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Pépère le chat du poète. Suite

#1
Leïlanne était heureuse d'avoir pu sauver Un œil avec Chouânne. Toublanc et Elchatponne se reposaient de leurs exploits et les fées étaient fières d'eux. Un œil ne comprenait pas trop ce qui lui était arrivé et il demanda aux fées une explication.
- Qu'est-ce qui c'est passé madame la fée. J'étais considéré comme un dieu là-bas et j'ai laissé l'hélicoptère à Pépère qui va me punir.
- Non ne t'inquiète pas mon loulou. Pépère n'en saura rien. Ça serait un peu long à t'expliquer, mais celui que tu as pris était une réplique donc ce n'est pas grave s'il reste sur Charnïa. Elchatponne et Toublanc t'ont délivré, promet moi d'être un gentil chat mon loulou.
- Ho oui, je serai comme mon ex chef Elchatponne, je veux être honnête et devenir le copain à Pépère comme avant quand nous étions à trappes.
- Ça, c'est une bonne résolution tu as l'air mignon tout plein mon loulou. Connais-tu le film ma siamoise love ?
- Non pas du tout madame la jolie fée Leïlanne.
Leïlanne lui mit le film sur l'un de ses écrans et le minet fut captivé par l'histoire dès le début. La soucoupe progressait vers la terre à une allure normale. Il fallait économiser les batteries en attendant d'avoir un large ensoleillement et se mettre en stationnaire pour les recharger. Les indicateurs de bord ne montraient pas de vaisseau à proximité. L'opération qu'avaient faite Elchatponne et Toublanc sur l'armoire électrique avait été une réussite. Les Charnïens étaient toujours en train d'essayer de réparer les ordinateurs. Le fait d'avoir tout coupé en même temps avait endommagé le système. Les machines et l'ensemble des circuits associés n'étaient pas prévus pour être tous coupés en même temps. Il fallait du temps aux techniciens pour réparer. Pendant ce temps, Leïlanne, Chouânne, Elchatponne, Toublanc et Un œil étaient en sécurité. De plus comme les Charnïens ne pouvaient communiquer avec la terre cela donnait du temps à Pépère qui ne risquait pas d'être embêté pendant ce temps-là.
Sur la route de Sancoins, le poète, était excédé par l'attitude du brigadier. Tantôt, il lui disait qu'il ne roulait pas assez vite tantôt, il trouvait qu'il roulait trop vite. Le poète était enfin arrivé au stop avant l'entrée de la ville. Il marqua un temps d'arrêt et redémarra et oublia intermarcher. Le brigadier était furax et il s'écria en se décrochant le képi de la tête.
- Mon gaillard, ça ne va pas, stoppp. Ça, c'est une bonne résolution tu as l'air mignon tout plein mon loulou. Il faut aller chercher le vin pour la baronne du gobelet vide qui est dans un comas profond par manque d'anti-peur s'il lui arrive quelque chose ton compte sera bon mon gaillard et je te ferrai démonter ton capot blanc, non mais c'est une idée ça oublié l'essentiel, le vin, c'est incroyable et criminel comme comportement.
Le poète exécuta les ordres du gendarmes et celui-ci déscendit vers le magasin pour revenir avec un caddie rempli de bouteilles de villageoise. Le poète avait oublié que la roue de secours était posée dans le coffre et le gendarme était furax. Du coup, il se retrouva à laisser sa Xsara à la gendarmerie et le gendarme lui fit prendre la Dacia. L'homme rouge de honte repartit avec le véhicule de patrouille vers la brasserie du cul roux.
Entre temps à Mornay le Pépère s'était proposé d'emmener Coin-coin, Pêcheur et Fripouille en voiture. Sa voiture n'avait pas marché depuis un moment et il avait peur pour les batteries. Seul pêcheur et fripouille vinrent avec lui. Coin-coin avait envie de se reposer et il était plutôt pressé que Pépère reparte vers Paris au commissariat pour finir son repas et sa mission contre les nez rouges. Il ne put s'empêcher de crâner et partit comme un fou à travers le champ à Cookie qui le vit passer. La pauvre sortit au galop et le Pépère passa sous la clôture pour couper à travers le campement des Américains.
- Bandit hiii qu'est-ce que tu fais devant ma maison. Cacateux, pirate, flibustiers.
Le Pépère faisait fi de ses paroles et ne regardait pas où il allait. Il passa sur une toile de tente qui heureusement était vide. La voiture se déséquilibra et il roulait sur le côté deux roues en l'air. Si bien qu'il ne vît pas l'ornière qu'avait faite la jeep des Américains et le volant lui échappa des pattes et la voiture finit sa course sur le flanc et Pépère dans l'ornière de boue. Fripouille couchée sur la vitre et Pêcheur les deux pattes sur lui et son long cou sorti par le toit ouvrant. Son bec avait tapé sur la carrosserie et il était paniqué. Les hommes du Pentagone courraient vers la voiture à Pépère. Heureusement, la voiture ne pesait rien pour lui et il la remit sur les roues et partit comme un fou. Les pneus grattèrent le sol et de la boue fut projetée sur les hommes et sur le bec du pauvre héron qui était sorti au-dessus de la voiture. Le Pépère finit par arriver sur la route et roulait à quatre-vingts dix kilomètres à l'heure dans la rue du poète. Momo, qui était sur la table dans la maison du poète, le vit par les carreaux de la porte et s'écria.
- Diantre, l'animal est devenu fou. Assurément, il cherche à accidenter un passant. Petit enfant faut attention à cet énergumène qui ne me semble pas avoir toute sa raison.
Le Pépère était déjà au bout de la rue le temps que Momo lui disait ses quatre vérités dans le vide. Pêcheur était affolé et criaient autant que Fripouille.
- Fait attention, Pépère, tu roules à cent kilomètres à l'heure s'est limité à quarante dans le virage.
- Toc toc toc, mon bec est déformé et plein de terre toc toc toc attention, tu es un danger de la route toc toc toc.
Le Pépère stoppa l'auto arrivé le long de la nationale et partit dans un fourré. Il revint cinq minutes plus tard un morceau de bois à la main et se raclait le pelage. Il remonta dans l'auto et dit aux autres, fier de lui.
- Voilà, je suis parfaitement propre nous pouvons repartir. Ne vous inquiétez pas.
Et c'est comme ça qu'il arriva devant intermarcher au moment où le poète sortait avec la Dacia de gendarmerie.
- Mon soûlard qui va livrer sa poivrote, c'est hallucinant. S'écria-t-il devant ses amis.
- Toc toc toc, j'ai eu très peur toc toc toc, Fripouille à regarder mon bec toc toc toc. Heureusement, il n'a rien de grave.
- Pépère, c'est drôle, sur mon téléphone Google dit qu'il y a un bouchon où tu t'es arrêté sous prétexte que les pompiers cherchent l'origine d'une odeur suspecte. N'empêche, tu as fait vite pour te relever et courir relever la voiture.
- Toc toc toc, je ne pensais pas que tu puisses courir toc toc toc.
- Oui, tu as vu mon copain comme les chevaux de corbillard, j'ai couru comme un désoreillé, personne ne peut me battre à la course. Répondit-il à Fripouille.
- Toc toc toc, je ne vois pas le rapport, entre un corbillard et les chevaux.
- Et moi le rapport avec les oreilles.
- Laissez moi vous expliquer.
Voilà, avant le corbillard, les cercueils étaient tirés par des chevaux. On mettait des roues au cercueil. Le problème, c'est que le poids d'un corps est différent quand on meurt. Il faut savoir que dans certains cas après certains types de maladies quand on décède le corps peut se transformer en métal ou en pierre et c'est extrêmement lourd. Les chevaux peinaient énormément et le vent les ralentissait à cause de leurs oreilles. Pour supprimer la prise au vent, on leur coupait les oreilles. Malheureusement, ils devenaient mal entendant alors, ils devaient se concentrer sur ce qu'ils faisaient et ils étaient épuisés. D'où l'expression courir comme un désoreillé. Par la suite, on leur donnait moins à manger pour qu'ils soient plus légers du ventre et respirent mieux. C'était encore pire puis on leur a greffé les oreilles sur le derrière mais quand ils faisaient des pets ils étaient effrayés. Un jour Dieu mon père, vient me voir et me dit. Pépère, c'est un grave problème, les enterrements durent si longtemps que nos pèlerins meurent en route. Oui, il faut savoir que des fois le cimetière était très loin de l'église et le pauvre cheval mettait dès fois trois à six mois pour faire le trajet et les hommes mourraient derrière de faim. Le résultat un enterrement en faisant derrière quinze ou vingt les petits villages se dépeuplaient à grand pas. Donc dieu m'a dit, c'est une catastrophe les anges attendent et je ne peux pas les payer quand ils ne travaillent pas durant trois mois. Résultat, j'ai FO et la CGT sur le dos, j'ai déjà trente plaintes aux prud'hommes que pouvons nous faire. Alors j'ai inventé le corbillard motorisé avec moteur électrique pour des mesures écologiques. Voilà mes copains.


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