Filiatus
Maître Poète
Il existe encor, paraît-il
Quelques fans du "père Joseph"
Quelques benêts "soviétophiles"
En mal de leur adjudant-chef
J'affirme, à toutes fins utiles
Qu'on peut apprécier Gorbatchev
Mais pour ce faux père tranquille
Le monde a bien trop de griefs
Joseph Djougachvili Staline
Naît à Gori, en Géorgie
Du temps où les tsars et tsarines
Faisaient rayonner la Russie
Très croyante, sa jeune mère
Et son père, pieux cordonnier
Placent Joseph au monastère
Pour qu'il soit un jour ordonné
C'était mal connaître le gosse
Les idées révolutionnaires
Étant son seul vrai sacerdoce
Il est viré du séminaire
De petits boulots, il subsiste
Jusqu'à sa dix-neuvième année
Puis, dans le parti Socialiste
Il trouve chaussure à son pied
Staline en prend vite la tête
Et frondant du matin au soir
Bientôt la police le jette
Dans les prisons noires du tsar
À partir de mil neuf cent quatre
Il se replie un peu à droite
Jugeant qu'il valait mieux combattre
Avec les sociaux-démocrates
Dès ce moment, les choses bougent
La dictature est enclenchée
Les Russes blancs chassent les rouges
Staline doit vivre caché
Bien qu'anticlérical, Staline
À l'église, épouse bientôt
Une orthodoxe, Katherine
Gentiment surnommée "Kato"
Trois ans plus tard, la belle Russe
Qui n'avait pas atteint trente ans
Meurt soudainement du typhus
Sans lui avoir donné d'enfant
Le sieur Lénine offre à Joseph
Pour le consoler, un emploi
Être le rédacteur en chef
D'un nouveau journal : "La Pravda"
Quand arrive la Grande Guerre
Tandis que la Russie se bat
Il disparaît de la lumière
Et à Gori fait profil bas
Une fois la Russie exsangue
Il revient avec ses amis
Qui, à coup de Pravda, haranguent
La population endormie
Au printemps mil neuf cent dix-sept
Tout Saint-Pétersbourg se soulève
Joseph Staline marche en tête
De cortèges d'hommes en grève
En octobre les Bolchéviques
Organisent un coup d'état
Et transforment en républiques
L'empire du tsar Nicolas
Dans le gouvernement Lénine
Staline est nommé Commissaire
Et sous leur ordre on assassine
Le tsar et sa famille entière
L'année suivante à la mairie
De Moscou, avec Nadejda
Le cœur léger, il se marie
À Nadejda, il a dit "da"
Dans l'ombre Staline élimine
Les trublions de son parti
Et il se fâche avec Lénine
Quand il excommunie Trotski
Élu en mil neuf cent vingt-deux
Patron du Comité central
Il commence à montrer un peu
Des postures dictatoriales
Staline est le Soviet suprême
Tout le pays marche à la schlague
Et les gens qui posent problèmes
Il les expédie au Goulag
Quand en mil neuf cent trente-neuf
La guerre a été déclarée
Joseph Staline est déjà veuf
Car sa femme s'est suicidée
Il scelle un pacte avec Hitler
Un pacte de non-agression
Mais les nazis, en pleine guerre
Reviennent sur leur décision
Pour se venger, le dictateur
Dans les faubourgs de Stalingrad
Envoie mourir au champ d'honneur
Un million de ses camarades
Après la guerre, où il croit seul
Avoir vaincu la brune peste
Les Américains lui en veulent
D'asservir les pays de l'Est
Il devient si paranoïaque
Qu'il voit des comploteurs partout
Ses fidèles amis, il traque
Et vénère les savants fous
En cinquante-trois, il décide
De supprimer un opposant
Mais la Camarde, plus rapide
Le désagrège peu avant
Quelques fans du "père Joseph"
Quelques benêts "soviétophiles"
En mal de leur adjudant-chef
J'affirme, à toutes fins utiles
Qu'on peut apprécier Gorbatchev
Mais pour ce faux père tranquille
Le monde a bien trop de griefs
Joseph Djougachvili Staline
Naît à Gori, en Géorgie
Du temps où les tsars et tsarines
Faisaient rayonner la Russie
Très croyante, sa jeune mère
Et son père, pieux cordonnier
Placent Joseph au monastère
Pour qu'il soit un jour ordonné
C'était mal connaître le gosse
Les idées révolutionnaires
Étant son seul vrai sacerdoce
Il est viré du séminaire
De petits boulots, il subsiste
Jusqu'à sa dix-neuvième année
Puis, dans le parti Socialiste
Il trouve chaussure à son pied
Staline en prend vite la tête
Et frondant du matin au soir
Bientôt la police le jette
Dans les prisons noires du tsar
À partir de mil neuf cent quatre
Il se replie un peu à droite
Jugeant qu'il valait mieux combattre
Avec les sociaux-démocrates
Dès ce moment, les choses bougent
La dictature est enclenchée
Les Russes blancs chassent les rouges
Staline doit vivre caché
Bien qu'anticlérical, Staline
À l'église, épouse bientôt
Une orthodoxe, Katherine
Gentiment surnommée "Kato"
Trois ans plus tard, la belle Russe
Qui n'avait pas atteint trente ans
Meurt soudainement du typhus
Sans lui avoir donné d'enfant
Le sieur Lénine offre à Joseph
Pour le consoler, un emploi
Être le rédacteur en chef
D'un nouveau journal : "La Pravda"
Quand arrive la Grande Guerre
Tandis que la Russie se bat
Il disparaît de la lumière
Et à Gori fait profil bas
Une fois la Russie exsangue
Il revient avec ses amis
Qui, à coup de Pravda, haranguent
La population endormie
Au printemps mil neuf cent dix-sept
Tout Saint-Pétersbourg se soulève
Joseph Staline marche en tête
De cortèges d'hommes en grève
En octobre les Bolchéviques
Organisent un coup d'état
Et transforment en républiques
L'empire du tsar Nicolas
Dans le gouvernement Lénine
Staline est nommé Commissaire
Et sous leur ordre on assassine
Le tsar et sa famille entière
L'année suivante à la mairie
De Moscou, avec Nadejda
Le cœur léger, il se marie
À Nadejda, il a dit "da"
Dans l'ombre Staline élimine
Les trublions de son parti
Et il se fâche avec Lénine
Quand il excommunie Trotski
Élu en mil neuf cent vingt-deux
Patron du Comité central
Il commence à montrer un peu
Des postures dictatoriales
Staline est le Soviet suprême
Tout le pays marche à la schlague
Et les gens qui posent problèmes
Il les expédie au Goulag
Quand en mil neuf cent trente-neuf
La guerre a été déclarée
Joseph Staline est déjà veuf
Car sa femme s'est suicidée
Il scelle un pacte avec Hitler
Un pacte de non-agression
Mais les nazis, en pleine guerre
Reviennent sur leur décision
Pour se venger, le dictateur
Dans les faubourgs de Stalingrad
Envoie mourir au champ d'honneur
Un million de ses camarades
Après la guerre, où il croit seul
Avoir vaincu la brune peste
Les Américains lui en veulent
D'asservir les pays de l'Est
Il devient si paranoïaque
Qu'il voit des comploteurs partout
Ses fidèles amis, il traque
Et vénère les savants fous
En cinquante-trois, il décide
De supprimer un opposant
Mais la Camarde, plus rapide
Le désagrège peu avant