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Nouvelle

Polymnie2

Maître Poète
#1
Nouvelle
le texte dit :
"un car est rempli de passagers! des ouvriers à la mine bizarre, dans un silence peu ordinaire!

Les passagers descendent du car, vers le néant ; pas de maison, pas d’âme ;
ils vont vers un chemin, d’un pas nonchalant, l’air serein.
Décrivez la suite
_____________

Et moi dans ce car, je suis, poursuis l’histoire, la leur qui devient mienne.
Que de questions en suspend m’intriguent !
Où vont-ils ? Que vont-ils faire ces gens du voyage qui nous quittent subitement ?
Un nouveau sentier s’engage, plus touffu, plus étroit.
Nous nous arrêtons un instant, la dame et moi ;
je lui propose de porter ses bagages.
Elle esquisse et sourit timidement.


Le poids que je porte m’aide mieux à marcher à son rythme.
Le fait d’être soulagée de sa valise et de son sac, elle s’est mise à parler.
« Je suis contente que vous ayez accepté de me suivre, vous verrez, chez moi
c’est un endroit délicieux, ce hameau dessert se dressant sous les cieux. »
Je me demande encore pourquoi j’ai accepté son invitation,
mais cette proposition si gentiment offerte ne pouvait être refusée.
Que contiennent ses bagages qui font pencher le corps et qui offre un relief
au pesant mouvement de l’allant se mourant ?
Il commence à faire chaud!

Elle sort un mouchoir
s'essuie, le rempoche aussitôt!

Où suis-je ? Où vais-je ? Quel est mon sort ?
Ce destin est toujours là, et sans vergogne !
Perdue dans mes pensées, j’oubliais cette âme à côté de moi,
tant elle est présente par son surprenant comportement ;
tantôt ouverte comme un livre,
tantôt fermée comme si elle se reprenait après s’être donnée.
Elle est mystère boitillant.

Nous arrivons sur une passerelle et, « oh surprise » !
Un coin fleuri, un jardin, des tourterelles, des oiseaux par brassées.
Des étourneaux, des merles sont les" habitants" de cet endroit
que cette dame appelle « hameau ».
Un pigeonnier se dresse sur lequel s’appuie une immense tente
montée au milieu de cette tendre armée. « C’est ici que je vis, que je campe toute l’année. »
Là-bas le ruisseau, ici, le vis-à-vis, un mur de pierres bordé de soucis,
avec une fontaine que la pluie nourrit.
Mon regard parcourt le paysage.
« Cet hangar, là-bas, à quoi sert-il ? »

« C’est l’abri du car que nous avons pris, mon fils le conduit.
Tenez, je vous rends ce qu’il vous a pris, le prix du ticket.»
« C’est un car essoufflé qu’il a acheté pour sortir ses amis »
« Ses amis ? Votre fils est-il le chauffeur ? »

« Oui, ce sont les personnes qui sont descendues avant nous.
Mon fils les porte chaque semaine.
C’est un car privé que vous avez pris. »
« Où allaient-ils, sans bagages, l’air curieux ? »
« Je vais vous dire. Ils vont à la cueil let te des c h a m p i g n o n s,
que nous allons du reste vous offrir. Vous les aimez j’espère ? Ici, c’est notre rôti. »
Oui Madame, à l'ombre du soleil belle richesse!


Je la suis vers la tente, une énigme en moins, mais je reste oh combien songeuse !
Cette tente, couleur du temps, loin de la ville et ses supplices, n’a pas son pareil,
tant elle épouse les coloris du site environnant.
Elle est joliment rapiécée, multicolore à tous ses endroits.
A l’intérieur, sublime émotion. Rien ne manque, même pas la parole.
Elle parle car nous laisse sans voix. Tout y est pour recevoir.


Tout y est pour le partage ;
elle est l’attente de la compagne de voyage.
Elle est la voix qui ne s’entendait pas.
Elle est l’écho que je perçois en pénétrant
ce « home » sans âge.

Subjuguée, mon esprit fait volte face pour voir plus clair dans mes réflexions.
"Etaient-ils tous de connivence ? J’étais donc la seule à ne rien savoir "!


Madame, pourquoi avoir tant marché ?
Pourquoi sommes-nous descendues du car ?
« Pour user ma jambe de bois qui n’a pas suffisamment servi.
Elle est trop longue et me fait horriblement souffrir. »
Je ne savais pas si je devais rire ou pleurer.
« Donnez-moi mon sac s’il vous plaît . »

Au fait que contient-il pour peser tant ?
Ceci je ne peux me permettre de lui demander.

Saurais-je un jour ? Saurais-je jamais ?

Polymnie2, ce 23 Février 2021

Fait en 2002, à l'association des poètes
Je ne me souviens pas de l'avoir lue cette nouvelle!

 

nacy

Maître Poète
#2
Félicitations et merci pour le partage .
Je me suis laissée emporter par les mots et j'ai bien aimé ces moments mystères partagés.
Nacy