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Olciné

Linleyi

Nouveau poète
#1
Née du souffle du feu originel
Et des entrailles de la terre éternelle
Les forges d’Olciné
Crachent leurs sombres et âcres fumées

Que l’ont soit mort ou vivant
On abandonne sa nature en entrant
Que l’ont soit elfe ou nain
Ici bas seul le talent est souverain
Que se soit Dieu ou Satan que l’ont prie
Une seule caste un seul esprit
Que l’ont soit ange ou démon
Celui des forgerons
Hommes ou bêtes
Tous poursuivent la même quête
Possédant la force du loup ou la ruse du renard
Celle du chef d’œuvre de leur art

Entre les murs de pierre
Les soufflets ronronnent
Sous les voûtes centenaires
Les marteaux résonnent
Et dans les fourneaux de terre
Mugissent les flammes de l’enfer
En une chaotique symphonie
Qui dans les entrailles de la terre retentit

Dans la ténébreuse obscurité
Des forges d’Olciné
Où seule la nuit succède à la nuit
Où l’unique lumière est celle des feux à midi comme à minuit
Le peuple des forges exerce un métier
Qui de mentor en élève a toujours perpétué
De leurs mains creusées par le labeur
Cuirassées par la chaleur
Ils honorent la mémoire de leurs maîtres
Et à leurs apprentis enseignent leurs techniques si secrètes

Dans les cuves usées par le temps
Le minerai devient magma incandescent
Dans les moules de leurs pères
Il devient barre de fer
Sous le souffle du fourneau
Et la caresse du marteau
Il prend sa forme finale
Et devient œuvre de métal

Façonnant lame de meurtrier
Ou fourche de fermier
Pour eux il n’y a ni bien ni mal
Seule subsiste la passion du métal
Du bois centenaire
Et l’amour de la pierre

Transformant le pauvre fer en noble acier
Ils forgent épées et boucliers
Perçant les secrets du bois
Ils en font naître des arcs dignes de rois
Domptant la fureur de la pierre
Ils en font surgirent d’effrayants marteaux de guerre

On les dit magiciens du métal
Usant d’une magie ancestrale
Mais derrière ce voile d’illusion
Se cachent des seigneurs de la fusion
Mariant le bois et le fer
Unissant l’acier et la pierre
Dans une subtile alchimie
Que les ignorants nomment sorcellerie

Fille du feu et de la terre
Pays d’un peuple de chair
Pour l’éternité Olciné lance ses cheminées
A l’assaut d’un ciel azuré
Qu’elle emplie à jamais de son souffle éthéré