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Une conscience biblique

#1
Jour 24 de mon histoire de calendrier de l'Avent avec pour thème : Cadeaux.

Doucement et sans bruit je descendis les marches
Pour pouvoir malgré moi surprendre dans le noir
Un homme déposant aux côtés de son arche
Un monceau de cadeaux aux couleurs illusoires
Où la lueur du nez d’un renne flegmatique
Faisait briller motifs et rubans détourant
La forme des objets dans ce flot fantastique.

Voyant que je le vis cet être bedonnant
En un empressement fortement alternant
Disparu dans les airs en un clignement d’œil
Ce qui me conduisit à un questionnement
N’était-il au final qu’un être de recueil
Cette icone écarlate octroyant à Noël
Son goût de féérie sous son banc de mystères ?

Car pourtant de ce conte insuffle l'étincelle
D'un alchimique corps pour que notre atmosphère
Offre un concept psychique afin que les enfants
Puissent s’émerveiller durant cette période
Par un être barbu qui débonnairement
Leur attribue des dons lors de ce temps d’exode.

Alors je suppliais pour que fictivement
Persiste son renom pour ne pas que décline
L’esprit de ce gala par cette confidence
Qui mettrait en péril la nature divine
De son statut céleste uni à la créance
D’avoir été conçu pour acclamer le rêve.

Mais c’était sans compter que suite à ce mirage
Un cosmique sillon enrubanné de sève
De mon symbole astral habillé du lainage
D’un tissu galactique à l’aspect du système
De notre chère étoile avait fait s’envoler
Ce monsieur et son char par un tour de bohème
D’ample virtuosité sous mes yeux stupéfiés.

Alors l’ambigüité laissa planer le doute
Ne sachant quoi penser de cette apparition
Mais cette raie stellaire apaisa ma déroute
En attirant ma vue pour tuer mes suspicions
Vers ces cubes nacrées porteurs de mysticismes
Et prise au dépourvu par ce songe irréel
Je n’ai pu me pencher en détails sur ces prismes.

Ils étaient emballés par un doigté du ciel
Un ange séraphique apprêté d’une toge
Aux teintes de Jésus d’un rouge séculaire
Afin de les parer d’un gratifiant éloge
En allusion direct à un moment ternaire
Que la Bible nous peint lorsqu’échoient les sorciers.

Les dessins sur papiers et l’alésage rare
Des rubans qui formaient de gracieux félidés
Pour des instants de paix aux logorrhée de l’art
De l’Eden éloquent qu’est la littérature
Et qui me tend sans cesse une osmose évasive
Pour un circuit sans fin dans des villégiatures
En me laissant happer sous ces mains inventives.

S’arborait à ceci deux autres animaux
Un dinosaure vert et des renards rouquins
Pour que ces entités aux versants libéraux
M’apportent la chaleur qui résulte en leur sein
De leur cœur attendri afin de me couvrir
De cet esprit festif qualifiant ce récit
Cette essence magique où ploie les souvenirs.

Nous nous sommes offert ces chapitres écrits
Sous la prose orchestrée de ma divine mère
Afin que nous puissions une aube par année
Obtenir un présent qu’évoquent ces sourires
Le plus chrétien apport qui puisse être attribué
Réunifier nos liens pour que perlent les rires.

Oiseau Lyre.
 

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