Filiatus
Maître Poète
À quoi sert-il de vivre riche
D'un argent gagné salement
Se nourrir de crime et de triche
Et trépasser à quarante ans ?
Escobar naît en Colombie
Juste avant mil neuf cent cinquante
Dans un village où tout est gris
Sans chauffage et sans eau courante
Son père et sa mère, croyants
Lui donne le prénom de Paul
En référence à Saint-Vincent
[On dit Pablo en espagnol]
Le gamin grandit dans le vice
Car stupide est son entourage
Il est connu de la justice
Pour rixes et cambriolages
À dix-huit ans le gosse passe
À la vitesse supérieure
Il perpètre son premier casse
Et devient même kidnappeur
Il pratique la contrebande
Auprès d'Alvaro Priéto
Un redoutable chef de bande
Dont il partage les réseaux
À vingt ans il est millionnaire
Tout le pays connaît son nom
Il revend des hélicoptères
Et parfois même des avions
Mais c'est surtout la cocaïne
Qu'il exporte aux Américains
Depuis son ranch de Medellin
Qui lui fait centupler ses gains
Personne ne peut interrompre
Cette funeste activité
Car, si Escobar sait corrompre
Il sait aussi assassiner
À vingt-sept ans le malfaiteur
Se marie avec une gosse
Alors pour montrer leur rancœur
Les beaux-parents boudent les noces
Pablo Escobar n'en a cure
Il veut un toit et des enfants
S'il est un dur, son âme est pure
Aussi pur que son stupéfiant
Un jour, un policier l'arrête
Pour le conduire au tribunal
Mais on abandonne l'enquête
Car son corps gît dans le canal
À trente-deux ans, incroyable !
Il est élu au Parlement
Et le député redevable
Fait bâtir ponts et logements
Pour autant, il n'est pas honnête
Il devient même dangereux
Il fait flinguer les fortes têtes
Et de ses mains en tue un peu
Sa fortune considérable
Se compte en millions de dollars
Pour l'Amérique, il est le diable
Qui menace bourse et pouvoir
Tandis que des pays s'unissent
Pour faire tomber le dealer
D'autres pays, toujours, blanchissent
Pour enrichir leurs dictateurs
Barricadé, dans son repaire
Escobar est sur un nuage
L'Amérique alors rémunère
Mercenaires et tueurs à gages
Sans résultat, le F.B.I.
La D.E.A., la C.I.A
Accourent pour tuer la canaille
Qui s'envole pour Bogota
Un commando trouvant sa trace
Sans plus de poser de questions
Caché dans l'immeuble d'en face
Ouvre le feu sans sommation
Mais le parrain est un coriace
Il tente de fuir par les toits
Et se retrouve face à face
Avec un soldat, qui l'abat
D'un argent gagné salement
Se nourrir de crime et de triche
Et trépasser à quarante ans ?
Escobar naît en Colombie
Juste avant mil neuf cent cinquante
Dans un village où tout est gris
Sans chauffage et sans eau courante
Son père et sa mère, croyants
Lui donne le prénom de Paul
En référence à Saint-Vincent
[On dit Pablo en espagnol]
Le gamin grandit dans le vice
Car stupide est son entourage
Il est connu de la justice
Pour rixes et cambriolages
À dix-huit ans le gosse passe
À la vitesse supérieure
Il perpètre son premier casse
Et devient même kidnappeur
Il pratique la contrebande
Auprès d'Alvaro Priéto
Un redoutable chef de bande
Dont il partage les réseaux
À vingt ans il est millionnaire
Tout le pays connaît son nom
Il revend des hélicoptères
Et parfois même des avions
Mais c'est surtout la cocaïne
Qu'il exporte aux Américains
Depuis son ranch de Medellin
Qui lui fait centupler ses gains
Personne ne peut interrompre
Cette funeste activité
Car, si Escobar sait corrompre
Il sait aussi assassiner
À vingt-sept ans le malfaiteur
Se marie avec une gosse
Alors pour montrer leur rancœur
Les beaux-parents boudent les noces
Pablo Escobar n'en a cure
Il veut un toit et des enfants
S'il est un dur, son âme est pure
Aussi pur que son stupéfiant
Un jour, un policier l'arrête
Pour le conduire au tribunal
Mais on abandonne l'enquête
Car son corps gît dans le canal
À trente-deux ans, incroyable !
Il est élu au Parlement
Et le député redevable
Fait bâtir ponts et logements
Pour autant, il n'est pas honnête
Il devient même dangereux
Il fait flinguer les fortes têtes
Et de ses mains en tue un peu
Sa fortune considérable
Se compte en millions de dollars
Pour l'Amérique, il est le diable
Qui menace bourse et pouvoir
Tandis que des pays s'unissent
Pour faire tomber le dealer
D'autres pays, toujours, blanchissent
Pour enrichir leurs dictateurs
Barricadé, dans son repaire
Escobar est sur un nuage
L'Amérique alors rémunère
Mercenaires et tueurs à gages
Sans résultat, le F.B.I.
La D.E.A., la C.I.A
Accourent pour tuer la canaille
Qui s'envole pour Bogota
Un commando trouvant sa trace
Sans plus de poser de questions
Caché dans l'immeuble d'en face
Ouvre le feu sans sommation
Mais le parrain est un coriace
Il tente de fuir par les toits
Et se retrouve face à face
Avec un soldat, qui l'abat
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