tieram
Maître Poète

L’étoile en ma croix.
Lorsque je me retourne encor vers ce passé,
Tu n’as que trop grandi ma chair. Ô ! Belle fille,
Cette enfant que tu fus, sous mon regard plissé,
Il ramène à mon âme une lueur qui brille,
Ces moments de bonheur où je veillais ta vie,
Un de ces matins clairs me touchant puis fixé
Fort de mon souvenir comme un chemin tracé
Au fond c’est la saga, mon âme épanouie,
Tu fus dans la nuit noire une étoile un espoir,
Ce rayon scintillant maintenant mon envie,
Enfin vivre en ton cœur, comme éclat d’un miroir,
Que ne fut ma tendresse en cette heure assouvie ?
En ton grand cri perçant je hurle à ce désordre.
À tant me condamner puis de nouveau te perdre,
Cap de mon profond for est aux vents de ton choix.
Traînant tout ce fardeau de liberté tu croîs,
De mon être éperdu, je ne suis que misère,
L’oubli n’est qu’une chose et de l’amour ma croix.
Quand l’étoile en tes yeux brillera telle mère,
N’inspirant qu’envers moi, rien qu’un souffle à la mer ;
Te souviendras-tu «Lud» de mon malheur amer ?
Maria-Dolores

