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L'ombre

OLIVIERW

Maître Poète
#1




L'ombre,



Un corps de fumée noire parcourt les ruelles

Sordides de la ville endormie, un molosse

Voit passer le spectre et cherche dans l'écuelle

Quelques rogatons volés, la bête est véloce.



L'ombre est en quête de son futur gibier

Dans les rues, son passage inodore et furtif

Ne laisse pas de trace, en bon limier

Et trouve l'homme qu'elle va rendre captif.



C'est dans la chaleur moite d'un bouge crasseux

Que la proie est assise, à boire un pot de vin

Et éructe, à ses côtés, un garçon osseux

Partage la boisson et le pain au levain.



Le bonhomme est lourd et gras, son ventre énorme

Tel un tonneau déborde, pose sur la table

Par ses bourrelets graisseux, il n'a plus de forme

Il ressemble à un gros verrat, dans une étable.



Le fantôme est en retrait, observe la scène

Il entend le rustre parler, les quelques chicots

Dans sa bouche édentée, lâchent propos obscènes

Billevesées, ressemblent à des asticots.



En un éclair, l'ombre se décide et pénètre

Dans le corps du poivrot, s'appropriant l'esprit

Du pauvre soiffard, elle en devient le maître

Le rustre qui n'a pas compris la duperie.



L'entité vaporeuse a de vilains desseins

Sous son aspect humain, le monstre est le malin

Le mal incarné, il faut sonner le tocsin

Car le Diable ne fait jamais de câlins !
 

Cortisone

Maître Poète
#2
A l'âge de 14 ans j'avais peur des ombres dans la maison suite à un décès dans mon entourage