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Mon père héros de mon enfance

saoirse

Maître Poète
Sur ces larges épaules je toisais le lointain
Tutoyais les nuages et cueillais les flocons
Eclaboussais le monde de mon rire enfantin
Reine de mon domaine perchée sur son balcon

Et par toutes les faces j'ai gravis ces sommets
Qui par quelques miracles se faisaient accessibles
Un dos qui se courbait et soudain me haussait
D'une pulsion des reins vers des cieux indicibles

Tu t'es fait tour à tour destrier ou dragon
Et moi j'étais princesse ou maitre de kung fu
Tire laine, acrobate détroussant Harpagon
De nous deux je ne sais qui était le plus fou

Moi j'étais passée maitre en l'art de la chatouille
Terrassant le géant qui demandait merci
Sans doute un peu honteuse d'être une telle fripouille
Je t'accordais clémente trois secondes de sursis

Que d'épopées fantasques on a vécu ensemble
Les murs se souviennent du fracas des batailles
Victimes de nos jeux je crois qu'encore tremblent
Les faïences, bibelots et mêmes les bonsaï

En ce temps là mon père était mon univers
Mon havre ma douceur ma force mon firmament
Mais dans ses yeux rieurs je sentais la prière
Que je ne lui demande de parler de maman
 
Merci a vous tous pour vos commentaires et vos appréciations je suis heureuse que ce texte vous ait plu.
Je dois tant à ce papa hors pairs qui a toujours été là pour me soutenir et dont l'indéfectible affection m'est encore une force quand gronde la tempête
 
Dernière édition:
Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir un père aimant attentionné bel hommage d'un enfant reconnaissant félicitations bon après midi
Merci Coqhardi il fut et il demeure pour moi le plus merveilleux des hommes, quant à la chance oui sans doute vous avez raison j'aurais pu tomber bien plus mal :)
 
Sur ces larges épaules je toisais le lointain
Tutoyais les nuages et cueillais les flocons
Eclaboussais le monde de mon rire enfantin
Reine de mon domaine perchée sur son balcon

Et par toutes les faces j'ai gravis ces sommets
Qui par quelques miracles se faisaient accessibles
Un dos qui se courbait et soudain me haussait
D'une pulsion des reins vers des cieux indicibles

Tu t'es fait tour à tour destrier ou dragon
Et moi j'étais princesse ou maitre de kung fu
Tire laine, acrobate détroussant Harpagon
De nous deux je ne sais qui était le plus fou

Moi j'étais passée maitre en l'art de la chatouille
Terrassant le géant qui demandait merci
Sans doute un peu honteuse d'être une telle fripouille
Je t'accordais clémente trois secondes de sursis

Que d'épopées fantasques on a vécu ensemble
Les murs se souviennent du fracas des batailles
Victimes de nos jeux je crois qu'encore tremblent
Les faïences, bibelots et mêmes les bonsaï

En ce temps là mon père était mon univers
Mon havre ma douceur ma force mon firmament
Mais dans ses yeux rieurs je sentais la prière
Que je ne lui demande de parler de maman
Vraiment très beau. J'ai apprécié.
Un grand merci
Gaby
 
«Mais dans ses yeux rieurs je sentais la prière
Que je ne lui demande de parler de maman»

Merci pour ce texte, et plus particulièrement pour ces deux vers si sensibles : vous me permettez de mettre des mots sur des choses déjà vues en certains regards. Merci.
Si ma petite expérience personnelle peut avoir un écho plus universel j'en suis étonnée et flattée.
Merci d'être passé et d'avoir pris le temps d'écrire ces mots qui font plaisir
 
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