre société)
... à l'heure si sombre encore de la civilisation
où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme,
il gémit sous tous les climats et agonise dans toutes les langues.
Victor Hugo
Quand doucement le froid tombe que les jours baissent,
C’est ainsi que cachés, misère et drames naissent,
Apportant au récit de plus sombres décors,
Et des maux transperçant les âmes et les corps,
Comme de grands vaisseaux échoués sur une île,
Dans la brume et la nuit, dans le gris de la ville,
Battus par les crachins, les fiers vieux bâtiments,
Dans le vent de l’oubli sombrent dans les tourments,
Qu’un chat fantôme noir rôde dans les allées,
Des herbes folles sont déjà là installées,
Crissent sur le gravier, seuls quelques pas furtifs,
De passants mystérieux, discrets et maladifs.
Les volets verts se sont sur la misère clos,
Sans un bruit, sans un mot, aux yeux des populos.
Je tairai dans mes vers le nom de cette ville
Transalpine qui va par politique vile,
Meurtrir des réfugiés, va sans humanité,
Leur couper l’eau, le gaz, et l’électricité,
Sur les ponts et les quais, avec nos banderoles,
Nous avons défilé criant face aux frivoles,
Mesquins, élus de la municipalité,
Demandant juste un toit, un peu de dignité,
Nous avons rassemblé, puis apporté des vivres,
Quelques vêtements chauds et un tas de vieux livres,
Là, de passage au squat autour des braseros,
Une fille a chanté pour eux, pour nos frérots.
Les volets verts se sont sur la misère clos,
Sans un bruit, sans un mot, aux yeux des populos.
Nous laissâmes au soir sous un froid clair de Lune,
Tous ces modestes gens à la bonne fortune
D’un peuple militant, au bon vouloir de ceux
Qui peuvent décider du sort des malchanceux,
De Coluche à Hugo, passant par l’Abbé Pierre,
Non, non rien n’a changé, toujours la même prière,
Un appel au secours, pour tous ces miséreux,
Ils meurent chaque hiver, sans un « toi », ventres creux,
A cette heure où j’écris de mes mains la critique,
J’aimerais qu’au fronton de notre république,
La devise se voie après fraternité,
Adjointe de ce mot, la « solidarité ».
Les volets verts se sont, sur la misère clos,
Sans un bruit, sans un mot, aux cieux des écolos*.
Solidarité avec les immigrés
Pensez aux expulsés
Qui s'battent comme des damnés //
//Tous les restos du cœur et toutes nos petits sœurs
Toutes les folles mal rasées, les poètes révoltés
Les clowns déconnectés et les jongleurs masqués
Le Front d'libération de tous les animaux
Les combattants martiaux, le Front des Marginaux.
extrait de la chanson «descendons dans la rue»
du groupe punk Bérurier noir
ZUC février 2021
* les écolos : je n'ai rien contre l'écologie mais hélas il se trouve c'est la couleur politique du maire de Grenoble
pour celui-ci je ne misais pas trop dessus, long et trop polémique concernant une affaire mettant en cause la municipalité de Grenoble et de son maire,
je vous en livre la version complète avec les citations et les 2 derniers vers final que j'avais ôté pour le CC finissant ainsi sur le mot "solidarité"
Les volets verts,
(en alexandrins néo-classiques pour un grand classique tristement imparfait de notre société)
... à l'heure si sombre encore de la civilisation
où nous sommes, le misérable s'appelle l'homme,
il gémit sous tous les climats et agonise dans toutes les langues.
Victor Hugo
Quand doucement le froid tombe que les jours baissent,
C’est ainsi que cachés, misère et drames naissent,
Apportant au récit de plus sombres décors,
Et des maux transperçant les âmes et les corps,
Comme de grands vaisseaux échoués sur une île,
Dans la brume et la nuit, dans le gris de la ville,
Battus par les crachins, les fiers vieux bâtiments,
Dans le vent de l’oubli sombrent dans les tourments,
Qu’un chat fantôme noir rôde dans les allées,
Des herbes folles sont déjà là installées,
Crissent sur le gravier, seuls quelques pas furtifs,
De passants mystérieux, discrets et maladifs.
Les volets verts se sont sur la misère clos,
Sans un bruit, sans un mot, aux yeux des populos.
Je tairai dans mes vers le nom de cette ville
Transalpine qui va par politique vile,
Meurtrir des réfugiés, va sans humanité,
Leur couper l’eau, le gaz, et l’électricité,
Sur les ponts et les quais, avec nos banderoles,
Nous avons défilé criant face aux frivoles,
Mesquins, élus de la municipalité,
Demandant juste un toit, un peu de dignité,
Nous avons rassemblé, puis apporté des vivres,
Quelques vêtements chauds et un tas de vieux livres,
Là, de passage au squat autour des braseros,
Une fille a chanté pour eux, pour nos frérots.
Les volets verts se sont sur la misère clos,
Sans un bruit, sans un mot, aux yeux des populos.
Nous laissâmes au soir sous un froid clair de Lune,
Tous ces modestes gens à la bonne fortune
D’un peuple militant, au bon vouloir de ceux
Qui peuvent décider du sort des malchanceux,
De Coluche à Hugo, passant par l’Abbé Pierre,
Non, non rien n’a changé, toujours la même prière,
Un appel au secours, pour tous ces miséreux,
Ils meurent chaque hiver, sans un « toi », ventres creux,
A cette heure où j’écris de mes mains la critique,
J’aimerais qu’au fronton de notre république,
La devise se voie après fraternité,
Adjointe de ce mot, la « solidarité ».
Les volets verts se sont, sur la misère clos,
Sans un bruit, sans un mot, aux cieux des écolos*.
Solidarité avec les immigrés
Pensez aux expulsés
Qui s'battent comme des damnés //
//Tous les restos du cœur et toutes nos petits sœurs
Toutes les folles mal rasées, les poètes révoltés
Les clowns déconnectés et les jongleurs masqués
Le Front d'libération de tous les animaux
Les combattants martiaux, le Front des Marginaux.
extrait de la chanson «descendons dans la rue»
du groupe punk Bérurier noir
ZUC février 2021
* les écolos : je n'ai rien contre l'écologie mais hélas il se trouve c'est la couleur politique du maire de Grenoble
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