Aux premiers souffles de l’aube à l’heure où la faune fuit vers les sous-bois, sur le chemin caillouteux de la promenade où l’air pur se charge en élans aux odeurs pastorales, et où le ciel s’éprend de reflets envoûtants je marchais, soudain ma fidèle chienne au détour d’un sentier marqua un temps d’arrêt, face à nous, droit comme le mât d’un navire une silhouette, cheveux tendus sous une voile aux quatre vents me lança... "ici le temps a suspendu son vol depuis longtemps, il n’y a plus d’heures propices !" puis aussi rapidement qu’elle nous était apparue, pareil à un mirage, son image fuyante quitta ce lieu aux effluves féériques. Non loin de là, alors que je m’interrogeais encore sur ce rêve éveillé et que je foulais sans m’en rendre compte des vers égrenés récemment, sous l’arche du vieux pont deux créatures figées comme des pictogrammes sortis d’un monde imaginaire m’interpellèrent : Ne nous reconnais-tu pas l’ami ?...Le premier : "Faut-il que je me couche sur le frais cresson vert, et que le ruisseau desséché à mes pieds chante en accrochant follement aux herbes des rayons d’argent ?, et moi reprit son compagnon arborant une physionomie spectrale plus que pittoresque, dois-je m’immaculer d’un interminable ennui au pied de cette pleine, pour que tu puisses apercevoir le ciel de cuivre sans lueur aucune. ainsi cet artifice qui apparaît à tes yeux irréel te permettra t’il de voir vivre et mourir la lune ?. Pas de doute, il s’agissait bien du couple infernal !. Profitant d’un moment de lucidité, j’ai eu juste le temps de leur poser cette question : que faites-vous ici en dehors du temps ?. Alors, les deux amants en cœur dans un écho perçant qui me glaça le sang eurent ces mots grisants : "que crois-tu ?...nous t’attendons !".
Bon, je sais bien que vous n’allez pas me croire, je n’ai pas eu le réflexe de faire des photos !.
Bon, je sais bien que vous n’allez pas me croire, je n’ai pas eu le réflexe de faire des photos !.
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