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Un havre dystopique

#1
Un homme se trouvait en proie à l’abandon
Dans une jungle immense sans force et isolé
Au creux de son berceau ignorant les dangers
Que recelaient ces eaux dépourvues du pardon
De cette vase dense où la loi du puissant
Dictent les conditions de cette vie sauvage.

Souriant et tout ému ignorant les saccages
Que cet hostile lieu au couvert aguichant
Par son inoffensif statut de nourrisson
Allait le transporter dans son cœur agressif
Où ses seuls battements sont les crocs et les griffes
De sournois animaux qui lui inculqueront
Que la souffrance émane en un cycle constant.

Une vigueur psychique est encline pour vivre
Dans ce sang rutilant où Satan nous enivre
De cette chlorophylle aux embruns florissants
Afin que s’atténue inconsciemment nos gardes
En amadouant nos sens pour pouvoir nous laisser
De nous-même entrevoir que ce coffre éveillé
Dissimule un trésor d’olivâtres échardes.

Ce petit ne le sait mais Ankala sera
Dans sa meute de loups son unique secours
En lui ayant permis d’acquérir de l’amour
Avant de décider qu’un félin noir devra
L’éloigner de ces sols qui lui témoigneront
Leurs esprits ténébreux fondé sur la méfiance.

En effet le mortel ne cède qu’à l’aisance
D’arborer le mépris pour nuire au compagnon
Qui a de son plein gré décidé de le prendre
Sous son aile prodigue afin de le guider
Au village des siens pour qu’il soit protégé.

Mais cet être entêté ne veut rien y comprendre
En évoluant couvert d’une brume aveuglante
Qui étourdie ses choix en ne voulant admettre
Les défis dédaigneux que cherche à lui soumettre
Ce cercueil arbitral de manière constante
Comme s’il désirait lui montrer que ce monde
Etait tout sauf un lit qui procréé l’utopie.

Le sage Bagheera de ce garçon impie
En fit une anxiété de prolifiques ondes
Lié au premier secours qui fut fort hypnotique
En devant l’épargner du venin d’un serpent
Avant d’être volé par un orang-outan
De par l’intermédiaire affreusement lytique
De singes l’emportant comme un vulgaire objet.

Un médiocre ursidé d’un aplomb impudique
Qui offre à ce héros un futur satanique
D’une extatique voie pour un heureux projet
Mais qui dans ce décor ne pourra évoluer
Qu’en un cocon putride en devenant la rime
Indubitablement d’une odieuse maxime
N’ayant même pas pu veiller sur son allié.

En effet c’est sous son comportement passif
Qu’il n’a pu accomplir ce geste discursif
Alors qu’il s’est juré d’aider cet impulsif
Ami qu’il entrevoie tel son fils adoptif
Dès leur confrontation d’un déroulé civile.

Alors notre panthère accourra prestement
Pour venir le sauver de ces singes pédants
Qui le manipulaient d’une manière vile
En lui offrant ses souhaits en échange du feu.

Suite à un pugilat pour le moins pathétique
Mowgli en comprenant le verdict platonique
De toujours désirer l’extraire de ces lieux
Malgré tous ce vécu fuguera avec hâte
Jusqu’à y découvrir la menace effrénée
Raison qui ont poussé les loups à le confier
Pour qu’ils soient prémuni de ce vert disparate.

Mais quand il apparait cet animal cupide
Est ridiculement révoqué à néant
Par un simple bâton enflammé sous le vent
Accordé aux éclairs d’un Jupiter avide
De déchaîner ses dons afin de soutenir
Le petit d’homme pour anéantir ce tigre.

Puis il autorisa que ses amis le migrent
Dans cet endroit non sans un flot de souvenir
De ce qu’il a vécu au côté du duo
Pour se voir emporter dans ces lieux inédits
Qui lui conféreront de nouveaux ressentis
Par Cupidon visant ce craintif Roméo.

Oiseau Lyre.
 

Pièces jointes