Sabbath
Grand poète
Hier, j’étais tel le territoire d’un cratère d’un volcan endormi,
Où, tout à son apogée, le soleil dévorait le moindre coin et repli,
Planant au-dessus de lui tel un rapace préhistorien,
Irradiant de milles feux, du nord au sud et d’est en ouest, en ne laissant aucune ombre naître,
Prodiguant l’éclat extrême comme peut l’être une salle de spectacle saluant ses tragédiens,
Balayant de sa multitude de reflets dorés en éclairant au mieux mon paraître,
Enflammant à point la plus petite particule de mon être en un rythme nucléin,
La magnificence de l’absurde et irrésistible inconscience au paroxysme de son écrin,
J’étais une plante florissante, énergisante, courant à perdre haleine vers son destin,
Aujourd’hui, je suis à peine l’éclat d’une lampe de bureau,
Que dis-je, une lampe d’appoint remisée sur une étagère déco,
Que l’on oublie très souvent d’allumer car inutile dans ce monde de leds nouveaux,
Bientôt vendue pour trois francs six sous lors de la prochaine foire à tout du hameau,
Cherchant la bonne âme qui aura la vision d’une potentielle clarté,
Sans trop m’amputer de mes anciens atouts et en ne m’affublant pas de matériaux bon marché,
Dans un ultime espoir de ressembler un temps soit peu au reflet d’antan,
Tel un cygne exécutant sa dernière révérence sur un miroir d’eau éblouissant.
Où, tout à son apogée, le soleil dévorait le moindre coin et repli,
Planant au-dessus de lui tel un rapace préhistorien,
Irradiant de milles feux, du nord au sud et d’est en ouest, en ne laissant aucune ombre naître,
Prodiguant l’éclat extrême comme peut l’être une salle de spectacle saluant ses tragédiens,
Balayant de sa multitude de reflets dorés en éclairant au mieux mon paraître,
Enflammant à point la plus petite particule de mon être en un rythme nucléin,
La magnificence de l’absurde et irrésistible inconscience au paroxysme de son écrin,
J’étais une plante florissante, énergisante, courant à perdre haleine vers son destin,
Aujourd’hui, je suis à peine l’éclat d’une lampe de bureau,
Que dis-je, une lampe d’appoint remisée sur une étagère déco,
Que l’on oublie très souvent d’allumer car inutile dans ce monde de leds nouveaux,
Bientôt vendue pour trois francs six sous lors de la prochaine foire à tout du hameau,
Cherchant la bonne âme qui aura la vision d’une potentielle clarté,
Sans trop m’amputer de mes anciens atouts et en ne m’affublant pas de matériaux bon marché,
Dans un ultime espoir de ressembler un temps soit peu au reflet d’antan,
Tel un cygne exécutant sa dernière révérence sur un miroir d’eau éblouissant.
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