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Souvenirs laissés à Bruxelles

Dans 'Nature' Réponses: 3 | Affichages: 92

  1. Polymnie2

    Polymnie2 Maître Poète

    Une prose assez longue, pardon, mais c’est le Week-End
    Il fera fleurir la pluie dehors
    En attendant un sourire du soleil !


    Souvenirs laissés à Bruxelles
    Forêt et Bois Jolis je vous aime

    Dans tout site démesuré comme la mer, la montagne ou ici la forêt, le temps ne
    compte plus. L’Esprit nous rappelle belle solitude. L’inconnu en son immensité,
    et le silence qui s’entend qui se perd en remous sont indispensables à l’homme !
    La vertu dans l’univers est à genoux, nous n’avons qu’à nous baisser
    Pour l’embrasser! La comprendre !

    ***


    Je te sais plein de profondeur faite de splendeurs avant de goûter la Grandeur !
    Je ne cherche pas la biche et ses bois car ici, ne pleure pas d’effroi son faon,
    mais la Nature sauvage qui d’elle-même se défend ; bien enracinées au sol
    écorces et plantes portent ton emblème.

    Je ne peux résister à poser mon Âme dès que traverse l’oiseau faisant
    trembler le frêle roseau. S’agite son reflet sur sa nappe d’eau,
    alors que chante le rossignol prenant tout l’espace,
    heureux comme un pinson aussi gracieux qu’un papillon !

    Tu m’invites à passer ton seuil, à pénétrer les saveurs habitées, à oublier
    l’ailleurs ! Je déshabille tes décors et voyage mon esprit ! Prennent le large
    mes pensées vers les choses fragiles tout en parfum de sentiments comme
    fleurs et plantes ici laissent une traînée d’essence à chacun de mes pas.

    Je promène une violette des bois m’ayant pris par la main, elle quitte
    un fort beau bouquet qui, lui, se cache rampant sous l’églantier !
    Un fragile papillon citron s’offre le délice au cœur
    largement ouvert de la fleur rougissante d’aise!

    Sous un clair rayon veloutant sa vive couleur jaune, la fleur dent de lion
    lance un clin d’œil heureux à l’Aubépine ; l’un mange, l’autre griffe !
    L’étrangeté vit ici, car sous l’Infini tout se « délange » sans bruit,
    personne ne « relange » dans cet univers ou tout se multiplie !

    En cet air particulier, chahutent les couleurs ; flotte un miel de bois mêlé de
    fraîcheur. Dans ce sombre environnement tout pleure en poussière d’exister,
    fou de joies à distribuer, rien qu’un sentiment parfois !
    Comme tout est naturellement simple et tranquille
    dans ce havre d’Amour tout se dessine
    et chante le discours !

    Mon regard s’étend, s’élève, rencontre là-haut une bienheureuse tonnelle
    en ciel-de-lit fait de verdures. Suit l’émoi les bras tendus, fourmille
    les sensations sur feuillu bordé de coloris indomptables des saisons
    comme pour protéger la voute céleste qui n’a aucune raison
    juste, sinon celle d’allonger ses rayons de lumières
    en fuseau horaire !

    J’aspire chaque découverte en ce lieu pour ne rien perdre à cette heure
    où les rais se fondent sans autre âme humaine que la mienne,
    avec pour seul écho le bruissement de la feuille palpitant
    sur sa branche, sous un léger zéphire qui ne se lasse
    de l’embrasser sur son passage, laissant sous sa
    douce caresse un murmure de papier froissé.

    Lors je fouine à l’affût d’une image subite. Par surprise un écureuil saute
    d’un arbre à l’autre, anime la sieste d’un bouleau ! Il s’occupe à meurtrir
    un gland, entre ses doigts de prestidigitateur après avoir apprécié
    le cerneau d’une noix en fin casseur !

    « Peuplier frêne et tremble le charme » !
    s'étale en ruban de vie étreint l'âme qui vibre!
    Le chêne est en pleine force au pied duquel veille
    l’énorme souche de l’un de ses frère traînant au milieu
    de sciure éparpillée. Je m’approche près de l’éprouvée; machinalement
    j’avance mon doigt pour compter ses nombreuses années incrustées sur
    sa tranche lisse et lustrée ; soixante-huit ans ! Simultanément je déroule le
    temps ! Je vois surgir d’heureux évènements passés, souvenirs que
    j’étais entrain de mimer sans me rendre compte !
    La vie a beau tourner, manier et remanier,
    l’homme reste lui-même
    En faits et gestes !

    J’avais huit ans en ce temps,
    C’était au bois de la Cambre, rue de l’Ombre à Bruxelles.
    Nous nous y rendions une fois par semaine, une matinée lui étant consacrée.
    Une envolée de petites abeilles lâchée accompagnée d’institutrices, s’en allaient
    butiner au bois pour cueillir la robe tombée des arbres effeuillés. Munies chacune
    d’une boîte à gâteaux vide, la mienne était ronde en métal, aux dessins tout en
    relief rétro, peints multicolores. Nous ramassions des feuilles en préparation
    d’une « leçon de Choses » ensemble en classe. Evidemment je choisissais
    des couleurs variées d’espèces différentes, mais surtout, je fouillais du
    regard le paillasson sur lequel nous marchions, un véritable damassé
    de feuilles mortes crissant sous nos pieds ; J’étais tout simplement
    à la recherche d’un trésor qui n’était qu’un morceau de bois
    pouvant représenter par sa forme, un objet quelconque
    pourvu que je puisse imaginer quelque chose, un
    fin trésor!
    Qu’est devenue ma boîte ?
    Que sont devenues ces riches feuilles ?
    Elles sont bien inscrites dans ma mémoire pour les faire revivre plus belles
    encore, en pastel vieil or dans ce bois où mon père, le dimanche matin,
    allait cueillir des champignons !

    Et voilà, les années remontées en forêt que j’ai vécues au bois, tout en renfilant
    le présent hanté d’une odeur humide qui erre entre mousse, rosée, humus !
    Doux, légers frissons m’accompagnent jusqu’à l’orée et ses chemins avec
    pour tout bagage le présent d’un douloureux adieu devant les yeux :

    Je choisis le hautbois pour chanter ma lyre
    Car j’entends ton au revoir que pleure mon âme
    Avec tous les oiseaux qui chantent un hallali
    En ce jour qui honore tous ceux d’avant
    D’une pierre bénie entre mille.

    Un murmure étouffe ma pensée.
    C’est Toi le Vieux Saule Pleureur
    Que dans ma course j’avais oublié !
    Tu redresses ta branche fleurie pour égoutter ce chant de l’heure
    En multiples caresses, sèches ma tendre rosée
    Et sur mes joues mes deux mains enserrent l’Hostie
    Qui se fait sourire sur ta branche fine
    toute en dentelle se baisse
    Derrière en « cris en t’aime » pour signature
    Me désarmant sous ta ligature !

    Polymnie2, ce 19 août 2016


    P.S. Le bois de la Cambre a été créée en 1861, enclave dans la ville
    de la Forêt de Soignes par Edouard Keilig Aujourd’hui, ce bois représente un important « Poumon vert » pour les bruxellois leur offrant une détente privilégiée.

    Ces renseignements avaient été relevés sur Internet en 2016!

     
    Last edited: 19 Mai 2017
    Raymond3 aime ça.
  2. Raymond3

    Raymond3 Maître Poète

    Des souvenirs comme si c'était hier;)
    Bonne journée Poly, suis dans les Pyrénées ..
     
    Polymnie2 aime ça.
  3. Polymnie2

    Polymnie2 Maître Poète


    Je l'ai compris et j'espère que l'air, les changements
    te seront bénéfiques! Ici le temps souffle ses caprices
    vent, pluie, entre rais chauds mais qui ne s'installent!

    Merci pour apprécier ces souvenirs qui me rattrapent
    mais jamais oubliés!
    quand on est jeune, on suit les parents sans méditer
    sur tout ce et Ceux que l'on quitte!
    Comme tu le dis, toutes les sensations restent telles quelles!

    Bisous Poly
     
  4. Polymnie2

    Polymnie2 Maître Poète

    Merci Lyseron pour apprécier,
    Amitiés, Polymnie2
     

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