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Une tragique union

#1
En des coins reculés aux abords de forêts
S’invitent deux villas qui seront les sujets
D’une étrange amitié entre deux compagnons
Mais dont leur fondement couplé à leurs fonctions
Vont montrer que la vie est un souffle nocif
En détruisant leurs liens qui devenaient natifs.

Tout ceci commença par un coup de fusil
Qui nous met dans le ton que ce doux paradis
N’est qu’une carapace enfermant son essence
Sa malveillance impure où la moindre insouciance
Est puni sous le joug d’un abime mortel.

Suite à cet homicide un hibou maternel
Compris qu’il s’agissait d’une mère rouquine
Lorsque ce canidé pour sa perle orpheline
Avait eu l’intuition de le mettre à l’abri
Avant que les chasseurs la traquant sans répit
L’abattent violemment sans aucune disgrâce
Sous les yeux effarés de ce tendre rapace.

Suite à cette incartade elle observe l’enfant
D’un regard attristé et vers lui en volant
Elle se pose à ses pieds tout en lui promettant
Qu’elle dénichera un spécimen aimant
Qui aura les vertus d’accueillir en son âtre
Ce mignon renardeau au visage douceâtre.

Après un stratagème une veuve esseulée
Percevant l’animal au faciès déploré
Ira le recueillir pour que leur solitude
Deviennent le tremplin d’alléchantes préludes
D’une pieuse amitié entre ces deux espèces.

Au bercement fatal des jours qui disparaissent
Rox ira rencontrer poussé par son élan
Son semblable canin pour des instants plaisants
Avant qu’il ne saisisse au fur et à mesure
Que cette union créée est vouée à la rupture.

En effet Big Mama explique en lui montrant
Un macabre tableau afin d’être au courant
Que son Rouky sera au côté de son maître
Le chasseur assidu qui voudra se repaitre
D’un gibier orangé où sa peau prônera
Fièrement en trophée en un bel apparat
Cette ossuaire glaciale arquant un génocide.

Après avoir grandi sous des propos sordides
Sa maîtresse devait l’emmener loin d’ici
Au sein de ces futaies en ces ères noircies
Où les vents rugissaient en ces temps orageux
Assignant clairement que les pans lumineux
Louvoyaient vers leur fin pour ne plus revenir.

En ces sols défraichis où déchoient les sourires
Qui s’estompent au rythme effréné de la pluie
Les beaux jours reviendront néanmoins par le fruit
D’un labeur acharné où miroitent les fleurs
Qui permettent de tuer ces trombes de tumeur
Sous les chants printaniers d’un envol d’hirondelles.

Mais malgré ce soleil qui de par ses prunelles
Déverse un chaleureux rayonnement luisant
Transformant les bosquets en un vert firmament
Il sera affecté par la Diane animale
Qui souhaite le punir pour un crime vénal
Que ce sage goupil n’a même pas commis.

Mais malgré ces tourments s’annonce une accalmie
Après tant d’avanies qui cadencent les peines
Lorsqu’un ours imposant s’en prend à son mécène
Et que résolument il sauta sur la bête
Afin que son Rouky ne soit réduit en miette
Sous les griffes crochues du terrible ursidé.

Après ce duel impur s’en suit une tombée
Aux abords d’une chute en un défunt plongeon
Sous la balle d’Amos s’apprêtant pour de bon
A tuer son opposant mais Rouky audacieux
S’interpose entre eux deux puis lui fait ses adieux
En un sourire affable afin de démontrer
Que leur douce amitié ne peut que perdurer.

Oiseau Lyre.
 

Pièces jointes