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Résultat du concours les métiers disparus

#1
vieux métier.jpg

CONCOURS : les métiers disparus



Du 17 juillet au 27 juillet
Résultats 30 juillet

Thème :

Certains métiers ont disparu ou sont en voie de disparition
(lavandières, bonnetiers, corsetiers, allumeurs de réverbères, crieurs publiques…)
Faites les revivre, racontez le pourquoi de cette extinction.

Consignes :

En prose, évitez les répétitions, trouvez des synonymes et n’employez pas les auxiliaires être et avoir ( sauf pour la conjugaison de certains verbes).

Attention à l’orthographe, aux accords de temps, à la ponctuation

Envoi de vos poèmes participants ou hors concours sur mon MP


Je demande aux concurrents d’attendre les résultats pour poster sur leur page personnelle les poèmes présentés au concours

Ne pas mettre de poèmes dans la rubrique commentaire

Si vous souhaitez faire partie du jury me contacter sur mon MP


Chef de jury : Llumierelive

A chacun son métier !

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Médaille d'or Frederic Reboul 9.4
Médaille d'argent Polymnie2 9.38
Médaille de bronze Pat38 9.20

1 Un vieux métier, j'espère disparu ! LURON1er 7.54


Je pourrais ici vous citer certains noms célèbres, hauts fonctionnaires à ne pas pouvoir procréer pour ne pas créer de dynastie.
A tous les postes comme : Shu Diao responsable de guerre civile, Cai Lun inventeur du papier, Zhao Gao précepteur et ministre, Li Fuguo homme de confiance d’empereur, Zheng He explorateur, Liu Jin despote, Sima Qian historien, où Yu Chao en surveillant de l’armée.
Mais celui dont je vous parle surveille une autre armée! Qu’un pion sur l’échiquier, à la fois tour de garde, un peu fou, mais sans cheval, pour un seul roi, mais plusieurs reines.
Ne pouvait pas jouer à la pétanque, n’ayant pas les outils mais profitant du gîte et du couvert dans une cité interdite, vingt quatre heures sur vingt quatre à disposition du souverain. Sa voix au plus haut des aigus pour accompagner la danse des sept voiles.
Un castra simplement engagé souvent par un petit test ridicule, mais qui avait perdu ses testicules.
Pour son job, il avait du subir une pénectomie. Gardien du lit, gardien des femmes. Mais son sourire au pieu ne restait qu’un vœu pieux. Espérant qu’aujourd’hui, cet emploi soit définitivement disparu!
Il ne manquait de rien sauf d’un tout petit bout et d’une paire de boules.
Et pour le remercier, une simple caresse sur la nuque pour son métier d’eunuque.


Disparus les eunuques ? pas vraiment …de nos jours ? à la Mecque …Qui? des Ethiopiens
pourquoi? ils sont Chrétiens dans l'ensemble et l'Islam interdit la castration
mais en France ou en Espagne c'est fini cela date du Moyen âge
Votre prose est correcte à lire, la dynastie Ming ne date pas d'hier
Jin liu était bien l’eunuque de l'Empereur
"la pétanque" n'a pas sa place , sur un sujet de 1500 et des discordance de temps , avis personnel
De l'humour pour causer boules, en moins pour moi ! ces balles ferrées
Je suis restée sur ma faim en vous lisant, une recherche personnel eut été utile
L’absence d’être et avoir respecté sauf « n’ayant pas les outils » qui aurait pu être remplacé par « ne possédant pas les outils »
La liste « Shu Diao/Cai Lun etc est un peu fastidieuse, la comparaison avec les pièces d’un échiquier est bonne, fort amusant, un écrit qui ne met pas la « boules »…
Oui, espérons que ce " métier " un véritable calvaire pour ces esclaves, qui n'en restaient pas moins des " hommes " en leur tête, face au désir charnel ... ait disparu.
Belles recherches...
Consignes respectées. Une bonne conclusion teintée d'humour. Bravo !

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2 Tondeur de drap. LURON1er 8.33

Retirez moi ce poil qui dépasse !
Autrefois, pour un sommeil revigorant, il fallait des draps pour l’armée.
Tissés souvent à base de chanvre, les fumer n’offrait à l’époque aucune contre indication.
Mais fabriqué d’une trame grosse et épaisse, difficile de les mettre dans le paquetage.
Car cette étoffe aurait pu servir pour la confection de chapeau.
Il fallait donc feurter° cette filasse, soit la peigner en la frottant
Après les tisserands, ils devaient être passé au foulon du moulin à eau pour dégraisser le tissu.
Suivi d’un nettoyage à l’aide de chardons pour lainer le feutrage.
C’est là qu’intervenait le tondeur de drap pour qu’il coupe les poils dépassants.
Cette opération ressemblait à la tonte de la laine des moutons et utilisait des forces°, les mêmes ciseaux.
Vient ensuite le teinturier qui donnera la couleur et la touche finale.
Mais ce textile toujours restait toujours rêche.
Des opérations effectuées de nos jours en usine.
Pour de nos jours préférer le coton, le lin, le satin où la plus belle soie.

°feurter = peigner le chanvre
°forces = ciseaux du tondeur de drap



une très jolie Prose sur un métier disparu, un jeu de patience à l'époque par la main de l'homme que la mécanisation a remplacé
Un récit pédagogique, surprenant et une écriture fine, des phrases très bien construites
Un plaisir d'avoir découvert cette main -d'œuvre
Je ne connaissais pas ce métier, me voilà informée…respect des consignes sauf répétition de « jours »
« opérations effectuées de nos jours en usine pour de nos jours préférer » aurait pu être remplacé par « pour actuellement préférer »
Métier que je ne connaissais pas, texte très instructif.
Bon emploi de être et avoir...Consignes respectées.
Venait ensuite le teinturier qui donnait...( conservez l'imparfait)
Il serait préférable de dire : " Car la préférence du consommateur va au coton, etc..." ( afin d'éviter la répétition de toujours


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3 Boquillon, bûcheron, scions FREDERIC REBOUL 6.5

Longs sons d’oisillons se prononcent pour une belle journée,nouvelle matinée, en ce lendemain, sapins à perte de vue.
Dépourvu «des sens», je descends vers l’odeur des tartines, j’opine de la tête, vais boire mon café qui fait effet, cela me rappelle que je dois aller couper des arbres des forêts et oraisons, des orées qui me donnent raison.
De la cabane, je prends une direction, je suis le petit sentier.
Héritier, certes, rentier de cernes, mes yeux regardent les troncs, pénétrons dans un monde épineux et résineux.
Des nœuds m’apparaissent et naissent des âges, images de bûcheron qui coupe le cou de cimes.
Infime partie de moi dans les bois, cela me coupe le souffle. Levant rayonne, vent sonne, je scie et six cônes tombent...
Des bombes, ce soir, çà va crépiter dans le feu, hâte d’allumer et regarder l’âtre…



Le boquillon est le terme ancien de bûcheron
Ont ils disparu? je ne crois pas même si la mécanisation remplace la hache ou la scie qui existent encore de nos jours dans certaines régions boisées
dixit le Canada par exemple
La prose est courte à mon goût , vous auriez pu développer il y en a à dire sur ce métier sans trop tronquer!
Absence d’être et avoir respectée, lecture agréable mais un peu hachée…aurait pu être plus développé…ce métier toutefois n’est pas obsolète. Vous vous êtes mis en scène, c'est original...J'ai aimé.
Un métier qui disparaît et qui est remplacé par les machines hélas
On abat à tort et à travers, un moment écologique très appréciable.
Consignes respectées.


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4 Le mineur LUCIE MATHIS 8.08

Antoine, âgé de 16ans, fut recruté en 1914 par la compagnie minière du bassin cévenol. Il était jeune, fort, docile et facile à soumettre…

Il descendait quotidiennement au fond de la mine où il travaillait de 12 à 14 heures dans l’obscurité et la poussière saturant les galeries. Il extrayait, triait, évacuait le charbon par la seule force de ses bras, les effondrements, les accidents étaient fréquents.

A la nuit tombée, il rentrait épuisé et buvait de l’alcool avec ses compagnons d’infortunes pour oublier. Il pensait souvent à sa famille restait au village, cela lui donnait la force de continuer.

Antoine a passé sa vie à la mine, logé dans un baraquement insalubre et dans des conditions de vie déplorables. Dans un piètre état, il mourut en 1938 d’une pneumoconiose, il n’avait alors que 40 ans…

Symbole de la pauvreté, le travail de mineur a été popularisé grâce au célèbre Germinal d’Emile Zola. Due à la concurrence étrangère, la profession a bien heureusement disparu en France, mais pas forcément au niveau international…

Fille du Nord le mineur elle a connu
L'essentiel a été dit dans votre texte, de façon "classique "je dirai
Sa vie au fond de la mine toute sa vie durant et la maladie des poumons sans compter les coups de grisou, des hécatombes
Bien la citation d'Emile Zola, la prose pouvait être plus développée
Vie bouleversante et si réaliste ! Il était jeune, fort, docile et facile à soumettre aurait pu être remplacé par : jeune, fort, docile et facile à soumettre (suppression de il était, avoir et être étant proscrits dans les consignes)
Un métier qui fit des ravages chez les adultes et les enfants, avec cette terrible maladie du "Charbon "
Une présentation claire et nette de ce métier plus que pénible...bienheureusement disparu en France.
Merci pour eux de l'avoir cité...
Consignes respectées.



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5 Montre moi...avant PAT38 médaille de bronze 9.20

Disparu sournoisement , sans vraiment s'en rendre compte, le fait est qu'à part quelques originaux , comme ce photographe qui réparait des appareils à accordéon , les horlogers n'existent plus.....
Laissant place au monde moderne de marchands aux commerces de montres et parures en tous genres .
Et pour cause : les montres aujourd'hui sont parfaitement différentes de ces merveilles de précision, en même temps des bijoux et des objets de valeur .
Je me souviens :
Dans la chambre de grand-mère un carillon fixé au mur, donnait l'heure toutes les 15 minutes , comment dormir tranquillement avec ces sonneries . Grand-père possédait deux oignons en or , dont la chaîne bien visible fixée toujours à la même boutonnière de son gilet . Un héritage de son père et de son oncle , et leurs initiales y figuraient dans des entrelacs gothiques et compliqués . Les femmes elles, en possédaient des plus modestes qu'elles portaient soit au poignet , soit en sautoir .
Une fois par an nous portions nos bracelets chez l'horloger, qui les démontait, les nettoyait et les réglait .
En admiration devant ces petits chef-d'oeuvre d'harmonie et de concordance ….heureuse chaque fois de pourvoir entrer dans l'atelier , où tous ces petits engrenages étalés sur un chiffon prêts pour sécher et nettoyaient après un bain de pétrole . Quelques fois l'occasion d'assister au remontage qui s'effectuait la loupe coincée dans l'orbite, avec des pincettes et tournevis minuscules ….quelle dextérité et minutie .
Aujourd'hui quand l'horloger-bijoutier visse sa lentille à l’œil si notre pile bouton se trouve périmée , il conviendra au remplacement d'une nouvelle .Quand la montre ne marche plus il vous dit la plupart du temps que la réparation reste plus chère qu'une montre neuve, qu'il faudrait d’ailleurs l'envoyer quelque part à l'autre bout de la France et que cela durerait au minimum quelques semaines .
Je sais , il reste des amoureux du métier, après leur formation ils font le choix de ne pas s'adonner à l'électronique et essaient de trouver des pièces pour réparer ces petites merveilles anciennes , qui au-delà de la valeur sentimentale peuvent diligenter une réelle valeur marchande .

Très beau récit sur l'Horloger et sa dextérité à réparer les merveilles
Belle approche de ce qu'était ces bijoux portés par la famille qu'elle arborait fièrement
qui pouvait se payer un tel luxe ? les gens avec un certain standing
c 'est comme de nos jours les grandes marques sont inabordables et surement moins solides,
du tape à l'œil, reste ' l 'usage unique' et vous en faites allusion
j'ai aimé votre écriture de conteur ou conteuse le gousset, la montre en sautoir, etc
vous aves ravivé des souvenirs
Belle évocation d’un temps passé, ce noble métier a quasiment disparu…attention de ne pas utiliser être et avoir : le fait est qu’à part quelques aurait pu être remplacé par à part quelques…
Ainsi que « les montres aujourd’hui sont parfaitement » remplacer par « les montres aujourd’hui se révèlent »
Un titre qui "parle " bien. Un vrai régal à lire, une ambiance et un amour du métier partagé...Bravo !
Consignes respectées. (le fait est) et (nettoyés)



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6 Fred. (pour rire) LURON1er 7.45

Roko, si Fred dit :
Il me la faut grosse et unique cette cuisse de poulet. J'veux du bio d’élevage pour l’accommoder avec mes belles carottes et l’oignon rissolé.
Dans sa cuisine, il ne voulait personne, car dans son domaine, sûr, il en était le maître.
L’accent passé au chinois bien placé sur le sûre et sur le maître ne faisait ressortir que le meilleur.
Il pouvait en saisir d’autres incitations, mais elles ne figuraient pas au menu.
Il se sentait unique dans son domaine et de la poêle en tenait bien la queue.
Il mijotait sur son piano des symphonies aphrodisiaques.
- Feuilleté de sole sur canapé,
- Sots monts en forme de quenelle,
- Moules à la crème,
- Bol héros d’écrevisses,
- Paul hanta le chevreuil de sa sauce grand veneur.
- Pour décontracter ce petit trou normand
- Voie lactée des saints de glace suivit de pets de none glacés sur lit de noix.
- Etc…
Pour la maîtresse de maison, il portait bien son nom ce maître queue.
Seul, maintenant reconnu, dans les bons restaurants, ils ne font que faire monter la note.
Dans les familles, ce feu s’est aujourd’hui éteint et si je lis tes ratures, j’en comprends le sens caché.


Que de jeux de mots ! j'adore
par contre vous parlez du "maitre-queue" en cuisine ? il existe les grandes Toques ne sont -ils pas les meilleurs ouvriers de France ?
côté je rivalise dans mon Art culinaire ? j'ai bien compris votre façon d'écrire pour faire rire!
c'est réussi mais le métier n'est pas disparu et dans les foyers vous trouverez encore des sacrés maitresses ou maitres en bons petits plats.
« Il en était le maitre »…remplacer par « Il en demeurait le maitre »
Le etc est de trop…répétition de « maitre »…Le remplacer par il en était le chef ou le dirigeant
« Bien placé sur le sûre et sur le maitre » …remplacer par « sur lui-même »
Les « sur sûre sur » amusant pour la phonétique. Un écrit divertissant, par contre le métier de maitre queue reste toujours d’actualité dans les grands restaurants…
Une bonne partie de rire. En un sens ou un autre, pas tout à fait disparu...
Mais écrit d’une façon subtile qui mérite récompense. Bravo !
Consignes respectées quant aux auxiliaires.



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7 Falot au boulot FREDERIC REBOUL 8.9

La journée finie, son travail commençait, une nouvelle errance dans les rues de la ville.
De viles espérances et des nuances, les avenues devenaient ternes, il les éclairait.
Il allumait sa lanterne puis la balançait et sans baliverne, il ne voulait que retourner dans sa caverne, il sentait l'atmosphère.
Des éclairs, une flamme naissante, le feu des mots, à l’abri, il pensait à tout, surtout il voulait regarder les lueurs des fenêtres.
Quel être, des pleurs et des douleurs, des gouttes sans couleur et transparentes lui souriaient et il riait, en quête de vérités avant l’orage.
Des charges et de l’électricité dans l’air, la misère était en marge, il le signalait avec quelques vers.
Vers de nouveaux horizons, une telle déraison, que représentaient ses anciennes raisons.
Des maisons à surveiller, l’artiste de rue apparaissait et son cerbère terminera finalement sous les réverbères.
Les lampadaires, par la suite, remplaceront les lumières de sa place, son métier ne deviendra plus luminescence mais science.
Une évidence, en toute conscience, un progrès sans procès qui vaincra son vécu dans le temps avec tant de patience, il réfléchira, plus d'icône.
Des pylônes, prendront en silence le dessus sous nos crânes, tellement d' ondes.
Je sonde, j’espère que nos ampoules, têtes sans abat-jour s’illumineront…

Un récit à la fois dans sa description et ses effets "désirables" de l’ancien Allumeur de Réverbères bien fait
Comme vous le dites remplacé de nos jours et vous 'exprimez bien
Bravo pour cet homme de peine et ses gestes lumineux, sans lui, les rues des coupe-gorge…
« la misère était en marge »…remplacer par restait en marge.
Lecture fort agréable, bravo
Hélas ! la magie a disparu avec le progrès ainsi que la reconnaissance du travail bien fait.
Mais c'est toujours bien agréable de voir s'allumer les réverbères un à un dans les parcs le soir...
Consignes respectées


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8 Super marché, hyper, marchez FREDERIC REBOUL médaille d'or 9.40

Dès le petit matin, ils criaient et démarchaient, vue de métiers et commerçants malheureusement disparus et oubliés.
Au grand jour, ils apparaissaient et faisaient découvrir leurs personnalités, ils poursuivaient la mise en place sur la promise place.
Les gens marchaient, tout en pensant à leurs achats, erraient le long des allées.
Des personnes regardaient puis achetaient, d’autres fuyaient auprès de la hausse des prix qui raisonnait et déclassait, il fallait savoir et pouvoir se regarder et fondre devant une glace.
Premiers stands étalés, rangée A, ils rendaient déjà la monnaie.
D’un côté, l’Agréministe cousait des ornements sur des vêtements et rebrodait des robes.
De l’autre, l’Aumussier qui vendait ses bonnets et voulait protéger mon « toit » du froid.
Puis l’Aiguilletier qui « lassé » entretenait présage avec des cordages, tenait quelques aiguillettes, sept !
En face, l’Arquebusier manipulait la foudre en touchant la poudre et aiguisait finement des épées.
L’Allumetier tentait et voulait m’éclairer, sonne voix « vers » la bonne voie avec quelques allumettes désuètes.
Ensuite, l’Apothicaire, que de comptes précaires suite à des contes, préparateur de remèdes et vendeur de mensonges, aide mes songes, pharmacien, du bien-être, peut-être !
Enfin, l’Archetier, il jouait du violon le chef d’orchestre, ressentait maître grief, osons.
Un jour pour des jours arriva la grande distribution, offrandes et attributions.
Tout dans de grands rayons fous, libre service, équilibre de vices.
Terre ronde, Terre Mère sonde, du monde gronde.
Des mots à lire, démos à décrire et des lots à inscrire.
Ma liste relue, je n’oublie rien, rien de plus à ajouter, partir et sortir les billets.


Ironie du sort, avoir n’est pas être et l’être n’est pas un avoir…


Une belle Prose que voila! Votre descriptif d'un "marché ancien" ,les métiers que vous décrivez qui s'y trouvaient, sont richesse
quelle belle accaparation du thème proposé, intéressant les détails de leurs travaux respectifs que vous nous offrez
incomparable votre marché avec les nôtres même si les producteurs se font plus présents
quant aux Hyper? de la consommation par la tentation d'un nombre incalculable de produits vendus, merci les coups de caddy dans les jambes !! un régal des yeux que je viens de lire
C'est Vendu la pour la note!
Aucun « être et avoir »…bravo ! lecture fort agréable qui imagent les métiers oubliés et passés en désuétude et en final les supers marchés actuels…toutes les consignes sont respectées !
Bon titre. Un magnifique panel de corporations disparues. Joli travail ! J'y étais.
Quel dommage d'avoir remplacé par des machines, le savoir-faire des hommes qui perpétuaient nos traditions.
Bonne conclusion. Consignes respectées...



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9 Cela coule de source ! POLYMNIE2 médaille d'argent 9.38
L’art inné à tous métiers disparus


Alors que la cigale chantait, se taisait l’oiseau pour l’écouter,
Tel un « ramoneur » passant ranimant les « vieux » métiers ;
Tout en cheminée la liste non exhaustive en confession sur l’art qui suit chaque corps sur sa profession aimée.
La Porte des Oublis s’ouvre et palpitent les souvenirs !
Je furette loin dans ma mémoire refleurissant ce lointain passé-présent !

Une échoppe en corbeille d’outils lustrés, et l’éclat dans les mains du temps s’offraient jusqu’aux doigts de la grâce pour certains, et pour beaucoup, d’amour pour entrain !

Ô cher cordonnier, épanoui de passion jusqu’au grand sourire qui nous accueillait chez toi, emporté béni dans le jardin et jusqu’à la maison !
Qu’il pleuve, tonne ou vente, ton regard pétillait en un tout donné assis sur ton tabouret !
Tu faisais chaussures à chacun son pied, tu ressemelais, plaçais des fers et tu réparais tout du talon aux orteils sans durillons !

Il faisait sombre dans ton « écrin », mais le soleil de ton âme illuminait de bon matin,
faisant luire les lanières de peaux, et ruisselaient tous les métaux enjolivés de reflets ; sous la faible lampe la patine et le glaçage transpiraient.
Sur le cuivre, les marteaux, les pointes et clous, les alènes sans voix irradiés, et même ta machine reflétait un parfum amoureux tutoyant pure ivresse en coups d’aiguille, telle une libellule en quête de pas de sauterelles !
Heureuse caverne d’Ali-Baba abritait un roi de son talent victorieux!
Tous cuirs sans secrets pour toi, recevaient en gestes de « dompteur » les formes dociles miroir que tu souhaitais leur donner.

Je me souviens de ces sandalettes d’été, appelées Lanières, que tu faisais pour mes deux frères et moi-même, puisqu’une large bande de cette belle texture recouvrait le dessus du pied, ceinturée à la cheville.
Nous les portions gaiement, elles faisaient deux étés sous un ciel azur tranquille, sans ressemelage ! Et toi, tu souriais intérieurement, tes yeux pétillaient de nous voir si fiers et contents regardant nos « souliers »!

Tu abandonnes en douce ton sage musée, pour te reposer enfin, mais aussi également poussé par un certain courant d’air néfaste de modernité qui volait sur toutes têtes en aura pour chacun !
La chaussure d’hier n’existant plus, se trouve modifiée sa semelle de cuir avec de l’élastomère, ensuite le crêpe !
Les formes « faux luxe » différaient également ; le plastique imitait un semblant de matière première ! les escarpins s’assortissaient d’un protège talon transparent amovible !

Un vaste commerce d’artisans installés fuit dès l’arrivée des Monoprix, Bas prix. Grandes surfaces prenant toute la place dans les villes ; s’en suit que dans nos campagnes, traverse le temps, un temps soit peu, mais pour toujours ! la chaîne à jamais brisée. Les fidèles aux délices, du jour au lendemain la quittent, et toi, premier intermédiaire, tu mets la clé sous la porte qui ne tintera plus sur le pas de celui qui entre ou sort !

L’homme ne livre plus son côté inventif qu’offrait son Âme dans la réalisation de son « MOI » signé sous « seins privés » pour la confection de son cœur signé dans le travail de toutes peaux si proches de la nature.
Plus de siège rembourré artisanalement, plus de sabots d’une ère révolue, les outils s’ennuient !
L’art Maître d’œuvre, perles rares aux cents visages, reste sans paroles!
Harmonisait tout, à toute heure sans façons, ouvert à tout public sans leçons !

Je l’imagine, et je le revois fouillant les secrets enregistrés en mon âme,
cet Illustre contraint de fermer religieusement sa boutique comme s’il allait revenir !



Vous me réveillez des souvenirs aussi nets que précis
Quel beau Cordonnier vous nous racontez ,Vrai qu'en entrant dans son échoppe, l'odeur de cuir et de cire nous montait au nez, le joaillier des chaussures. Ils savaient rajeunir les , semelles ,talons, sacoches d'école
Votre récit est un copier-coller de celui que j'ai connu , vous y ajoutez des notes de Poète en de succulentes petites touches qui sentent le Sud
Bravo Poète ou Poétesse. Un écrit qui est plus que méritant
Consignes respectées dans cette belle tirade évoquant parfaitement ce métier, vous nous faites rejaillir des souvenirs..et une conclusion qui prête à méditer, bravo pour cette magnifique prose
La nostalgie d'un métier qui demandait un vrai savoir-faire...Bien développé.
Consignes respectées ( sous seings privés ? il me semble )





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10 Le cri de la chair ! POLYMNIE2 8.9
De bouche-à-oreille !

Qui ne connais pas le rémouleur ?
Cet amusant personnage qui se déplaçait au ras de vos habitations avec sa charrette à laquelle toujours fixée, la petite meule à eau ambulante qu’il faisait tourner avec ses pieds !
Il ameutait tout le quartier avec son cri :

« Rémouleur, rémouleur ! Repasse couteaux ! Repasse ciseaux ! »
Il faisait crisser en même temps le métal pour exciter le bruit en écho !

L’un de mes frères disait :
« Maman, celui qui aiguise tout, jusqu’au fil d’une lame de rasoir arrive »!
« Tu sais bien que ton père s’en charge » ! lui répondait-elle.
C’est vrai, ce rôle dangereux concernait papa qui nous précisait après affinement des lames :
« Les enfants, faîtes attention, allez-y doucement avec les couteaux !

Pour nous, comme en réclame, un cirque se déplaçait, marrant et drôle à la fois !
Un air de fête planait un instant, devant l’agitation générale autour de ce magicien qui apparaissait une fois par mois, et qui affûtait autrefois les poignards et les épées de gentilshommes avec les mêmes instruments, les mêmes moyens !

Si la vie humaine l’écoutait l’entendre crier, mais non, elle n’attend pas pour l’éloigner ; marchant plus vite que lui et de nous par la même occasion, elle persiste en offrant un vernis impénétrable au fil de la lame de toutes choses en tous domaines !
Tous les « petits » métiers, pas moins nobles pour autant, pauvres victimes de ce que nous appellerons « régression » car si nous passons le peigne fin, la « progression » étêtée par le pire fleuret limant sans cesse et encore au point de disparaître de la réalité !
Les « coupe viande » en inox faisaient leur apparition, s’usent moins vite, un fait reconnu, mais ne s’affûtent plus ! ô supplice ! « C’est la chair qui se montre dure, lui devient parfait »!
Le commerce et la consommation nous privent de leurs mots à dire sur le monde des artisans!

Si tu pouvais parler, toi Rémouleur, tu nous conterais ta Vie, avec un certain délice, honorant ta patronne Sainte Catherine !



Elle fut instruite dans tous les arts libéraux. Il faut préciser que de très nombreuses corporations se sont placées sous son patronage : celles qui utilisaient des mécaniques comportant des roues et celles de l'intellect. Sainte Catherine est la patronne des barbiers, charretiers, charrons, cordiers, couturières, drapiers, écoliers et étudiants, fileuses de laine, gardes d'enfants, généalogistes, modistes, meuniers, notaires, nourrices, orateurs, philosophes, plombiers, potiers, prêcheurs, rémouleurs, tailleurs, théologiens, tourneurs et des filles à marier. (Source Internet)

Prose 10

De la gaité dans votre texte comme ce Rémouleur aiguisant la curiosité de tout le village
J'ai apprécié le ton style conversation familiale,
oui , les papas aiguisaient les lames des rasoirs droits sur un manche recouvert de cuir je pense
ou les couteaux pour "faire la fête à une volaille'
Un écrit bien 'tranché" et des nota bene pour toutes et tous instructifs
Fort bien écrit, une lecture qui ne laisse pas indifférent, de belles images et une conclusion bien réaliste, bravo
Un texte bien vivant, et une mention très intéressante sur la " patronne " Sainte Catherine, de tous ces métiers de qualité
Consignes respectées

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11 In memoriam... JANU 8.50

Une baie envahie par des bâtiments de guerre : jour et nuit des signaux lumineux entre bateaux...
« ça veut dire quoi papa ? »
"Ils discutent en code morse..."
"Ils allument des lumières eux aussi ces gros animaux ?"
"Mais non, petit bêta...Il s'appelait Morse le monsieur qui a inventé çà!"
Cela avait commencé ainsi...
Quand il dut choisir une spécialité en école pré-militaire, il opta radiotélégraphiste. Cette fois pour le code morse entre stations radio ou même filaires. Utilisations civiles et militaires pour transmettre et recevoir toutes sortes de messages.
Les cours terminés au bout de quelques mois, trop jeune encore pour s'engager, il se décida pour un réseau radioélectrique rattaché à l'armée et fut envoyé au Sahara.
Des stations réunissaient par ce moyen des villes et des centres militaires sahariens démunis de lignes téléphoniques. Ces radios on les appelait par dérision les "ti ti ta ta" du fait des brèves et des longues utilisées. Un vrai langage : transmettre ces signaux à l'aide de manipulateurs restait assez facile mais les recevoir sur les ondes, déformés par des crachotements intempestifs, tout autre chose !
L’on comptait des stations importantes, puissantes et à fréquences stables mais la plupart des autres posaient problèmes il fallait suivre avec une main sur le bouton de recherche des émissions tandis que de l'autre on écrivait sur des feuillets brouillons, qu’il fallait recopier au propre une fois la liaison terminée.
Pas une sinécure par temps de chaleurs où les gouttes de sueur tombaient sur le papier, sans compter les mouches insistantes !
Périodes héroïques de la radiotélégraphie. Elle a évolué, d'abord
avec des émetteurs plus performants puis avec les transmetteurs
automatiques. Un jour est né le radio-télétype où il suffisait de savoir taper
sur un clavier. Et puis la radiophonie a remplacé le morse sur les avions
puis sur les bateaux. Des systèmes satellitaires couvrent dorénavant la planète entière. Mort d'une belle spécialité qui avait su rendre d’innombrables services...



Un texte d'un connaisseur en radiocommunication? ou ancien marin peut être?
vous nous prêtez Monsieur Morse techniquement parlant
Intéressant vos détails et une belle invention qui a servi bien des guerres
après les pigeons pour les messages codés
Une prose pas désagréable mais sans zest de Poésie , un écrit essentiellement technique
avec les consignes respectées
Consignes bien respectées, une description détaillée
Une évolution du morse bien développé. J'ai aimé le questionnement de l'enfant ...
Un métier bien utile dans tous les moments critiques de notre histoire, mais la rapidité de la communication actuelle est bien appréciable.
Consignes respectées.

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12 Descendant des colporteurs ? ZUC 9.04


Il gravit des cols enneigés ses galoches usagées, traversant des rivières, des torrents sans jamais regarder en arrière, franchit des vallées, des lieux avalés sur des kilomètres dévalés parcourant les plaines sous la chaleur et pleine de poussière.
Mille levés de soleil il vit, et autant de couché, dans des ciel sans pareils.
Après tous ces décors enfin il sort ses trésors, s'arrêtant dans les villes et villages, sur les places déballant son marchandage qu'il porte sur le dos comme un lourd fardeau.
Des montres suisses au revers du manteau, que les hommes accrocheront tantôt à leurs vestons, des casseroles et des rubans frivoles. Pour les femmes, des dentelles du Puis, puis des couteaux de Thiers et des livres de prières, des draps de Lyon, des jupons et des cotillons.
Et le soir venu dormira sur la paille après avoir fait bonne ripaille,
vous racontant des histoires de pays lointains, vous apportant des nouvelles de ceux d'en haut ou des gens d'en bas, transmettant des lettres et des messages dans ses cabas.
Au jour le jour marchand à l'aventure, il dut affronter le froid, la neige, la pluie le brouillard, les vents, et la soif, mais toujours humble respectant la nature.

Moi dans mon camion suis-je vraiment le digne descendant de ce colporteur ?
Je transporte sûrement plus de tonne en quelques heures que lui en une vie de labeur que cela n'étonne plus personne.
Tout va si vite aujourd'hui que les animaux sur mon pare brise je n'évite.
Il puait certainement des pieds, dans sa crasse, sale répendant une odeur animale.
Oui je suis propre mais mon véhicule pollue sans scrupule, des fuites d'huile, des rejets de gaz d 'échappement pestilentiels d'un moteur diesel, des traces sur le bitumes comme de nouvelles coutumes, notre monde bien irréel pour lui ressemblerai à l'enfer



Bel écrit sur "le marchand des montagnes"
une foire à tout qui permettait aux gens de là haut d' être servis comme ceux d'en bas..
"un routier sympa" de nos jours le livreur a une toute autre allure,
Vous citez vous même de votre camion et puis les routes qui ne sont plus comparables
l'autoroute n'est pas un sentier! la motorisation a remplacé charrettes et mulets
et la semaine voir plus, s'est transformée en heures
Autre style de ravitaillements, Bon écrit plaisant à lire et bien narré
Consignes respectées, un beau retour en arrière, fort bien imagé, en seconde partie le monde actuel en sa réalité
Un texte que j'ai eu grand plaisir à lire, merci. Consignes respectées.
J'ai suivi le périple de ce messager volontaire, apportant joie , utilité et connaissance par sa parole aux contrées si diverses...
Qu'importe crasse et sueur, elles étaient la contrepartie de son labeur...et comme vous concluez moins polluantes qu'un camion...
( attention à ; couchers, levers de soleil... des ciels... Dentelles du Puy ... plus de tonnes


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Hors Concours

Peaux de lapins IBOUJO

Un quartier hirsute en cette fin de guerre, nous attendions impatiemment le bruit de roues de la charrette du Marchand de peaux de lapins.
Son gagne-pain, il hélait: «Peaux de lapins! Peaux de lapins!
Son chien jappe donnant l'alerte à la maisonnée. La vielle carne dodine, efflanquée, sur les pavés glissant des geysers ferrés. Cahin -caha, le bât lourd de bestioles éviscérées, un spectacle de rue, même heure chaque semaine, même joie, des éclats dans les yeux, sa visite fait de nos mains une quête: Le bonbon du jour ! qui l'aura?

Pour avertir de sa présence, le vendeur agite une clochette cuivrée, ses doigts encrassés font fête aux voisins, chacun apportant les reliques du dernier dimanche, un lapin en festin,
que beaucoup de familles élevaient au fond des jardins dans de petits clapiers, faits maison.

Un os pour Médord, du son pour Vitavi°
Papa sort trois sous quatre francs de son porte – monnaies, achète des peaux blanches, douces comme l'hermine. "Mémé cousette" me confectionnera un manteau et un bonnet.

Beaux souvenirs que ce chaland aux peaux de lapins. Quatre saisons, vendre , acheter pour deux fois rien . Un bel échange humain.
Des photos en noir et blanc me diffusent la passé. Comme elles, le manteau a jauni,
mais mon cœur rosit en pensant à cet homme de courage et plein d'humilité.


Année 1946
Jojo 2ans

°Vitavi
le nom du cheval .... inventé


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Le raccommodeur de faïence et de porcelaine IBOUJO

A l'époque des grands-parents et parents, pas question de jeter une assiette, un bol ou quoique se soir d'ébréché.
D'autant que pour les mariages, les familles se regroupaient pour offrir aux nouveaux époux, le fameux service de table.
Les choix variaient selon leur bourse, faïence ou porcelaine, biscuit ou verre ordinaire.
Des artisans ambulants proposaient d’agrafer entr'eux les morceaux brisés.
Un savoir faire, des mains, une charrette.

Trop petite pour les croiser, je touchais des yeux et des menottes, en retournant une assiette des agrafes métalliques, limées de l'intérieur.

" La couture" officiait et le service de table restait complet.
Une soupière en Limoges chez mes parents, présentait ces sutures peu académiques.
Nul liquide s'épanchait et l'harmonie de l'objet, conservée.

Un métier mis à l’honneur, chanté par Berte Silva, après ses "Roses Blanches",
et dire combien fut reconnue cette spécialité tout au long d' un demi- siècle du Vingtième.

Un travail qui valorisait l'objet de valeur, ou celui dont le propriétaire attaché sentimentalement à un cadeau, une boite à bijoux du fiancé laissée sur le sol par la promise.
Le raccommodeur œuvrait.

Recoudre la porcelaine, pas sotte l'idée !
P
ouvez-vous imaginez, que de nos jours au moindre éclat de vaisselle, c'est la poubelle.

Qu'accordons-nous aux objets achetés ou offerts? Je vous pose la question.

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Le porteur d'eau IBOUJO

A la fin du dix huitième siècle, les porteurs d'eau venaient tous d' Auvergne, peut -être habitués à leurs sources naturelles mais l'expatriation sur Paris, leur donnait surtout de quoi nourrir leurs familles.
Ils formaient une communauté dont le domaine restait LA RUE,
Deux tombereaux reliés par un bout de bois sur les épaules avec au bout des seaux en fer blanc, un travail exclusivement masculin, vu le poids à porter en déambulant dans les rues de la Capitale, arrosant les mansardes comme les demeures bourgeoises et les Blanchisseries qui réclamaient l'eau chaude.
Vous pouvez constater leur nécessité, l'eau potable n'existait pas, encore moins le robinet.
L'eau était denrée rare, différent de nos jours, je le soulève en passant, facile de se laver, de faire la vaisselle, la lessive, nous en étions loin.
Seule l'eau de source était ingérable mais il fallait être à la montagne ou en campagne.
En ville, et à Paris, les rats, très nombreux, propageaient la peste et le Cholera.
Le porteur d'eau apportait la boisson pour les petits, les vieillards les malades recevant une petite dîme qui pouvait grossir, pour acheter une charrette et un tonneau et puis un cheval et des tonneaux, une sorte de hiérarchie selon la quantité d'eau portée.

Si ce métier a disparu de France, il existe encore dans le monde des porteurs d'eau dans des pays au climat tropical où l’eau est rare et non potable.
Je citerai le Maroc, vous savez le Monsieur en rouge avec son grand chapeau, ses clochettes,

vous tous qui avez vu Marrakech, l’avez rencontré!
l'Afrique en général, la Chine et l'Inde.
Des Pays de mousson où l'air humide et chaud donne le Paludisme! et avec la fièvre vous buvez,
et tant et tant d'autres vilaines choses que les dispensaires font appel à l'Eau et son porteur.

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L'ouvreuse IBOUJO

Ne pas oublier ma sacoche pour les pourboires, ni un livre si le film m'ennuie.
C'est l’heure, Marie venue d'un village retiré ,où les commérages sont allés bon train, réalise le rêve de sa Vie, monter à Paris.
Etre couturière comme sa mère, ou reprendre la menuiserie familiale : Que nenni! pas question d'écrire sa destinée avec son acte de naissance comme au Pays.
Entre les abîmes de liberté et l'excitation de la découverte, Marie ne perdait pas ses objectifs
La salle se remplit doucement, et d'après le poids de sa sacoche, la soirée est bonne.
Elle compte les spectateurs .

Il reste des places prés des escaliers pour les retardataires , sa lampe de poche les guidera dans le noir.
A l'entracte, elle propose dans son panier accroché à son cou "bonbons, chocolats ,caramels, esquimaux"...pas de Pop corn !

"Tiens voila mamie au tailleur rose,selle vient toujours voir des films d'action ,parce que "c'est la vraie vie," elle lui glisse un billet ,chose rare, Marie reçois des petites des pièces pour la remercier d'avoir placé.
Le film n'est pas mal, mais vu plusieurs fois.. Marie profite de l'atmosphère du cinéma.
Un fauteuil rouge est resté libre au fond de la salle, elle s'assoit quelques minutes ,on concentré d'émotions ,
Mais Dieu ! comme ce tissu gratte les cuisses! End s'inscrit sur l 'écran...dans un silence presque religieux.
"Jean Mineur publicité ' apparaît , et la lumiére éclaire la salle ,

Marie à la porte ,debout , salue d'un sourire amical les spectateurs qui discutent de la toile donnant leurs premières impressions.
Avant de sortir elle échange quelques mots avec la caissière, sous le regard des affiches qui décorent le couloir, la moquette rouge au sol est bien sale se dit-elle!
Demain c'est jour de repos, elle ira se promener au jardin des plantes ou dans un grand magasin, elle découvre tant de choses..

Complètement déshumanisés nos cinémas actuels sentent l'argent à plein nez !
trop de films ... et pas souvent bons.
je déteste être filtrée par des passerelles nous orientant vers X salles, avec des bars incitant à la dépense, et puis le cinéma devient un luxe, avez -vous pensez au prix de revient d'une séance pour une famille de 5 personnes ou plus ?
La télévision , internet séduisent eux aussi , font de " l'applaudimètre » mais sans contact , sans discussion , quel intérêt de regarder un film?



 
Dernière édition:

Raymond3

Maître Poète
#2
Hors concours

A toit, l'oiseau


Dans la noue épaisse le paysage fuit,
L'innocent gel prise le piaf dans son errance,
Le chant des mésanges anime la cadence
L'étourneau entraîne sa colonie pour la nuit.

Charpentiers ,compagnons habillent les liteaux,
A l'assaut du sommet qu'entoure le silence,
Troublé par les asseaux, parés en transhumance,
Et qu'un crépuscule vous renvoie en écho.

Lucarnes à chevalet de forme contiguë
Trouent la sombre toiture, oeuvrée à la besaiguë,
D'où s'échappent équipiers et couvreurs en chansons.

Tout là haut l'oiseau bleu quand on ne peut dormir
Accompagne la trêve en plans de finitions,
Parure de lauzes s'admirent tout sourire.


Une noue en toiture est la rencontre de deux pentes, les asseaux sont des marteaux de couvreurs.
 

zuc

Administrator
Membre du personnel
#5
Le savetier
Stéphane Mallarmé

Hors de la poix rien à faire,
Le lys naît blanc, comme odeur
Simplement je le préfère
À ce bon raccommodeur.

Il va de cuir à ma paire
Adjoindre plus que je n’eus
Jamais, cela désespère
Un besoin de talons nus.

Son marteau qui ne dévie
Fixe de clous gouailleurs
Sur la semelle l’envie
Toujours conduisant ailleurs.

Il recréerait des souliers,
Ô pieds, si vous le vouliez !
 

iboujo

Maître Poète
#12
Quand je dis qu'en France !! ça bosse plus assez

et bien chez Crea..ça cale sec!!

et je pense à la cale du bateau....
C'est le trou noir au bout de 7 textes?

pas possible rire!


au moins 10 proses les Amies ,Amis
non?

Bon Dimanche à toutes et tous
 

zuc

Administrator
Membre du personnel
#14
Les tisserands métiers qui a disparu des pays industrialisés et qui subsiste encore dans certains pays "pauvres"

par un poète allemand qui plait au chat noir

Henrich Heine

les tisserands silésiens

Dans leurs yeux sombres pas une larme.
Assis au métier ils serrent les dents.
Allemagne, nous tissons ton linceul,
Nous mêlons à la trame la triple malédiction
Nous tissons, nous tissons!
Maudite soit l' Idole que nous avons priée
Dans le froid de l'hiver, dans le froid et la faim.
Attente et espoir. Attente en vain. Espoir en vain.
Elle nous a trahis, trompés, bernés.
Nous tissons, nous tissons!
Maudit soit le Roi, le Roi des riches,
Que notre misère ne put émouvoir.
Dans notre poche il prit le dernier denier.
Puis nous fit fusiller comme des chiens.
Nous tissons, nous tissons!
Maudite soit la fausse patrie
Où ne poussent qu'opprobre et que honte.
Où chaque fleur se fane avant de s'ouvrir.
Où la pourriture nourrit les vers.
Nous tissons, nous tissons!
La navette vole. Le métier craque.
Nous tissons le jour. Nous tissons la nuit.
Allemagne nous tissons ton linceul.
Nous mêlons à la trame la triple malédiction.
Nous tissons, nous tissons!
 

Raymond3

Maître Poète
#18
Plus personne n'a le cœur à l'ouvrage?

les dés seraient-ils jetés?


bon wend Crea
J'voudrai bien mais mon métier était charpentier de marine et dans la spécialité il y a les maîtres calfat oubliés certes, mais dans les ports du Brésil et en Inde on trouve encore dès bouilleurs de poix ,les vieux gréments s'y retrouvent genre trois mâts barque , les navires écoles de chaque pays sont pratiquement tous en acier donc fini de couler les bordés aujourd'hui même les ponts sont directement traités au silicone bitumé... dommage