Rêveurlunaire
Maître Poète
Déesse de lumière amoureuse.
Quand l'arbre chatoyant avec évanescence,
Masque avec passion le long frémissement
De ses yeux, ce léger et doux déguisement
De brassées de fleurs est, une fête d'aisance,
Et le soleil levant d'une main sur sa harpe,
Flatte l'afagag, et l'oiseau du paradis
Qui sur l'immensité des ergs s'envole épris
De liberté suivant l'insaisissable écharpe,
Et l'invisible appel de sa crinière jaune
Entraîne doucement la caravane d'eau
Qu'il me semble entrevoir comme le long drapeau
D'herbes folles qu'hier fit son spectre d'ozone,
Et la cloche, sonnant, quittant cette oasis
Les chameliers s'en vont, laissant à ma déesse
Un spectacle d'émail, de lumière en liesse,
Elle, ici s'endormant comme la belle Isis,
Couchée avec soin sous l'acacia planté
Par un ange, c'est sûr sachant qu'un jour la douce
Viendrait ici poser sous une lune rousse
Ressemblant au soleil son regard argenté,
Comme Horatio, découvrant l'univers
Je devine le feu, le rubis et l'opale,
Voyant ce joyau né, c'est certain d'un pétale
D'ambre sur le zéphyr, ou d'Hugo sur un vers ;
Sur l'or aérien de l'ample Sahara
Je découvre un bijou, reine de porcelaine,
Icône d'orient, poème de Verlaine,
La beauté selon dit d'Aragon pour Elsa,
Et tout l'azur accourt, sur ce lit de velours
Dessiné par l'odeur de la Saharienne
Embrasser sa bouche et sa lèvre rose pleine
Le secret du rubis, ou l'or vermeil des jours,
Déesse posez là sur cet humble vélin
De ces rêves écrits en caresse d'ébène
Lumière et désert blanc, là devant cette plaine
Amoureuse où je vis comme un astre de lin.
Afagag arbre du désert ou hafagag ou acacia.
J'ai inclu le titre dans le corps du poème. Le premier mot de chacun des vers du dernier quatrain.
Daniel beau le poète rêveur
02 juillet 2021
Inknotpad
Google Chrome
08:59
Quand l'arbre chatoyant avec évanescence,
Masque avec passion le long frémissement
De ses yeux, ce léger et doux déguisement
De brassées de fleurs est, une fête d'aisance,
Et le soleil levant d'une main sur sa harpe,
Flatte l'afagag, et l'oiseau du paradis
Qui sur l'immensité des ergs s'envole épris
De liberté suivant l'insaisissable écharpe,
Et l'invisible appel de sa crinière jaune
Entraîne doucement la caravane d'eau
Qu'il me semble entrevoir comme le long drapeau
D'herbes folles qu'hier fit son spectre d'ozone,
Et la cloche, sonnant, quittant cette oasis
Les chameliers s'en vont, laissant à ma déesse
Un spectacle d'émail, de lumière en liesse,
Elle, ici s'endormant comme la belle Isis,
Couchée avec soin sous l'acacia planté
Par un ange, c'est sûr sachant qu'un jour la douce
Viendrait ici poser sous une lune rousse
Ressemblant au soleil son regard argenté,
Comme Horatio, découvrant l'univers
Je devine le feu, le rubis et l'opale,
Voyant ce joyau né, c'est certain d'un pétale
D'ambre sur le zéphyr, ou d'Hugo sur un vers ;
Sur l'or aérien de l'ample Sahara
Je découvre un bijou, reine de porcelaine,
Icône d'orient, poème de Verlaine,
La beauté selon dit d'Aragon pour Elsa,
Et tout l'azur accourt, sur ce lit de velours
Dessiné par l'odeur de la Saharienne
Embrasser sa bouche et sa lèvre rose pleine
Le secret du rubis, ou l'or vermeil des jours,
Déesse posez là sur cet humble vélin
De ces rêves écrits en caresse d'ébène
Lumière et désert blanc, là devant cette plaine
Amoureuse où je vis comme un astre de lin.
Afagag arbre du désert ou hafagag ou acacia.
J'ai inclu le titre dans le corps du poème. Le premier mot de chacun des vers du dernier quatrain.
Daniel beau le poète rêveur
02 juillet 2021
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08:59