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Alphonse Allais revisité (1854-1905)

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Filiatus
  • Date de début Date de début

Filiatus

Maître Poète
Alphonse Allais.jpg
Bonjour Alphonse, bonjour maître
J'avais failli vous oublier
Parmi les grands hommes de lettres
Je ne vous voyais pas briller

Si vous eussiez pu me connaître
Je devine que d'un ton ferme
Vous m'eussiez dit de mettre un terme
De mettre un terme au "maître", ô maître

À Honfleur, 6, place Hamelin
C'est là que notre Alphonse naît
Hamelin, lui, est un marin
Qui est né rue Alphonse Allais

Le père tient une officine
De pharmacie, face à la mer
Et la mère, dame Alphonsine
Tient la maison, face à son père

En mil huit cent cinquante-six
Pour ses deux ans, il fait un rot
Et dit "areu", avec malice
Signant son premier jeu de mot

Quand Alphonse va à l'école
Il reste tranquille et discret
Et si en cachette, il rigole
Dans sa bio, rien ne transparaît

Il passe le bac à Honfleur
Pour, au Havre, passer le bac
Et le cueille comme une fleur
Puis part pour Paris à la fac

Mais au lieu de suivre les cours
Il passe son temps à flâner
Dans le jardin du Luxembourg
Et aux terrasses des cafés

Son père lui coupe les vivres
Lors, Alphonse pour subsister
Fait de la photo, vend des livres
Mais l'avenir reste bouché

Avec des amis humoristes
Il édite un journal loufoque
Où il signe "Hirsute" ou "Fumiste"
C'est très déroutant pour l'époque

À vingt-neuf ans, il collabore
À la gazette, "Le Chat Noir"
Trois années après, sans effort
Il est rédac-chef du canard

Maintenant dans la France entière
Les gens connaissent son humour
La saugrenuité de ses vers
Holorimes, ses calembours

Lors, il sort ses premiers recueils
"À se tordre" et "Vive la vie"
Que la grande critique accueille
Avec sourire et bonhomie

En mil huit cent quatre-vingt-treize
Il part chercher l'inspiration
Depuis la région new-yorkaise
Du Canada à Miquelon

Il en revient plein de boutades
D'esprits et de jeux de mots laids
Répétant à la cantonade
Qu'il "adorait le gringue, Allais !"

Dans la foulée, il se marie
Avec une charmante enfant
Gouzée, Marguerite-Marie
Qui a tout juste vingt-six ans

Elle lui donne son épaule
Et pour lui prouver son amour
Elle lui donne Marie-Paule
Et lui, lui donne son humour

Pour elle, il publie des histoires
Des océans d'absurdités
"À la gare, comme à la gare"
Qu'il écrit au pas cadencé

Il est patron d'une revue
Dont les lecteurs se plient de rire
À ses tirades saugrenues
Et ses contrepets en délire

Il publie de nouveaux ouvrages
"Captain Cap", "Ne nous frappons pas"
Où transparaissent avec l'âge
Un ton de plus en plus narquois

En décembre mil neuf cent quatre
Une phlébite mal soignée
Au lit pendant six mois le cloître
Et la mort l'emporte à l'été.
 
"Et la mort l'emporte à l'été."
on peut dire qu'il s'en est allé (talé) comme les fruits;)
 
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Bonjour Alphonse, bonjour maître
J'avais failli vous oublier
Parmi les grands hommes de lettres
Je ne vous voyais pas briller


Si vous eussiez pu me connaître
Je devine que d'un ton ferme
Vous m'eussiez dit de mettre un terme
De mettre un terme au "maître", ô maître


À Honfleur, 6, place Hamelin
C'est là que notre Alphonse naît
Hamelin, lui, est un marin
Qui est né rue Alphonse Allais


Le père tient une officine
De pharmacie, face à la mer
Et la mère, dame Alphonsine
Tient la maison, face à son père


En mil huit cent cinquante-six
Pour ses deux ans, il fait un rot
Et dit "areu", avec malice
Signant son premier jeu de mot


Quand Alphonse va à l'école
Il reste tranquille et discret
Et si en cachette, il rigole
Dans sa bio, rien ne transparaît


Il passe le bac à Honfleur
Pour, au Havre, passer le bac
Et le cueille comme une fleur
Puis part pour Paris à la fac


Mais au lieu de suivre les cours
Il passe son temps à flâner
Dans le jardin du Luxembourg
Et aux terrasses des cafés


Son père lui coupe les vivres
Lors, Alphonse pour subsister
Fait de la photo, vend des livres
Mais l'avenir reste bouché


Avec des amis humoristes
Il édite un journal loufoque
Où il signe "Hirsute" ou "Fumiste"
C'est très déroutant pour l'époque


À vingt-neuf ans, il collabore
À la gazette, "Le Chat Noir"
Trois années après, sans effort
Il est rédac-chef du canard


Maintenant dans la France entière
Les gens connaissent son humour
La saugrenuité de ses vers
Holorimes, ses calembours


Lors, il sort ses premiers recueils
"À se tordre" et "Vive la vie"
Que la grande critique accueille
Avec sourire et bonhomie


En mil huit cent quatre-vingt-treize
Il part chercher l'inspiration
Depuis la région new-yorkaise
Du Canada à Miquelon


Il en revient plein de boutades
D'esprits et de jeux de mots laids
Répétant à la cantonade
Qu'il "adorait le gringue, Allais !"


Dans la foulée, il se marie
Avec une charmante enfant
Gouzée, Marguerite-Marie
Qui a tout juste vingt-six ans


Elle lui donne son épaule
Et pour lui prouver son amour
Elle lui donne Marie-Paule
Et lui, lui donne son humour


Pour elle, il publie des histoires
Des océans d'absurdités
"À la gare, comme à la gare"
Qu'il écrit au pas cadencé


Il est patron d'une revue
Dont les lecteurs se plient de rire
À ses tirades saugrenues
Et ses contrepets en délire


Il publie de nouveaux ouvrages
"Captain Cap", "Ne nous frappons pas"
Où transparaissent avec l'âge
Un ton de plus en plus narquois


En décembre mil neuf cent quatre
Une phlébite mal soignée
Au lit pendant six mois le cloître
Et la mort l'emporte à l'été.
Il y a longtemps que je ne vous ai lu et c'est avec un réel plaisir que je retrouve vos écrits instructifs
Gaby
 
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