Rêves Labyrinthiques pour poisson rouge
J’avance sur une mer calme et plate,
Sans soleil dans un brouillard angoissant,
Puis la brume doucement se dilate,
Dans un halo de lumière croissant,
Je marche dans un couloir blanc sans portes,
Un hôpital sans fou, une prison,
sans cellule où s’enfuient des cloportes
sous les plinthes, les trous de ma raison,
Là dans une pièce pend une boule,
fait de millier de fils entremêlés,
Il faut en choisir un qui sort du moule,
Je tire et j’entends les ukulélés,
Au bout du fil c’est une marionnette,
Le sol se dérobe, je vole au ciel,
Je me faufile en serpent à sonnette,
Entre les nuages englués de miel,
Tout en bas j’aperçois la mer Égée,
J’emprunte des escaliers qui jamais
Ne descendent vers cette île assiégée,
Pourtant sans but, je ramais, je ramais,
Devant moi les colonnes corinthiques,
Défilent à l’infini point focal,
De mon cerveau, rêves labyrinthiques,
D’un poisson rouge pris dans un bocal.

J’avance sur une mer calme et plate,
Sans soleil dans un brouillard angoissant,
Puis la brume doucement se dilate,
Dans un halo de lumière croissant,
Je marche dans un couloir blanc sans portes,
Un hôpital sans fou, une prison,
sans cellule où s’enfuient des cloportes
sous les plinthes, les trous de ma raison,
Là dans une pièce pend une boule,
fait de millier de fils entremêlés,
Il faut en choisir un qui sort du moule,
Je tire et j’entends les ukulélés,
Au bout du fil c’est une marionnette,
Le sol se dérobe, je vole au ciel,
Je me faufile en serpent à sonnette,
Entre les nuages englués de miel,
Tout en bas j’aperçois la mer Égée,
J’emprunte des escaliers qui jamais
Ne descendent vers cette île assiégée,
Pourtant sans but, je ramais, je ramais,
Devant moi les colonnes corinthiques,
Défilent à l’infini point focal,
De mon cerveau, rêves labyrinthiques,
D’un poisson rouge pris dans un bocal.
