Polymnie2
Maître Poète
La Vie
Mes pensées de 1975
Le début est très ancien, et je l’avais achevé en juin 2015
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Depuis des décennies
Je ne me suis lassée de répéter
Au cours de déjeuners ou discussions amicales :
« On se casse la figure en suivant ce mouvement qui
Nous enferme sans juste mesure dans un collier qui
Délace nos chaussures pour mieux couper l’herbe
Sous nos pieds dès nos racines :
« Nous vivons dangereusement dans un cercle vicieux Tendu ténu
Qui risque un jour ou l’autre,
Après s’être fêlé de se briser » !
« Vivant à notre convenue ou à notre corps défendant,
Ce qui était pensé, sauf l’Imprévu,
L’homme se croit plus fort que la nature
Omettant l’essentiel d’un temps,
Si bien distribué » !
Aujourd'hui, temps révolu!
LA VIE
Juin 2015
Un jour viendra fermer à tous les yeux
Sur une image humaine à devenir banale,
Même sur grand écran ne verront que l’envers
D’un décor inhumain à l’envolée finale !
Sommes gâtés, pourris sans visionner la vie !
Il faut mordre dedans pour satisfaire le temps
Tel un slogan pâlit à devenir emblème,
Alors qu’à pleines dents un quartier assouvit
Même pour un « Palais », meilleur serait pour l’Affamé !
L’image devant moi, ressuscite le passé, je deviens blême :
Où sont les joies sans rien ?
Où sont bonheurs sans rien ?
Où sont les peines ? Partout
Mais souvent pour des riens!
Où se trouve l’Amour
Avec des trois fois rien ?
Ce dernier devrait être le premier
A panser longue traine de tous restes
Car l’ensemble, mal pensé, régresse !
Couronné de désespérance autour
De la belle espérance fuyant devant nous,
Elle qui propulsait la volonté de tout vaincre !
Ce tout que nous offrions nous-mêmes
Heureux de vivre « malheureux »
Car ce malheureux ne transpirait pas
Nous n’étions qu’Âme dans l’Autre fondue
Sans rien d’autre pour décor que nous-mêmes
Nous vivions tous, l’effort, le travail
-La Vie était dans nos deux mains-
pain quotidien
AMOUR
Vinrent les attentats du 13 novembre 2015 en France
Hélas!
ce temps
précis
o
oo
Le
Monde
Est en
berne
Salue le
Tableau haut
en couleurs
Versant les larmes de Douleur
Sur ceux qui ont perdu leur vie!
Rien non jamais ne pourra décrire
Les âmes mortifiées de leurs chéris
Ni l’effondrement de combien de familles?
Tel un glas rassemble un long hallali
Caresse les yeux à jamais fermés
Sans ne rien comprendre !
sans explications
ni reproches !
Sur le silence emmuré
Que l’épée de l’Arc-en-Ciel fasse son effet !
Polymnie2, ce 24 Novembre 2018