tieram
Maître Poète

Il est bien triste Pan.
Il est bien triste Pan
Il est bien triste Pan lorsqu’il pense au passé
Quand il chantait l’espoir à ses belles sirènes
Oubliant chaque jour le chemin de ces peines
Or le printemps veillait par son air enlacé,
Les quelques fleurs germant si proche des fontaines
L’instant couvait l’esprit de ce temps effacé.
Il est bien triste pan.
Mais voilà maintenant que ses rides certaines
Laissent souffler sa flûte à l’élan retracé
Dans le feuillage clair où s’endort angoissé
Deux cœurs noués d’amour écoutant les rengaines
Il est bien triste pan.
Maria-Dolores